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Dimanche 25 mars 2007

LES TEMPERAMENTS HIPPOCRATIQUES

Hippocrate était un médecin grec (459-377 avant J.C.). Il est considéré comme le père de la médecine occidentale. Il a laissé des aphorismes célèbres comme : « que ton aliment soit ton premier médicament » ou « c’est la nature qui guérit » ainsi qu’une règle d’or : « en premier ne pas nuire ». Les naturopathes, entre autres, suivent toujours aujourd’hui ces principes de base. Nous devons également à cet homme le fameux serment d’Hippocrate, toujours en vigueur de nos jours – mais sous une forme bien différente- que les médecins doivent jurer de respecter.

Il a également établi une typologie quaternaire permettant de définir des aptitudes sur le plan organique, mais aussi dans les comportements psycho-émotionnels : ce sont les tempéraments. Elle s’avère encore bien utile pour les thérapeutes.

Les 4 tempéraments sont : le lymphatique, le sanguin, le bilieux et le nerveux. Très schématiquement, ils correspondent aux différentes étapes de la vie. Le lymphatique sera plus associé au bébé et au jeune enfant, le sanguin : à l’enfant plus autonome et à l’adolescent, le bilieux à l’adulte et le nerveux à la personne âgée. Bien sûr, il n’existe pas de tempéraments purs (ou peu). Toute personne possède une certaine dose de ces tempéraments. L’art du thérapeute consistera, lorsque c’est possible, à dégager une voire deux dominantes tempéramentales. Il existe évidemment des personnes chez qui aucun tempérament ne se dégage en particulier.

Les tempéraments sont également liés aux 4 éléments. Pour le lymphatique : ce sera l’eau, pour le sanguin : l’air, pour le bilieux : le feu et pour le nerveux : la terre.

Ils sont aussi en relation avec le climat. Ainsi, le lymphatique apparaîtra comme froid et humide, le sanguin : comme chaud et humide, le bilieux : comme chaud et sec, le nerveux comme froid et sec.

Une relation peut ensuite être mise en évidence avec les deux branches du système nerveux végétatif (c’est le système nerveux que nous ne contrôlons pas : l’orthosympathique est le système qui gère les réflexes de vigilance et de défense –entre autres- et le parasympathique celui qui gère la détente et la digestion). Un lymphatique sera plutôt en hyper parasympaticotonie (hyper « cool »), un sanguin en parasympaticotonie (« cool »), un bilieux en orthosympaticotonie (stressé), un nerveux en hyper orthosympaticotonie (hyper stressé).

Le thérapeute pourra identifier le tempérament ou les tempéraments dominants d’une personne de part l’ aspect physique mais aussi par le biais du comportement.

Au niveau physique :

-          le lymphatique est épais, massif, tout en largeur, ses tissus sont mous et flasques, la partie inférieure du visage est souvent plus large, son regard est vague, sa marche est lente et nonchalante, son écriture est grande et arrondie, sa poignée de main molle et fuyante,

-          le sanguin est plus tonique, plus ferme, la partie moyenne du visage prédomine, il a un regard bienveillant et enveloppant, une peau chaude et humide, une parole rapide et assurée, sa marche est rapide et dansante, il a le geste large, son écriture est rapide et arrondie mais désordonnée, sa poignée de main est plus que généreuse,

-          le bilieux a le visage très anguleux, la mâchoire carrée, son regard est perçant, ses paroles sont martelées et autoritaires, son écriture est droite et anguleuse, le geste est ferme et précis, sa poignée de main est ferme tout en étant sèche et dure,

-          le nerveux a un visage triangulaire avec une prédominance de la partie haute, son regard est introverti, l’écriture est pointue et penchée, il marche rapidement et à petits pas, ses gestes et ses paroles sont saccadés.

Au niveau comportemental :

l’analyse est plus délicate et relève surtout de l’anamnèse (consultation). Il existe cependant certaines clés.

Le lymphatique est très adaptable et finit toujours ce qu’il entreprend, mais lentement (c’est le seul tempérament qui accomplit totalement ce qu’il dit). Le sanguin a un grand besoin de la relation à l’autre. Le bilieux a l’esprit créateur et a une âme de chef.  Le nerveux est dans l’isolement et se protège des autres. Le praticien utilisera bien d’autres clés qu’il serait trop long de décrire ici.

Cerner un tempérament peut être très utile pour connaître les pathologies auxquelles le sujet est prédisposé. Les problèmes du lymphatique toucheront plutôt les écoulements, l’hypothyroïdie, les oedèmes, les gonflements, la circulation de retour et le système lymphatique (ganglions,…). Le sanguin sera surtout affecté en terme d’allergie, au niveau des systèmes cardio-vasculaires et respiratoires.  Les faiblesses potentielles du bilieux résideront au niveau du foie et de la vésicule biliaire, du système ostéo-articulaire, de l’appareil locomoteur et du rein. Quant au nerveux, il souffrira en priorité de pathologies liées au système nerveux, au sommeil (endormissement) et de problèmes dermatologiques comme l’eczéma ou le psoriasis.

Christian Bauer.

Ingénieur, naturopathe, thérapeute

cbauer1@free.fr

http://la-marjolaine.skyblog.com

Par Christian Bauer - Publié dans : Santé
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Vendredi 23 mars 2007

CONTRADICTIONS

 Il est fort probable que suite à ces quelques lignes, certains me diront : « d’accord pour tes grandioses idées philosophiques, mais, en attendant : comment faisons-nous ? ».Alain Scohy m’a répliqué cela un jour où je lui envoyais une pétition contre le nucléaire. Quelque chose comme : « si tu ne veux plus du nucléaire, tu n’as qu’à t’éclairer à la bougie ». Et moi de « contre-attaquer » en disant que je n’avais pas le choix et que j’étais quand même bien content d’avoir mon ordinateur nucléaire pour continuer à diffuser les pétitions sur ce sujet. Mais, jusqu’où pouvons-nous aller dans la contradiction ?  Quel que soit le domaine que nous abordons, nous nous rendrons compte que nos contradictions nous ramènent toujours à des considérations ontologiques. En effet, respecter un « être », quel qu’il soit (minéral, animal, végétal), est un minimum pour que nous puissions nous respecter nous-mêmes.Si cette philosophie s’efface (l’existence d’un respect de l’être), et que l’exploitation d’un autre être pour son propre « profit » prend le dessus, eh bien, nous scions tout simplement la branche sur laquelle nous sommes assis… Comme par exemple :

-         pêcher des poissons à outrance sans autre considération que nos estomacs et surtout le profit appauvrit grandement l’océan et ses écosystèmes, donc, au final, la santé de l’humain, -         ou encore : est-il vraiment sensé de transformer « l’être » planète en gruyère sous prétexte d’extraire des matériaux précieux finissant en pendentif sur nos corps et qui n’ont en fait qu’une valeur subjective ?

Des petits pas en avant se font, très lentement :

 

 

-         en 1992, les suisses ont adopté par référendum un 24ème article de leur constitution consacrant la validité juridique de la notion de « dignité de créature » qui compléte celle de « dignité humaine »,

-         de très nombreux groupes musicaux crient - depuis la fin des années 60 - le danger de l’égoïsme humain par rapport à la survie de la planète. Les anglais ont souvent été précurseurs en la matière en alliant des musiques classiques à des sons plus « modernes ». Prenons quelques exemples dans des domaines soi-disant « alternatifs » :

1 - Le commerce équitable

2 - Les énergies

3 - La santé

 

 1 - Le commerce équitable :

Le label Max Havelaar est le plus connu dans ce domaine. Son cheval de bataille est de vendre quelques produits limités (essentiellement café) à très grande échelle et surtout en grande surface. Ce label oublie que la vocation des grandes surfaces n’est pas de faire du caritatif et qu’elles se servent plutôt de ces produits pour se donner bonne conscience. La finalité du consommateur reste aussi de se donner bonne conscience. En effet, qui donne des informations détaillées sur la démarche et le but du commerce équitable dans les supermarchés ? De plus, le label oublie que le commerce doit être équitable pour tous, même au sein des pays soi-disant développés. Favoriser les grandes surfaces ne me semble pas louable. D’autant que ce label met par ailleurs des contraintes énormes d’achat sur les petits commerçants, alors qu’eux, de manière générale, font une promotion du commerce équitable par conviction. Ils prennent le temps d’expliquer les tenants et les aboutissants aux gens, distribuent des brochures d’informations… De plus, beaucoup de témoignages attestent que le suivi du label laisse à désirer et que, sur le terrain, ce sont plutôt quelques opportunistes locaux qui profitent de la manne alors que les personnes nécessitant vraiment un soutien restent exploitées par les locaux un peu plus aisés. C’est pour ces raisons que le réseau Minga s’est désolidarisé de la plate-forme du commerce équitable dont Max Havelaar est actionnaire. Artisans du Monde se dit d’accord avec le réseau Minga, mais reste pour l’instant au sein de la plate-forme du commerce équitable, subvention de la communauté européenne oblige ? En général, l’efficacité des réseaux laisse aussi beaucoup à désirer. Je vais donner ici des exemples vécus personnellement pour essayer d’être plus concret. Il y a quelques années, lorsque j’ai décidé de reprendre une petite boutique de produits naturels et aussi de devenir thérapeute, je me suis beaucoup renseigné sur le commerce équitable. En effet, mon passé me faisait tendre vers ce type de démarche. J’ai enseigné et mené des projets de recherche appliquée au Nicaragua (pays le plus pauvre d’Amérique après Haïti) pendant environ 3 ans en vivant immergé au sein des populations locales. Je connaissais donc bien les problématiques. Eh bien ! Ce n’est pas facile de devenir distributeur ! Artisans du Monde demande une affiliation à son label et une présence d’au moins 50% de leur produits dans la boutique. Il faut savoir que les produits sont revendus à bénéfice zéro, ce n’est donc pas viable. C’est d’ailleurs pour cette raison que toutes les boutiques d’Artisans du Monde sont tenues par des bénévoles. Je me suis tourné vers la plate-forme du commerce équitable qui paraissait l’organisation la plus structurée et regroupant un grand nombre d’autres organisations (Max Havelaar, Artisans du Monde, Alter Eco,…). Je n’ai jamais reçu de réponse. Un an plus tard, au hasard d’un salon bio sur Paris, j’ai participé à une réunion sur le commerce équitable organisée par une petite association (Créamonde) qui a fermé depuis, faute de subvention pour le local de la part de sa commune. J’ai expliqué ma problématique devant les 30 vaillants parisiens assistant à cette réunion. Le responsable de « Garrigues » (projets alternatifs) (des gens qui essayent de trouver des financements pour les projets alternatifs) m’a dit que la personne qui s’occupait de la plate-forme était toute seule à gérer ça. Dans un premier temps, je me suis donc contenté d’afficher des infos sur le commerce équitable dans la boutique et de les distribuer au peu de personnes intéressées.J’ai appris alors que, dans une toute petite ruelle de mon quartier, se trouvait une boutique d’Artisans du Monde ouverte 2 à 3 jours par semaine. Avec un ami qui faisait déjà du bénévolat pour cette boutique, nous avons discuté avec la présidente pour que je puisse les aider en faisant un dépôt vente pendant leurs longues périodes de fermeture. Au bout de plusieurs mois, je les ai un peu violés en allant moi-même à leur boutique (en fermant la mienne) pour chercher des produits. Ils ont pourtant des horaires d’ouverture bien moins larges que moi. J’ai appris à cette occasion qu’il s’agissait d’une structure extrêmement lourde et que pour que quelqu’un soit dépositaire, il fallait que tous les membres soient d’accord. Pour l’instant, j’ai toujours des produits en dépôt (à bénéfice zéro) et je ne sais toujours pas si j’ai le droit d’être dépositaire. Ce roman dure depuis 4 ans et me permet de distribuer 3 produits ! J’ai reçu récemment une pub de la fameuse plate-forme du commerce équitable. Ils ont apparemment embauché une commerciale. Mais ils proposent des conditions de franco de port prohibitives pour les petites boutiques. En expliquant mes démarches et ma problématique, je me suis fait vertement envoyé sur les roses. J’ai donc laissé tomber la plate-forme. Je me contente de distiller au compte-goutte les quelques produits de la boutique d’Artisans du Monde du quartier. Ces responsables sont 2 retraités qui n’ont jamais été vraiment en contact de près avec les problématiques des pays du Sud. De toute façon, tout cela ne reste au final que du commerce des pauvres vers les riches et non pas une action visant à une réelle prise d’autonomie des pays pauvres. Il faut quand même aussi savoir (et là je parle vraiment en connaissance de cause), que le vrai rapport d’inégalité ne se situe pas uniquement à ce niveau (pays riches - pays pauvres). Bien sûr, il existe un historique d’exploitation (assez récent d’ailleurs : quelques siècles) du Nord vers le Sud. Mais, dans tous les pays, il y a toujours eu une poignée de personnes cherchant à « s’enrichir » sur le dos des autres plus naïfs ou, surtout, plus gentils. Chez les « pauvres » aussi. En abreuvant ces pays depuis des années (comme les pays dit riches en sont également abreuvés) par des illusions de soi-disant bien-être, nous leur avons transmis notre état d’esprit… Et peut-être en pire lorsqu’ils sentent que certains leur ouvrent une opportunité « économique ». Grâce à nos bons sentiments quotidiens, les pays du Sud ne rêvent que de Nike, de consoles Nintendo et autres. Il n’y a souvent pas de réfrigérateur dans les foyers, mais, généralement, le téléviseur est présent ! J’ai toujours en mémoire  - au Nicaragua, dans les années 80 - le camion de la Pepsi suivant de près le camion de la Coca même dans les villages les plus reculés, sur des pistes défoncées, aux fins fonds de la forêt tropicale.

2-Les énergies :

 

 Dans ce domaine également, il existe beaucoup de contradictions.

Commençons par l’énergie nucléaire.

- La revue La Vie (qui se veut pour un monde en paix) consacre la dernière page de son numéro 3127 (4 Août 2005) à une publicité pour l’énergie nucléaire d’EDF. C’est sûr, il faut bien avoir de l’argent pour publier la revue… mais quand même... qui pense aux générations futures ?

- Dans le même ordre d’idée, le président du conseil de surveillance de la NEF, la banque des alternatifs, est un ancien membre du CEA (commissariat à l’énergie atomique). Cela ne pourrait avoir que peu d’importance, car les nouveaux convertis sont souvent les plus fervents acteurs de leur nouvelle cause. Mais le président aurait déclaré que la catastrophe de Tchernobyl n’avait eu aucune conséquence (voir Silence n°328 page 41). Il a aussi forcément été promu avec l’assentiment et la caution des autres dirigeants de la NEF.

- Et puis, il y a notre « héros national » récemment promu officier de la légion d’honneur, Nicolas Hulot : ce dernier, sponsorisé par EDF (encore le nucléaire !), Loréal (vous savez le pilote Michael Schumacher) et Bouygues-TF1, diffuse un magazine de sa fondation pour la planète à 3 millions d’exemplaire dans les supermarchés. Selon lui, il faut juste arrêter de gaspiller, mais pas du tout remettre en cause nos modes de consommations destructeurs… Même si personne n’est parfait.

N’empêche que dans ses congrès pour la protection de la planète (le dernier date de Novembre 2005), Hulot invite en même temps Antoine Riboud (le PDG de Danone qui doit flairer une opportunité) et le pauvre Pierre Rabhi (d’ailleurs invité le même week-end à un congrès de Christian Cotten en cette très « fructueuse » fin d’année 2005).

- Remarquez que tout va bien : le prix Nobel de la paix, pour le 60ème anniversaire du lâcher des premières bombes atomiques, a été remis à l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) qui est juge et partie en ce qui concerne le nucléaire. Jamais un pris Nobel n’avait été autant controversé !

Voyons un peu ce qui se passe du côté des énergies écologiques ou moins polluantes en terme de contradictions. La revue Silence, dans son numéro de décembre 2005, nous montre avec fierté de gigantesques éoliennes de 5 Mégawatts dont une seule des pales tient sur un camion de 30 tonnes. Les éoliennes les plus courantes font 1,5 Mégawatts. Ces nouvelles éoliennes de 5 Mégawatts vont culminer à 186 mètres de haut avec un piler de 123 mètres et des pales de 80 mètres. Tout le système va être installée en pleine Mer du Nord. Le groupe néerlandais Polymarin qui produit ces nouvelles éoliennes a le projet de fabriquer des éoliennes de 10 Mégawatts…On n’arrête pas le progrès… du business ? Mais imaginez une tour Eiffel inversée et, de surcroît, avec une structure pleine, résister aux tempêtes de la Mer du Nord. C’est un travail colossal d’ancrage au sol, et ceci sous plusieurs mètres de fonds. J’ose à peine imaginer le coût de telles installations et de la maintenance… D’autant plus qu’il existe des solutions plus raisonnables en ce qui concerne les éoliennes. Mais, paradoxalement, ce n’est pas dans la revue Silence (qui est pourtant l’une des revues les plus connues en écologie alternative) que l’on peut trouver des informations sur les autres types d’éoliennes : c’est dans un tout petit journal généraliste de 8 pages qui paraît tous les 2 mois et qui s’appelle Morphéus. Dans le numéro 13 de Morphéus en page 13, nous pouvons découvrir le système Winside. Les turbines de ces éoliennes sont à axe vertical et leur technologie comporte de très nombreux avantages par rapport aux éoliennes classiques :

- la maintenance est beaucoup plus facile et moins onéreuse (elles sont moins endommagées car elles ont moins de prise au vent, par exemple),

- elles sont moins bruyantes,

- le danger mortel pour les oiseaux est très limité du fait de leur faible envergure,

- elles fonctionnent dans des conditions climatiques bien plus extrêmes,

- elles produisent jusqu’à 50% d’énergie en plus,

- elles sont relativement esthétiques et peuvent s’installer partout facilement (sur une maison par exemple).

C’est un système utilisé par l’armée depuis des décennies, en arctique et en antarctique… il est enfin accessible aux particuliers.

Le distributeur en France est : CAP-ter, 01 47 90 11 39, www.cap-enr.com.

Mais, il existe de nombreuses autres alternatives, soit hybrides visant à une réduction de consommation d’essence, soit complètement différentes.

La revue Horizons Virtuels de Michel Dogna a exposé de nombreux systèmes entre 2003 et 2005. Mais qui les utilise ? Pourquoi ces systèmes ne sont-ils pas plus divulgués ? Pourquoi les revues ou journaux qui travaillent dans ce sens ne sont-ils pas plus solidaires et ne se passent-ils pas ces informations importantes pour le bien de tous ? Pour seulement rester enfermés dans leur petite chapelle ?

Je vais citer ici quelques uns de ces systèmes.

- L’Ecomag : c’est un système incluant des aimants au cobalt. Les économies de carburant sont assez faibles et plus longues à venir sur les vieux véhicules ou vieilles installations. www.ecomag@wanadoo.fr. Peu convaincant.

- Le système Pantone : c’est un moteur utilisant toujours de l’essence… mais aussi de très nombreux autres carburants. Il est moins bruyant, la durée de vie est multipliée par 10, il consomme 3 fois moins d’essence, est non polluant et il est facilement adaptable sur la plupart des véhicules actuels. Certains agriculteurs bricoleurs l’utilisent. Voir Horizons Virtuels 1, 11 et 22 et le site www.quanthomme.org. Il devrait être promis à un bel avenir… s’il est diffusé.

- L’effet Searl : il est basé sur le principe rotor-stator et les champs électromagnétiques. Cette technologie ne consomme pas d’énergie. Voir le site : http://membres.lycos.fr/quanthomme et Horizons Virtuels n°3.

- Le générateur électromagnétique MEG : encore un système à énergie libre qui produit de l’électricité à partir du vide et de systèmes électromagnétiques. Voir le site de Thomas E. Bearden (l’un des co-inventeurs du MEG) : http://www.cheniere.org (mais il faut être anglophile) et Horizons Virtuels n°2.

- La N-machine de Bruce de Palma, toujours à énergie libre. Les détails sont disponibles sur www.quanthomme.org et Horizons Virtuels 2 et 7.

- Et le système de Nicolas Tesla ! Cet homme a été un inventeur de génie : plus de 700 brevets, dont notamment le courant alternatif, la télécommande, les lampes fluo, les rayons X… Ses brevets ont été rachetés, entre autres, par Westinghouse et Edison. Sa découverte la plus remarquable est que l’énergie électrique pouvait être propagée à travers la terre et autour de celle-ci dans une zone atmosphérique appelée « cavité de Schumann », comprise entre la surface de la planète et l’ionosphère. Des ondes électromagnétiques de très basse fréquence se propagent pratiquement sans perte vers n’importe quel point de la planète dans cette « cavité ». Par cette découverte, Tesla donnait accès gratuitement à une énergie universelle omniprésente pour toute personne équipée d’un récepteur adéquat. Pour corroborer cette découverte, Tesla avait mis au point une étrange voiture électrique. Il avait monté son récepteur sur une berline de marque Pierce Arrow. Cette voiture fut testée en compagnie de Peter Savo (pilote chevronné) pendant 8 jours au cours de l’été 1931, à toutes les allures, en ville et en campagne et ceci sans aucun carburant. Mais l’homme était devenu trop dangereux depuis bien longtemps : superstar de la science en 1895, il fut évincé vers 1917. Peu avant sa mort, son laboratoire de Manhattan fut pillé… et ses découvertes avec. Je ne peux que vous inviter à visionner la vidéo et à lire le livre « Coucou c’est Tesla – l’Energie Libre » aux éditions Félix. Voir aussi Horizons Virtuels n° 29.

3. La santé :

Je vous invite à lire l’article « A quel Saint se Vouer ? » dans lequel je parle des contradictions dans le domaine de la santé non conventionnelle (presque rien n’est fait pour confronter les points de vue) ou dans les domaines des aliments bio et compléments alimentaires dans lesquels les entreprises cherchent avant tout le profit (voir Votre Santé n°73, revue de l’Institut Paracelse n°55, forum de l’association AMESSI). Au sujet de réunions communes en médecine non conventionnelle, il est intéressant de savoir que le MILCT (Mouvement International pour le Libre Choix Thérapeutique) ressort la tête de l’eau après presque 2 ans d’absence. Le MILCT souhaite organiser ce type de réunions dans l’avenir. Il souhaite également réunir les associations en médecines non conventionnelles sous le sigle CERME (Comité d’Etude et de Réflexion sur les Médecines non conventionnelles en Europe). A suivre… Leur site est le suivant : www.milct.net. Mais, revenons à d’autres exemples de contradiction dans le domaine de la santé. Il est bien connu que François Mitterrand s’est aidé avec les produits Beljanski en fin de vie. Malgré de nombreuses démarches, ils restent introuvables en France. Dans un très bon article du hors série 2005 de Votre Santé, Eric Ancelet décrit comment certains opportunistes essayent de monter en épingle un soit disant cas isolé de rage dans le Sud-Ouest de la France sur un chien venant (on ne sait comment) d’Afrique. C’est un bon moyen trouvé par certains pour faire accepter - par la peur - la micro-puce sous-cutanée pour tous les animaux domestiques. Sécurité oblige… Après avoir fliqué les animaux, on en fera de même avec les humains… si ce n’est pas déjà en partie fait. La redevance audiovisuelle n’est-elle pas dorénavant couplée à la taxe d’habitation de manière automatique ? Il faut maintenant se manifester pour dire que l’on ne possède pas de téléviseur… Je recommande ce hors série de Votre Santé : il est bien fait et aussi plein d’humour. On y trouve notamment la retranscription (véridique) de la conversation d’un pédiatre avec des infirmières à l’occasion d’un pot de départ. La future infirmière à la retraite lit le BEH (bulletin hebdomadaire épidémiologique)… Le pédiatre ne le lit pas. A lire absolument. Dernier exemple, et ce n’est pas le moindre : le tabac. Comme nous avons la chance en France d’avoir un ministère de la santé qui maîtrise la situation et qui se préoccupe avant tout de notre bien, ce dernier a pris des mesures. Il a augmenté à mort les taxes sur le tabac pour combler le trou de la sécu et mis des avertissements du type « le tabac tue » sur les paquets. Mais, le gouvernement a-t-il pris des mesures pour que les milliers de produits chimiques contenus dans le tabac soient diminués ? A-t-il mis des réserves sur l’utilisation de plants de tabacs OGM ? S’est-il informé que de nombreux thérapeutes pratiquant la médecine psychosomatique parlent d’un lien étroit entre le cancer du poumon et la peur de la mort ? Est-il au courant que le déficit de la sécu est en grande partie dû aux coûts exorbitants des traitements chimiques anti-cancer ? Merci pour les slogans sur les paquets de cigarettes ! Ce même gouvernement est-il au courant que le nombre de cancers a surtout augmenté depuis les nombreuses émissions radioactives de la deuxième moitié du 20ème siècle ? Sait-il que les taux les plus bas de cancer du poumon se situent dans les pays dans lesquels le nombre de fumeurs adultes est le plus élevé (Japon et Grèce). Le professeur Schrauer, président de l’Association Internationale des Chimistes Bio-Inorganique a même témoigné devant un comité du congrès américain en 1982 qu’il y a longtemps qu’il est connu des scientifiques que certains constituants de la fumée de tabac agissent comme agents anti-cancer dans les tests sur les animaux. La couche de mucus créée dans les poumons éviterait l’introduction des particules radioactives. Voir le site www.evolutionquebec.com et l’article « Fumer aide à prévenir le cancer du poumon ».

 

En guise de conclusion, je reprendrai l’image du saumon très bien décrite par feu le Dr Jean Nancroix dans Votre Santé n°76 de Janvier 2006 (c’est une reprise de l’une de ses chroniques de décembre 2004 en son hommage). L’interview dit à peu près : « même si le courant est fort, il faut quand même toujours essayer d’aller à contre-courant ». En un mot : résistance ! Arrêtons de gober tout et n’importe quoi sans chercher, sans laisser parler notre libre arbitre. C’est certainement l’un des meilleurs moyens pour essayer d’éviter à notre humanité l’éternelle fuite en avant qui ne la mènera sûrement qu’à sa perte. Dans les années 1990, FR3 avait passé un reportage très intéressant : « le prédateur des prédateurs ». Ce reportage montrait une expérience faite sur une île au large des côtes australiennes. Sur ce petit caillou luxuriant de végétation, d’à peine 500 mètres sur 1 kilomètre, des lapins ont été introduits. Au bout de quelques mois, il n’y avait plus ni végétation ni lapins sur l’île.

Evitons de continuer à être ces lapins.

Christian BAUER,  Ingénieur, naturopathe, thérapeute. cbauer1@free.fr.  

Par Christian Bauer - Publié dans : Santé
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Vendredi 23 mars 2007

A quel « saint » se vouer ?       

« Devant les attaques de l’Académie de médecine, je me suis demandée si une association regroupant tous les journaux comme le vôtre et leurs adhérents ne permettrait pas de faire front. Dans la rue si nécessaire, devant un front uni et déterminé, au nom de la liberté de choix du malade, les pouvoirs médicaux reculeraient ! A la force, ne faut-il pas opposer une force tranquille et réfléchie, mais unie ? ». Propos recueillis dans Votre Santé n°63, page 34. J’ai déjà cité ces propos dans un article précédent, mais, j’ai envie d’y revenir. J’ajouterai à ces propos : il n’y a pas que les journaux qu’il faut regrouper, mais également tout le secteur alternatif. Il y en a tellement qui disent et font tout et n’importe quoi ! Il y a de quoi s’y perdre. Je vais citer quelques exemples concrets un peu techniques, simplement pour mettre en alerte sur la complexité de la chose.

A tout « seigneur » tout honneur ? La vitamine C (si l’on peut l’appeler vitamine…) est reconnue dans les médecines parallèles pour soigner et accompagner beaucoup de maux et pathologies lourdes, à des doses élevées. Le double prix Nobel Linus Pauling, père de la médecine orthomoléculaire, en a beaucoup parlé . Si l’on écoute Michel Dogna (chimiste de formation, naturopathe, rédacteur en chef de revues alternatives, et paria en France), en cas de cancer, cette vitamine doit être consommée sous forme de C Salt + Lysine à raison de 20 grammes par jour. C’est une vitamine C de synthèse (il n’est pas mentionné si elle est dextrogyre, lévogyre ou si c’est un mélange racémique) sous forme effervescente et tamponnée à pH 7 avec de la lysine (acide aminé). Voir la revue Horizons Virtuels n° 30, page10. Si l’on se réfère à Alain Scohy (docteur en médecine, homéopathe, acupunteur, responsable d’un institut, également paria dans notre beau pays des libertés qu’est la France…), il préconise aussi la vitamime C chimique lévogyre à haute dose, mais surtout pas tamponnée (elle est donc acide) car cela lui fait perdre une bonne partie de ses effets réparateurs. Il aurait testé cela avec la bioélectronique de Vincent. Voir son site internet : alain-scohy.com.J’ai écrit à ces deux personnes. Seul Scohy m’a répondu. Je n’ai rien contre l’un ou l’autre, je voudrais juste pouvoir me faire une idée un peu plus précise. J’ai rencontré Alain Scohy récemment. Ses travaux en bioélectronique de Vincent au sujet de la vitamine C n’en sont qu’aux prémisses : à creuser. En tous cas, j’ai envie de dire à ces 2 personnes, qui doivent se connaître, peut-être : « Quand est-ce que vous allez travailler ensemble pour échanger vos points de vue ? Nous n’allons quand même pas refaire le coup de Pasteur et de Béchamp ! ». À ce propos (Béchamp et Pasteur), un livre de Douglas Hume datant de 1948 et traduit de l’anglais en français par Aurore Valérie vient d’être réédité sous forme de CD-ROM. Ce livre était introuvable en France. Il s’appelle, tout simplement, « Béchamp ou Pasteur ? ». Il est disponible pour 20 Euros à : Académie pour la Défense des Etres Humains 37, rue de la Pépinière 17000 LA ROCHELLE. (voir Morphéus n° 7, page 6).

 

 

 

Allez, on passe au pollen ! Patrice Percie Du Sert, ancien ingénieur agronome et maintenant producteur de pollen frais congelé sous atmosphère d’azote, a fait tout un bouquin sur les vertus du pollen frais par rapport au pollen sec. Cela paraît légitime : les enzymes, les vitamines, les ferments lactiques, etc. se conservent mieux a priori. Son bouquin s’appelle « Ces pollens qui nous soignent » aux éditions Guy Trédaniel. Un peu plus tard, les éditions Santé Port-Royal, qui éditent des revues comme Plantes et Santé, Pratique de Santé, Santé Yoga, Santé Pratique Animaux, nous disent que le pollen sec lacto-fermenté est la « panacée » (voir Pratique de Santé n° 25 page 8). 7 numéros plus tard, ils disent qu’ils ne voulaient pas dire ça. Le pollen sec lacto-fermenté est bien, mais le pollen frais est mieux (voir Pratique de Santé n° 32, page 7). Il vaut mieux être abonné longtemps pour s’en sortir ! Pour continuer à « critiquer » ce groupe d’édition (je plaisante, je les aime bien), dans Plantes et Santé numéro 46, page 4, un auteur vante les bienfaits du jeûne. En aucune manière, il ne fait mention des contre-indications du jeûne comme une force vitale trop basse, une médication chimique lourde, le diabète insulino-dépendant, la grossesse, l’anorexie ou la boulimie. Il ne parle pas non plus des différents types de jeûnes (humide, sec, mixte) ni des phases d’entrée et de sortie du jeûne. Bonne chance à tous les futurs jeûneurs qui lisent Plantes et Santé ! En ce qui concerne les techniques naturopathiques, je préfère encore une petite revue assez simple qui s’appelle Sortir et Choisir Autrement. Dans celle-ci, au moins, dans leur numéro 13, page 4, ils parlent du jeûne correctement. Il est dangereux de faire un jeûne lorsque nous ne sommes pas en état pour le faire ! Comment voulez-vous qu’avec de telles choses, les gens non informés s’en sortent ? C’est terrible d’entendre de telles contradictions pour la pérennité des médecines douces !!!

   Qu’en est-il du Yam (ou Wild Yam, ou Igname, etc) ? Ce rhizome mexicain fait couler beaucoup d’encre pour ses vertus progestérone-like lors de la ménopause. Il suffit d’aller voir sur internet le nombre de site qui vantent les vertus du Yam. Cependant, de très sérieux experts en phytologie comme Bérangère Arnal-Schenebelen, professeur à la faculté de Bobigny et gynécologue, ne sont pas d’accord. Je retranscris ici un extrait sur ce sujet, emprunté au site internet du réseau protéus : « Les fabricants de produits à base d'igname laissent entendre que la plante est une source de progestérone et de DHEA (déhydroépiandrostérone, une hormone stéroïdienne) et qu'elle pourrait donc être utile pour réduire les symptômes de la ménopause. Cependant, les experts en phytothérapie sont loin de cautionner une telle affirmation. S'il est vrai que l'igname a servi de point de départ pour la production industrielle d'hormones par le biais d'un procédé de synthèse, la plante ne peut pas se transformer en progestérone ou en DHEA dans l'organisme humain. De fait, une étude préliminaire croisée menée auprès de 23 femmes a donné des résultats non concluants. Les participantes ont employé, durant trois mois, une crème à usage topique à base d'extrait d'igname sauvage dont la teneur en diosgénine était normalisée, puis, durant trois autres mois, une crème placebo. On n'a pas relevé de différence significative entre les effets de ces deux substances ni sur les symptômes de ménopause, ni sur les taux hormonaux. Un essai antérieur, au cours duquel on avait utilisé une préparation contenant plusieurs plantes dont de l'igname, n'avait pas été concluant non plus. »Le numéro 32 (juin 2005) de Pratique de Santé de Jean-Pierre Willem, vante les vertus du Yam en page 5. Au secours, que faisons-nous ?Après le Yam, le soja, autre « panacée » :Consommé à grande échelle pour ses effets œstrogène-like, il est cependant soumis à controverse : en effet lorsqu’il n’est pas fermenté, le soja contient des isoflavones qui empêcherait l’ovulation, favoriserait l’apparition de cellules cancéreuses, l’hypothyroïdie, etc. (selon Horizons Virtuels n° 27, page 11). Des mises en garde sont également mentionnées dans plusieurs revues Plantes et Santé (dont le numéro 37, page 11, le numéro 18, page 10). Horizons Virtuels préconise donc de ne pas consommer de lait de soja et de tofu. Par contre, c’est bon pour le miso, le tempeh, le natto et le tamari qui sont fermentés. Bien sûr, il faut les consommer bio et sans OGM. Il faut éviter à tout prix les comprimés de soja, les isolats protéiques, l’huile de soja, la farine et les graines de soja. Tout le monde semble d’accord, pour une fois, mais si nous lisons la page 23 du numéro 70 de Votre Santé, nous pourrions consommer du tofu car il est fermenté. Alors, pouvons-nous consommer du tofu ou pas ? D’après le fabricant Soy, il y aurait 10 mg/l d’isoflavones dans son lait de soja et 60 mg/kg dans son tofu…

Passons à un autre serpent de mer : le silicium organique. Vous connaissez certainement les aventures de Loïc le Ribault qui a dû s’exiler en Irlande car son produit, le G5, embêtait beaucoup de monde. Il a été traqué pendant 8 ans et, finalement attrapé suite à un mandat d’arrêt international et enfermé 6 mois. Je suis allé récemment à une conférence sur le silicium faite par la société Dexsil. Ils avaient invité un professeur de chimie de Marseille qui disait que c’est lui qui avait inventé le silicium organique et que Le Ribault était venu lui pomper ses produits. En fait, Le Ribault ne serait qu’un usurpateur. Qui croire ?Loïc Le Ribault sort un livre sur son histoire en Septembre aux éditions Marco Pietteur (voir son site internet : www.loicleribault.ch). J’ai écrit à Le Ribault et à Dexsil. Seul Le Ribault m’a répondu. A ma connaissance, aucun des membres de la société Dexsil n’a été emprisonné (ils disent pourtant commercialiser du G5 sur leur site internet). Pourquoi ? En tout cas, bravo les amis pour votre solidarité au niveau des médecines alternatives ! Dans chaque cas, il faudrait pratiquement faire une vraie enquête approfondie pour s’en sortir…

J’en terminerai, sur ce beau panorama d’entente et de cohésion dans le secteur alternatif, par la radioactivité, sujet somme toute sérieux. Votre Santé, dans son numéro 69, page 22, dévoile que les récents raz-de-marée en Asie ont fait remonter des fûts radioactifs corrodés le long des côtes de la corne de l’Afrique. Les européens les ont balancés là car cela ne leur coûtait que 2,5 Euros au lieu de 250 Euros par fût pour les stocker en Europe. On observe déjà des dégâts sur les tortues, les poissons et les humains. Quelques semaines avant, j’affiche dans ma boutique la pétition de Biocontact n° 145 contre le fait que l’on veuille introduire sans le mentionner sur les étiquettes, un certain taux de radioactivité dans les aliments. J’en parle à un naturopathe qui vient m’acheter des produits pour qu’il signe cette pétition. Il me répond qu’on ne peut pas s’occuper de tout et que lui préfère se contenter d’aller sur les marchés pour acheter ses produits frais. 2 semaines plus tard, je le rencontre dans la rue, et, il me dit « finalement, des amis m’ont convaincu qu’il fallait quand même signer la pétition ».C’est un naturopathe… Le réseau « Sortir du nucléaire » vient d’avoir l’heureuse initiative de faire un hors série très didactique au sujet des déchets radioactifs. Pour le diffuser autour de vous, il suffit de leur écrire à :

 

 

 

 

 

 

Réseau « Sortir du nucléaire » 9, rue Dumenge 69317 Lyon Cedex 04 Tél : 04 78 28 29 22 10 numéros pour 4 Euros

50 numéros pour 12 Euros

100 numéros pour 18 Euros

1000 numéros pour 140 Euros (pour les plus courageux…)

Petit budget : possibilité de recevoir gratuitement le nombre de journaux que vous pouvez diffuser (sans gaspillage, merci). A votre bon cœur messieurs dames !

Des exemples comme cela, il y en a encore à la pelle. Je vais essayer d’éviter l’inventaire de Prévert. Bref, tout ce laïus pour dire que dans le secteur alternatif, il y a encore pas mal de travail ! Ces dissonances discréditent considérablement le secteur des médecines douces. En face, les médecines conventionnelles - qui ont déjà un pouvoir énorme - ne peuvent alors que rire et jouer sur du velours.

C’est un peu comme les écologistes, qui, partant de bonnes intentions, ont rassemblé des personnes de courants politiques n’ayant rien à voir avec l’écologie. Il y avait là un créneau à utiliser ! Au total, il n’en a résulté que des querelles intestines et rien d’efficace.

Je préfère encore des syndicats comme le SNR (syndicat national des radiesthésistes) qui reste discret et sérieux. Il informe et fait ce qu’il faut pour virer les brebis galeuses de son giron. Ils ont même intenté et gagné un procès contre l’un de leur membre qui était pédophile. (Site internet : http://snradiesthesistes.free.fr). Leur prochain congrès se tiendra les 19 et 20 Novembre 2005 au centre de congrès Chaillot Galliera à Paris, 28, avenue George V dans le 8ème.Il serait intéressant que les gens qui font cela par conviction  (et non par intérêt) essayent de dialoguer ensemble. Il est clair que l’appréciation de certains produits varie d’un individu à l’autre. Il en est de même pour l’approche de certaines pathologies. Il y aurait donc tout intérêt à confronter nos points de vue, non pas bien sûr pour se déchirer entre nous, mais au contraire pour avancer ensemble, main dans la main. Tous nos patients en profiteraient ! Cette idée est sans doute une utopie ? Dommage pour les médecines naturelles dites alternatives. Je rejoins Alain Scohy lorsqu’il propose de réunir de temps en temps (sous forme de congrès ou sous d’autres formes) les praticiens de bonne volonté s’impliquant dans le secteur de santé alternatif. Nous disons souvent qu’il faut prendre en compte l’individu : en effet, sur une même pathologie, avec un même remède, nous n’avons pas les mêmes effets d’une personne à l’autre. C’est un peu le principe de l’homéopathie : nous devons nous occuper du malade et non de la maladie. Franchement, parfois, et même souvent, je me dis qu’il vaudrait mieux écouter les propos de Thierry Bernardin (voir son article dans Biocontact n° 149, page 28) qui propose de se fier à son instinct tout en tenant compte de son expérience. Il n’est d’ailleurs pas le seul à le dire ! Cependant, le fait de se rencontrer et d’échanger, de dialoguer, de confronter nos expériences pourrait, me semble-t-il, être un atout… pour les patients que nous sommes tous.

Christian BAUER Ingénieur, naturopathe, thérapeute. (cbauer1@free.fr)

 

Par Christian Bauer - Publié dans : Santé
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Vendredi 23 mars 2007

A quand la pluridisciplinarité et l’ ouverture ?      

 LE SERMENT D’ HIPPOCRATE (408. I et Littré, 629 : IV) « Je jure par Apollon, médecin, par Esculape, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et les déesses et les prends à témoin que j’accomplirai, selon toutes mes forces et mes capacités, ce serment tel qu’il est écrit. » « Je regarderai comme mon père celui qui m’a enseigné la médecine et je partagerai avec lui tout ce dont il a besoin pour vivre. Je regarderai ses enfants comme mes frères ».« Je prescrirai aux malades le régime qui leur convient, avec autant de savoir et de jugement que je pourrai et je m’abstiendrai à leur égard de toute intervention malfaisante ou inutile » . « Je ne conseillerai jamais à personne d’avoir recours au poison et j’en refuserai à ceux qui m’en demanderont. Je ne donnerai à aucune femme de remèdes abortifs ». « Je conserverai ma vie pure et sainte aussi bien que mon art » « Je ne pratiquerai pas d’opération dont je n’aurai pas l’habitude, mais les laisserai à ceux qui s’en occupent spécialement ». « Lorsque j’irai visiter un malade, je ne penserai qu’à lui être utile, me préservant bien de tout méfait volontaire et de toute corruption avec les hommes et les femmes ». « Tout ce que je verrai ou j’entendrai dans la société, pendant l’exercice ou même hors de l’exercice de ma profession et qui ne devra pas être divulgué, je le tiendrai secret, le regardant comme une chose sacrée ». « Si je garde ce serment sans l’enfreindre en quoi que ce soit, qu’il me soit accordé de jouir heureusement de la vie et de mon art et d’être honoré à jamais parmi les hommes. Si j’y manque et me parjure, qu’il m’arrive tout le contraire ».

SERMENT D’ HIPPOCRATE (formule de Genève) Au moment d’être admis au nombre des membres de la profession médicale, je prends l’engagement solennel de consacrer ma vie au service de l’humanité. Je garderai à mes maîtres le respect et la reconnaissance qui leurs sont dus. J’exercerai mon art avec conscience et dignité. Je considèrerai la santé de mon patient comme mon premier souci. Je respecterai le secret de celui qui se sera confié à moi. Je maintiendrai, dans toute la mesure de mes moyens, l’honneur et les nobles traditions de la profession médicale. Mes collègues seront mes frères. Je ne permettrai pas que des considérations de religion, de nation, de race, de parti ou de classe sociale viennent s’interposer entre mon devoir et mon patient. Je garderai le respect absolu de la vie humaine, dès la conception. Même sous la menace, je n’admettrai pas de faire usage de mes connaissances médicales contre les lois de l’humanité. Je fais ces promesses solennellement, librement, sur l’honneur.

D’accord, à l’époque d’Hippocrate (qui s’est largement inspiré des médecins de l’ Egypte ancienne), nous n’avions pas les connaissances anatomiques et physiologiques que nous possédons aujourd’hui. N’empêche que lorsque l’on compare le serment original à celui d’aujourd’hui, on note quand même pas mal de glissements, et pas forcément dans le bon sens :

-         la notion de partage disparaît

 

-        la notion de ne pas nuire devient plus qu’implicite

 

 

 

-         la notion de corruption n’est plus précisément mentionnée

-         la notion de caste, confrérie voire secte ? apparaît

-         on ne parle plus de déléguer à l’autre

-         on promet au lieu de jurer.

C’est cet enfermement dans une sacro-sainte médecine qui est dangereux  et qui empêche bon nombres de théories de pouvoir être affinées, revues, critiquées, améliorées, pour le bien de tous. Les labos pharmaceutiques et même bio en profitent bien…Dès qu’un docteur ou un chercheur innove, il est persécuté. On peut prendre quelques exemples, pour leur rendre hommage.

 

- Les travaux de Louis-Claude Vincent sur la bio-éléctronique sont quasi-ignorés, surtout en France. En Allemagne, environ 10% des hopitaux les utilisent…

 

 

 

- Loïc le Ribault a dû s’exiler en Irlande car son G5 dérangeait.

- Jacques Benveniste, après tant d’honneurs de la part de la science officielle, est mort en paria car il travaillait sur la mémoire de l’eau. Son labo se résumait à un Algeco dans la cour du CNRS de Clamart. D’après Albert-Claude Quemoun (laboratoire Rocal), il y avait 2 homéopathes à son enterrement. Merci à eux.

- Les produits Bejanlski ne sont en vente qu’aux Etats-Unis, et très cher.

- Jean Seignalet a laissé sa vie pour avoir passé du temps à analyser les effets de notre alimentation sur la santé.

- Ryke Geerd Hamer est en prison à Fleury-Mérogis car il a mis en évidence scientifiquement les liens psychisme-cerveau-organes… et Dieu sait si c’est une façon de voir les choses de plus en plus reconnue.

 Dans le même ordre d’idée : la revue « Vérités Santé pratique » sous la houlette de Michel Dogna a dû changer trois fois de titre (« Soignez-vous », « Santé Pratique », et maintenant « Pratiques de Santé » dont J.P. Willem fait maintenant l’éditorial) en 4 ans… Il faudra peut-être qu’un jour on soit assez humble pour reconnaître que c’est par la bonne entente entre les divers secteurs qui composent l’aide à la santé que l’on pourra faire des progrès. Combien de médecins s’inspirent des concepts ayur-védiques ?

Combien de thérapeutes travaillent avec les huiles essentielles sur les animaux au lieu de les bourrer de produits chimiques qui finissent dans les assiettes de ceux qui consomment de la viande ? Combien de dentistes travaillent avec ces mêmes huiles essentielles, connaissent l’orthodontie fonctionnelle ou s’attachent aux liens qu’il y a entre la dentition et les organes ? La médecine énergétique chinoise vient à peine d’être reconnue en France. (Ancestralement,  on paie son médecin lorsque tout va bien, et on arrête de le payer lorsque la santé se dégrade). L’iridologie, connue depuis des lustres en Chaldée, en Mésopotamie, en Egypte, en Grèce, en Inde, en Chine par la théorie de l’homme enroulé a été enterrée pendant des siècles, jusqu’à ce qu’elle soit « ressortie des tiroirs », dans les années 1800 par Peczély . Une théorie de l’homme debout est émise. Presque tout le monde l’utilise encore. Au début du 20ème siècle Gilbert Jausas, reprend les théories de l’homme enroulé des chaldéens… Que de temps perdu pour un outil de diagnostic éprouvé et qui a quand même un certain intérêt et que pratiquement personne n’emploie ! Cependant, certains chercheurs comme Barbara Ann Brennan, physicienne à la Nasa et psychothérapeute a bien mis en évidence au spectromètre les couleurs des chakras en 1993…(voir « La Vie Naturelle, n°86, Septembre 1993). Nos ancêtres les hindous avait de « l’intuition » ! Les psychothérapeutes du courant Jungien connaissent depuis longtemps l’importance des différentes couches de l’aura, couches mises en évidence scientifiquement.Certains petits labos continuent d’utiliser les techniques de Paracelse en phyto-spagyrie.Pendant ce temps, les kinés se battent pour avoir le monopole du massage sur les esthéticiennes ou les naturopathes… Ils ont été déboutés. Par contre, ils délaissent volontiers le drainage lymphatique : c’est trop long et ça ne rapporte pas assez. Mais, bien fait, c’est efficace.En Inde, le massage est une pratique familiale… Lorsqu’on aura l’ouverture d’esprit pour se pencher un peu plus sur les théories d’Antoine Béchamp qui soulignent l’importance de l’état du corps dans une pathologie : « le microbe n’est rien, le terrain est tout » par rapport aux dogmes actuels gouvernés par la théorie de Pasteur de lutte contre le microbe (voir Sortir et Choisir Autrement n°1, 2, 8) et que ces 2 courants travailleront de concert sans prêcher pour une chapelle ou une autre, là, on arrivera, peut-être à faire avancer les choses.Il faudra bien un jour que les gens comprennent qu’ils sont responsables de leur santé, qu’ils ne sont pas des assistés et qu’ils doivent pouvoir choisir la thérapie qui leur convient.Il faudra bien un jour que les thérapeutes et les scientifiques en général, quels qu’ils soient, s’informent sur les autres types de thérapies, de recherches, pour bien orienter les patients, pour s’enrichir, enrichir les connaissances.Et la radioactivité, quand est-ce qu’on s’en occupe vraiment ? Pratiquement aucun produit bio n’est contrôlé à ce sujet. A part André Paris et la CRIIRAD, on fait quoi ? Il n’est pas sûr que se soit pour demain… quoique. Pourquoi pas l’ ANH (voir le Brin d’Azur n°2,  votre Santé n°62) ?

En conclusion, je reprendrai les propos d’une lectrice de « Votre Santé » n° 63, page 34 : « Devant les attaques de l’Académie de médecine, je me suis demandée si une association regroupant tous les journaux comme le vôtre et leurs adhérents ne permettrait pas de faire front. Dans la rue si nécessaire, devant un front uni et déterminé, au nom de la liberté de choix du malade, les pouvoirs médicaux reculeraient ! A la force, ne faut-il pas opposer une force tranquille et réfléchie, mais unie ? ». Ironie du sort. Je viens d’entendre à la radio que les biologistes ne se sortent pas du décryptage du génome humain. Ils commencent à faire appel aux physiciens et aux mathématiciens… C. Bauer, Ingénieur, naturopathe, thérapeute. Mail : cbauer1@free.fr

 

Par Christian Bauer - Publié dans : Santé
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Vendredi 23 mars 2007

L’AROMATHERAPIE L'aromathérapie est une technique puissante qui doit parfois être maniée avec précaution. L'auto-médication n'est pas louable dans tous les cas.

Cependant, il existe beaucoup de complexes vendus directement en boutique de produits diététique ou en pharmacie qui ne nécessitent pas l’intervention d’un professionnel. De nombreuses marques proposent des complexes d’huiles essentielles à diffuser pour l’ambiance ou même pour la toux ou le rhume comme le complexe Escalyptus. En aromathérapie, il est primordial de bien connaître le chémotype de la plante (c'est-à-dire sa carte d'identité spécifique). En effet, parler par exemple d'eucalyptus est loin d'être suffisant : il en existe de très nombreux avec des propriétés thérapeutiques complètement différentes. En maniant les huiles essentielles, il faut toujours faire attention aux yeux. Si, par mégarde, vous introduisez une huile essentielle au niveau oculaire, il est essentiel de savoir qu'il faut rincer avec de l'huile (n'importe laquelle) et surtout pas avec de l'eau. Je vais ci-dessous  décrire certaines règles à respecter :

Toxicité :

Les huiles essentielles ne sont pas anodines. Certaines molécules contenues dans ces huiles peuvent avoir des conséquences par effet cumulatif. En voici les principales :

– Les cétones : neuro-toxiques et abortives

– Les phénols : dermo-toxiques, hépato-toxiques (prendre en même temps un hépato-protecteur du type desmodium ou chardon-marie)

– Les furocoumarines : elles sont photo-sensibilisantes par voie transcutanée (souvent des citrus)

Voies d'administration :

Les phénols et les furocoumarines : éviter la peau

Les cétones : ne pas utiliser en diffusion et éviter la voie orale et la voie anale sauf sous recommandation d’un spécialiste

Posologies maximales par voie orale :

De manière générale : maximum 12 gouttes par jour en 4 prises quelque soit l’huile essentielle

– Les phénols : maximum 6 gouttes par jour en 3 prises

– Les cétones : maximum 4 gouttes par jour en 2 prises

Eviter de prendre les huiles essentielles sur de longues durées.

Mais, comment savoir quelle huile contient quelle molécules ? Il convient pour cela de se procurer le livre de Pierre Franchomme “l'aromathérapie exactement” et surtout son lexique. Il me semble qu'il vient d'être réédité. Sinon, il peut éventuellement se trouver sur internet, sur un site “livres rares” du type : www.livre-rare-book.com, mais il faut surtout  s’adresser à un aromathérapeute compétent. Dernière chose concernant les huiles essentielles : il est possible de les utiliser pour rééquilibrer un tempérament hippocratique trop exacerbé (lymphatique, sanguin, bilieux, nerveux). C’est le travail du naturopathe formé en aromathérapie.Bien sûr, il est très rare de trouver chez une personne un tempérament pur. L’art du thérapeute consistera, lors de l’anamnèse ou interrogatoire, à déterminer la ou les dominantes tempéramentales du sujet et de hiérarchiser ces tempéraments chez la personne. Une fois la ou les dominantes tempéramentales détermineées, on utilisera la loi des contraires pour rééquilibrer le tempérament trop dominant. Par exemple, chez un nerveux, on donnera des huiles essentielles qui se situent côté sanguin contenant des monoterpénols et des phénols comme ocimum basilicum var.basilicum ou lavandula angustifolia . Je souhaite signaler que pour les personnes ayant internet, sur le groupe de discussion “naturo05” (dans l'onglet “fichiers”), il existe un document conséquent relatif à l'aromathérapie. Pour y accéder, il suffit d'aller sur Yahoo .fr, puis dans “groupe” et de s'inscrire dans le groupe naturo05.

Christian Bauer.

Ingénieur, naturopathe, thérapeute

cbauer1@free.fr

http://la-marjolaine.skyblog.com

Par Christian Bauer - Publié dans : Santé
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Vendredi 23 mars 2007

NATUROPATHIE : DEFINITION ET TECHNIQUES :

DEFINITION : La naturopathie s’inscrit dans une démarche de prévention et de recherche d’un équilibre de la santé. Elle considère l’homme dans sa globalité, aussi au niveau psycho-émotionnel en vue de rechercher les causes primaires d’un déséquilibre (rôle d’écoute). Elle met en avant la force vitale de l’individu afin que le corps puisse se rééquilibrer de lui-même. Une grande importance est accordé à la qualité du terrain de la personne : il sera éventuellement à rééquilibrer. Les techniques utilisées sont exclusivement naturelles, aussi bien au niveau du bilan que du conseil (aromathérapie, phytothérapie). Le naturopathe est un accompagnateur vers un processus d’auto-guérison.

Les 4 principes de base de la naturopathie sont :

 

 HUMORISME : accumulation de toxémie au niveau du terrain

VITALISME : force qui permet au corps de retrouver de lui-même l’homéostasie (stabilité de l’organisme)

CAUSALISME : recherche des causes profondes d’un déséquilibre (corps, âme et/ou esprit)

 NATURISME : utilisation de techniques naturelles.

TECHNIQUES DE BASE :

 

 A l’origine, les 3 techniques de base de la naturopathie sont :

-l’alimentation

-l’exercice physique

 -l’hydrologie

 

 De nos jours, l’hydrologie a été remplacée par la psychologie en tant que technique de base.

Les autres techniques sont :

-l’usage des plantes (phytologie)

-les techniques manuelles (massage, drainage lymphatique,…)

-l’actinologie (utilisation de la lumière)

-la pneumologie (utilisation de l’air)

-la magnétologie (utilisation des énergies)

-la reflexologie (utilisation de points réflexe)

 

En thérapie, il est souvent nécessaire de combiner plusieurs techniques. Je vais donner ici quelques détails un peu plus précis sur certaines techniques.

-Le drainage lymphatique : il s’agit de mobiliser la lymphe qui nettoie le tissu interstitiel, filtre les gros déchets (rôle d’éboueur). La technique est intéressante en cas de jambes lourdes, rhumes, grippes, en préventif avant l’hiver ou avant une opération, dans les cas d’œdèmes résiduels ou post-traumatiques. C’est une méthode très relaxante.

- Les exercices physiques : mis à part la pratique du sport au quotidien, de façon mesurée en fonction de chacun, il existe des exercices de base pouvant palier aux maux quotidiens comme par exemple le mal de dos si courant et si handicapant. La position du bassin est essentielle pour essayer de palier à ce problème. Il peut être trop en avant ou trop en arrière. On parle alors de lordose (problème le plus courant) ou de cyphose.

-La relaxation et la respiration : encore des techniques primordiales et pourtant parfois simples. Elles sont souvent issues du Yoga. Par exemple, apprendre ou réapprendre à avoir une respiration ventrale correcte et stimuler le diaphragme (organe essentiel pour un bon retour veineux et donc une bonne oxygénation par la suite) est fondamental et trop souvent oublié ou occulté.

-Massage : le massage comporte de très nombreuses variantes. Le but essentiel restant la mobilisation des tissus afin de tendre vers le meilleur métabolisme possible. Les effets de cette mobilisation se ressentent (entre-autres) aux niveaux cutané, circulatoire, musculaire, digestif, nerveux. C’est une technique préventive importante qui aide aussi à la relaxation.

-Réflexologie plantaire : Cet art ancien consiste en un massage précis de points réflexes situés au niveau du pied. Le rôle primordial étant une action de régulation à distance des différentes fonctions organiques. C’est une très bonne technique de relaxation. Là encore, il existe des divergences minimes entre les écoles, mais, elles n’enlèvent rien à l’efficacité de la technique.

-Alimentation : Oh combien primordiale car c’est notre première « médecine » comme disait Hippocrate. Nous en avons rappelé les règles essentielles dans une édition précédente.

-Phytothérapie : En phytothérapie plus l’extraction des principes actifs de la plante a été faite sur une plante fraîche, plus le remède sera efficace. C’est-à-dire qu’il y a un monde entre une tisane de plante séchée et la même tisane faite avec une plante fraîche.

-L’aromathérapie : L’aromathérapie est une technique puissante à manier avec précaution. L’auto-médication n’est pas louable. En maniant les huiles essentielles, il faut toujours faire attention aux yeux. Si, par mégarde, vous introduisez une huile essentielle au niveau oculaire, il est essentiel de savoir qu’il faut rincer avec de l’huile (n’importe laquelle) et surtout pas avec de l’eau.

-Les fleurs de bach : Cette méthode, très proche de l’homéopathie a été mise au point par le Dorcteur Bach. Les élixirs floraux travaillent au niveau émotionnel en vue d’un lâcher prise. Ceci concerne la peur, les incertitudes, le manque d’intérêt pour le présent, la solitude, l’hyper sensibilité aux influences et aux idées, l’abattement et le désespoir, le souci excessif d’autrui.

Christian Bauer.Ingénieur, naturopathe, thérapeute,cbauer1@free.fr,http://la-marjolaine.skyblog.com

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Vendredi 23 mars 2007

LA PHYTOTHERAPIE

La phytothérapie est un art qui consiste à soigner par les plantes.

Il est difficile de parler de phytothérapie sans parler des émonctoires.

Ce sont en quelque sorte des filtres ayant chacun certaines spécificités.

Ils “filtrent” soit des matières colloïdales (colles), soit des matières précipitées (cristaux). C’est-à-dire qu’ils permettent l’élimination des  diverses toxines de l’organisme.

Voici la liste des émonctoires et leur action  au niveau des colles ou des cristaux :

– peau : colles et cristaux

– reins : cristaux

– foie : colles

– intestin : colles

– poumons : colles.

Les plantes agissent sur ces différents émonctoires en les stimulant.

Il faut aussi savoir qu'il faut éviter de stimuler un émonctoire surchargé. Par exemple, pour une personne ayant des problèmes rénaux, il vaut mieux éliminer les cristaux par la peau et non par le rein en prenant des plantes sudorifiques. Le rein se rééquilibrera ensuite.

Travailler sur un émonctoire lors de sa saison énergétique chinoise est plus efficace. Par exemple, il est plus opportun d’agir sur le rein de début novembre à mi-janvier ou de travailler sur le foie de début février à mi-avril.

En phytothérapie, il faut également veiller à respecter ce que l'on nomme les fenêtres thérapeutiques.

C'est-à-dire : en fonction du cas, soit prendre un remède pendant 15 jours à trois semaines, puis faire une pause d'environ une semaine et éventuellement reprendre le remède ou un autre similaire, soit prendre un remède durant 15 jours à trois semaines et l'alterner avec un autre remède similaire.

Il est également nécessaire de savoir qu'en phytothérapie il existe de nombreuses formes galéniques (mode de préparation de la – ou des plantes).

Globalement, plus l'extraction des principes actifs de la plante a été faite sur une plante fraîche, plus le remède sera efficace. C'est-à-dire qu'il y a un monde entre une tisane de plante séchée et la même tisane faite avec une plante fraîche.

Voici quelques formes galéniques intéressantes :

– les teintures mère (solvant : alcool),

– les suc de plantes fraîches (solvant : eau),

– les EPF ou extraits de plantes fraiches (solvants : eau et alcool),

– la gemmothérapie (solvants : eau-alcool-glycérine),

– la phytospagyrie.

Je souhaite insister sur les 2 dernières techniques moins connues :

La gemmothérapie :

Il existe différentes variantes. La plus fiable restant à mon sens celle utilisée par Philippe Andrianne (le président de la Fédération Européenne d'Herboristerie). En effet, il s'inspire directement des découvertes faites par le docteur belge P. Henry. La préparation est faite à partir de bourgeons de plantes (donc encore à l'état embryonnaire et comportant le “totum” de la plante). Le macéra est réalisé sur 3 solvants : eau, alcool, glycérine afin d'extraire un maximum des principes actifs de la plante. Les préparations prennent en compte la médecine traditionnelle chinoise. La cueillette des bourgeons se fait dans des conditions énergétiques optimales par mesure de leur pouvoir énergétique (voir le livre de Philippe Andrianne “la gemmothérapie” aux éditions  Atlantica : disponible en boutique bio ou sur commande).

La phytospagyrie :

C'est une technique qu'utilisait Paracelse et qui nous vient directement de l'alchimie.

Elle consiste à séparer puis à purifier  par le feu les 3 principes constitutifs d'une plante :

– Corps pour les sels minéraux et les oligo-éléments

– âme pour les essences de la plante (huiles essentielles)

– Esprit (toute les liqueurs, teintures mère…).

Il faut ensuite réunir ces 3 principes.

Toutes les manipulations se font de manière très précises en fonction de chaque plante par rapport aux dates, aux heures, à la position des astres. La médecine traditionnelle chinoise, l'énergétique et les processus de dynamisation sont pris en compte. Les test sont effectués avec des technologies de pointe comme le système Mora et la cristallisation sensible.

Pour en savoir plus, voir le livre de Tony Céron : “La phytospagyrie, une médecine qui aime l'homme” aux éditions Col du Feu. Voir le site du laboratoire Elixalp ou écrire à : éditions Col du Feu, Fillient, 74550 – ORCIER. (04 50 73 93 31).

Christian Bauer.

Ingénieur, naturopathe, thérapeute

cbauer1@free.fr

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Vendredi 23 mars 2007

SOJA ET TOFU …ENCORE

 Je souhaite rebondir sur l’article paru dans Votre Santé numéro 80 page 25 intitulé « les secrets d’une bonne hygiène de vie ».

L’article du lecteur est pertinent. Il est clair que l’industrie dépense beaucoup d’énergie pour souvent enlever à grands frais des principes nutritifs contenus dans les aliments bruts pour en faire des produits raffinés. J’aimerais simplement apporter une précision concernant la remarque faite suite à cet article au sujet du tofu. Il est écrit que le tofu contient des fibres et des minéraux. Ce n’est pas tout à fait exact. Si l’on visite le site internet du fabriquant de tofu Soy, le procédé de fabrication décrit est le suivant : « les graines sont broyées et mélangées avec une eau de grande qualité. La purée ainsi obtenue est cuite puis filtrée afin de séparer les fibres (okara) du jus de soja. Le tonyu obtenu (ou « lait » de soja) est à nouveau cuit pour garantir une parfaite digestibilité. Pour obtenir le tofu, le tonyu est caillé à environ 84°C par l’ajout de nigari (chlorure de magnésium marin ). Le caillé va lentement se séparer du « sérum »  à la manière d’un caillé fromager. Le caillé obtenu est mis dans des moules dans lesquels il s ‘égoutte. Il est ensuite pressé pendant environ 30 minutes ». D’après cette description du procédé de fabrication, il est clair que le tofu ne contient plus ou peu de fibres (la plus commune étant la cellulose qui même si elle n’est pas digérée par l’humain contribue grandement au transit intestinal). L’égouttage et le pressage font disparaître une grande partie des minéraux solubles dans l’eau.Le tofu est un produit « raffiné » qui a l’intérêt d’apporter un certain nombre de protéines (sa composition essentielle), mais certainement pas plus que d’autres céréales et légumineuses, d’autant plus que la lysine (acide aminé essentiel) est fragile et détruite lors des chauffes répétées.En terme de valeur biologique des protéines, l’œuf reste quand même une référence (si la poule possède des conditions de vie et d’alimentation correctes).Comme d’autres céréales et légumineuses, le soja contient des facteurs anti-nutritionnels.De nombreuses polémiques existent autour du soja non fermenté. Il y à ceux qui encensent le soja et ceux qui le décrivent comme un aliment à bannir. Les principes de précaution décrits dans Votre Santé numéro 79, notamment au sujet des recommandations de l’AFSSA restent pertinents. C’est-à-dire, ne pas donner de dérivés de soja non fermenté aux jeunes enfants et le consommer ensuite avec parcimonie dans le cadre d’une alimentation variée et équilibrée. Il y a une différence similaire entre : 

-         ne manger que des produits à base de tofu et en manger un peu

-         et boire 2 litres de soda au cola (100 grammes de sucre raffiné par litre !) et prendre un morceau de sucre (même raffiné) dans son thé vert bio. Tout est une question de dose et aussi d’âge. J’ai eu de longs échanges de courriels ces derniers temps avec la société Soy en leur présentant des articles assez alarmistes sur le soja non fermenté. Eux-mêmes répondent honnêtement qu’il est difficile de se faire une opinion claire et objective sur les différentes études menées sur le soja. Ils concèdent également qu’il existe des lobbies au niveau du soja. Ils vont même jusqu’à dire que le soja n’est pas une plante miracle dotée de toutes les vertus et que le tofu était consommé autrefois en Chine dans les 24 heures. Le seul reproche que je pourrais faire à une société de type Soy (il y en a d’autres), c’est qu’au-delà du discours ci-dessus qui est somme toute sensé, ils font un matraquage marketing outrancier au niveau des enfants pour vanter leurs produits, sous forme de bandes dessinées par exemple. Il est très vrai que remplacer en grande partie les protéines animales par des protéines végétales est une solution écologique, économique et éthique louable. L’ensemble des céréales et légumineuses y contribue lorsqu’elles sont biologiques et sans OGM.L’important restant vraiment d’avoir une alimentation saine et variée la plus complète possible. Manger un produit industriel et raffiné de temps en temps n’a jamais tué personne, ce sont l’excès et la non diversité qui causent problème. Boire un verre de lait de temps en temps, s’il est frais et s’il vient d’une vache élevée dans des pâturages sains n’est pas non plus un danger mortel (en espérant que la vache aie réussie à se glisser entre les vaccinations outrancières).

Il en est de même pour le lait de brebis si l’on prend le lait lorsque la brebis le donne et sans mettre des tampons d’oestrogènes pour qu’elle produise plus comme cela se fait aussi dans la bio.

Christian Bauer

Ingénieur, naturopathe, thérapeute.

cbauer1@free.fr

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Vendredi 23 mars 2007

LES SUCRES : C’EST BON OU PAS ?

DEFINITION ET FONCTIONS : Les sucres ou encore glucides ou hydrates de carbone constituent plus de la moitié de notre ration alimentaire. Ils sont aussi la principale source d’énergie de notre organisme.

Chimiquement, on peut les définir comme des molécules ayant au moins une fonction aldéhyde (-CHO) ou cétone (-C=O) et de nombreux groupements H-C-OH (C=carbone, O=oxygène et H=hydrogène).

L’appellation sucres désigne une famille de molécules. Un sucre n’est pas forcément sucré au goût.

On peut les classer en deux grandes catégories :

1-Les glucides simples (mono et disaccharides) dont la structure chimique est très simplifiée ce qui permet une absorption intestinale rapide. Ils sont pour cela aussi appelés sucres rapides.

Les principaux monosaccharides (6 atomes de carbone) sont le glucose (présent dans les fruits, le miel, les légumes),  le fructose (miel, fruits) et le galactose (produit de la digestion du lactose).

Le glucose, molécule très importante, sert de source d’énergie au système nerveux central et aux globules rouges. Il correspond également à la source d’énergie principale pour certains muscles durant un exercice physique de forte intensité. S’il n’est pas utilisé tout de suite, il peut être emmagasiné dans le foie et dans les muscles sous forme de glycogène et servir plus tard comme « carburant ». Au-delà d’un certain seuil, il sera transformé en tissu adipeux.

Côté disaccharides (12 atomes de carbone) nous trouvons le fameux saccharose (sucre blanc, cassonade, sirops, sodas…) composé d’une molécule de glucose et d’une molécule de fructose, le lactose (lait) composé d’un glucose et d’un galactose et enfin le maltose composé de deux molécules de glucose.

2-Les polysaccharides viennent de la polymérisation de sucres simples. Ce sont des macromolécules dont voici les 3 principales. L’amidon est un polymère de glucoses, il est largement présent dans les féculents et les céréales et constitue une substance de réserve riche en énergie. Le glycogène est également un polymère de glucoses mais est beaucoup plus ramifié que l’amidon. On le trouve chez les  animaux. Comme nous l’avons vu précédemment, c’est aussi une substance de réserve. Enfin, la cellulose dont la structure est très proche de celle de l’amidon et du glycogène. Elle se distingue cependant de ces deux molécules par une absence de ramification. On la retrouve surtout dans la paroi des cellules des végétaux dont elle renforce la structure. La cellulose n’est pas digestible par l’humain (les herbivores la digèrent) mais sont rôle reste important en terme de transit intestinal et de régulation de l’absorption. Si notre ration alimentaire quotidienne devrait comporter environ 55% de glucides, la part des sucres rapides (et surtout du saccharose qui est le plus commun) ne devrait pas excéder les 5%. Il semble bien connu aujourd’hui que la consommation excessive de sucre du type saccharose (notamment via les boissons gazeuses sucrées) génère à long terme des maladies dites de civilisation comme par exemple le diabète et toute sa kyrielle d’effets secondaires (artérite, néphropathie, rétinopathie, neuropathie,…). Cette affection concerne entre 3 et 4% de la population.

LE DIABETE : Il existe plusieurs types de diabète, les plus connus étant le diabète dit de type 1 ou diabète insulino-dépendant (DID) et le diabète de type 2 nommé aussi diabète non insulino-dépendant (DNID).Dans le premier cas, le pancréas ne fabrique plus ou presque plus d’insuline et la personne devra s’en injecter. Le DID apparaît souvent chez les sujets jeunes.

Dans le cas d’un DNID, l’injection d’insuline n’est pas nécessaire. Il est souvent diagnostiqué vers 40-50 ans et a longtemps été appelé diabète gras car il s’accompagne souvent d’un surpoids.

En médecine psychosomatique les diabètes en général relèveraient d’une double conflictuelle : une nécessité de résister et une notion de répugnance.

Mais, en quoi cela consiste-il au niveau biochimique ?

Le diabète est lié à un excès de glucose dans le sang. Cet excès peut avoir 2 causes :

-soit le pancréas, via les îlots de Langerhans, n’arrive pas à secréter assez d’insuline (qui est une molécule qui permet le transport et l’absorption du glucose vers les cellules),

-soit les récepteurs membranaires des cellules ne reconnaissent plus (ou beaucoup moins) l’insuline.

De plus, si le taux d’insuline est trop bas, le foie transformera le glycogène qu’il stocke en glucose en dehors des repas.

Dans un premier temps, cette augmentation du taux de glucose sang (au-dessus de 1,8g/l) se traduit par une polyurie. En effet, le glucose passe dans les urines car le rein ne peut plus retenir ce taux excessif ce qui entraîne obligatoirement une plus grande perte d’eau et donc une plus grande soif.

Les conséquences à long terme peuvent aller plus loin (voir ci-dessus).

Alors que faire ?

Quel que soit le type de diabète (avec ou sans injection d’insuline), il est important d’avoir une activité physique régulière, d’éviter le tabac et d’avoir une alimentation adaptée. C’est sur ce point que nous allons insister plus loin.

La médecine psychosomatique couplée aux actions précédentes peut également être envisagée.

La consultation d’un naturopathe peut aussi s’avérer utile car certaines plantes et oligo-élements contribuent à la régulation de la glycémie.

Il est également important de se rapprocher de certaines associations dont les membres connaissent le problème et peuvent faire partager leurs expériences et qui sont aussi souvent de bonnes sources d’information, par exemple :

-la ligue des diabétiques de France : www.diabetnet.com  -  1, rue de Ségure  64000 PAU

-l’association française des diabétiques : www.afd.asso.fr  - 14, rue du Clos  75020 PARIS

-et aussi un site internet très intéressant : www.diabsurf.com.

Au niveau de l’alimentation, le site www.diabsurf.com est très bien fait.

Bien sûr, il existe des règles générales que nous allons citer, mais, il ne faut jamais oublier que chaque individu est différent et qu’il faut rester à l’écoute de son corps. Il existe aussi des appareils permettant de mesure la glycémie (taux de glucose dans le sang) pour aider.

La notion la plus importante à avoir en mémoire est celle d’indice glycémique, c’est-à-dire l’effet sur le taux de glucose sanguin que peut avoir un aliment. En effet, en fonction des différents composants d’un aliment, même s’il contient en fait plus de sucres rapides, il pourra avoir une incidence moindre en terme de glycémie.

Il existe des tables donnant les indices glycémiques de très nombreux aliments.

Il faut savoir aussi que l’association de divers aliments au cours d’un repas fait varier leur pouvoir hyperglycémiant. D’où la nécessité d’effectuer une auto-surveillance (avant et une heure trente après les repas environ) afin de valider ses choix alimentaires.

Globalement :

-          un bon apport en sucres complexes est nécessaire (pain complet, pâtes complètes,…)

-          le repas doit être mixte et équilibré entre glucides, lipides et protides.

-          Il vaut mieux consommer les aliments à goût sucré en fin de repas plutôt que de façon isolée

-          L’apport en fibre par les légumes est très important en entrée de préférence

Il est courant de vouloir remplacer le sucre « classique » ou saccharose par des édulcorants. Mais, ceux-ci ne sont pas forcément anodins.

LES EDULCORANTS : Ce sont des substances de synthèse ou  naturelles ayant un pouvoir sucrant qui se rapproche de celui du saccharose, en plus ou en moins.

Ils sont utilisés non seulement pour les diabétiques, mais aussi dans de nombreux médicaments et, surtout, dans une quantité énorme de produits de consommation courante dit « light » ou « sans sucre » .Le plus connu et le plus dévastateur reste pour l’instant l’aspartame (il est de plus en plus suspecté de neurotoxicité). Présent dans de nombreuses boissons gazeuses, gommes à mâcher, sucrettes, etc. La liste des effets secondaires de l’aspartame (E951) est très longue. De nombreux auteurs et revues ont déjà mis en alerte à ce sujet depuis longtemps. Pour ne citer que quelques publications assez récentes : la revue Biocontact de novembre 2005 avec des articles de synthèse de Corinne Gouget ou Sylvie Simon, la revue Quelle Santé d’octobre 2006, le livre du Dr Hans-Ulrich Grimm « le mensonge alimentaire » chez Guy Trédaniel et aussi le livre-guide très pratique de Corinne Gouget « additifs alimentaires : danger » aux éditions Chariot d’Or en vente en librairie ou dans les FNAC.

De très nombreux sites internet, souvent en anglais, décrivent les effets délétères de l’aspartame.

Mais, le problème des édulcorants ne s’arrête pas à l’aspartame, loin de là… la liste est longue et voici quelques exemples :

L’acide cyclamique et ses dérivés (E 952), la saccharine et ses dérivés (E 954), l’acésulfame-K (E 950). Ce sont des molécules à haut pouvoir sucrant qui sont de plus en plus suspectées d’être cancérigènes.

Ensuite, il existe les polyols (comprenez molécules avec plusieurs radicaux alcool ou –OH).

Parfois, seul cette mention apparaît sur les étiquettes, parfois, la composition est plus détaillée.

Ils sont présents à l’état naturel dans le règne végétal mais des transformation sont cependant nécessaires.

On retrouvera alors beaucoup de nom en « ol » du type xylitol, maltitol, mannitol, sorbitol.

Il existe des suspicions sur ces édulcorants.

Par exemple, de nombreux sites en langue anglaise dénoncent les effets plus que néfastes provoqués sur les chiens par le très en vogue xylitol, de plus en plus présent dans les gommes à mâcher, entre-autres.

Seule la plante sud-américaine Stévia semble épargnée pour l’instant de suspicions (voir le livre de Barbara Simonsohn « la Stévia, Herbe Douce Des Hauts Plateaux Du Paraguay  » chez Médicis).

Il y a mieux, selon une étude menée durant 3 ans par le Pr. Vyvyan Howard, toxico-pathologiste anglais, combiner la prise de plusieurs additifs surmultiplierait la dangerosité. Par exemple une association aspartame et jaune de quinoléine (E104) multiplierait par 7 cette dangerosité.

En conclusion, la sagesse voudrait de respecter environ 5% de sucres rapides dans notre alimentation, de les prendre les plus complets possible sous forme de sucre intégral, de sirop d’érable ou de riz,de  caroube ou de sirop d’agave par exemple, l’organisme bénéficiant ainsi également d’un apport vitaminique et en oligo-éléments encore présents dans ces produits.

Il semble également important d’éduquer nos enfants aux différentes saveurs dès le plus jeune âge afin qu’ils puissent percevoir les bienfaits d’une alimentation vivante, naturelle et riche en goûts divers et variés.

Christian Bauer.

Ingénieur, naturopathe, thérapeute

cbauer1@free.fr

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Vendredi 23 mars 2007

 

SOJA ET MONOCULTURES : LES DERIVES 

Début mars 2006, lors de la même matinée :

- la revue Votre Santé me demande d’examiner un article sur les controverses au sujet du soja

- un représentant de la société Soy vient apporter dans ma boutique bio des laits de soja aromatisés pour les enfants ainsi que la propagande « didactique » (sous forme de plaquette) sur les bienfaits du soja pour les distribuer à nos chers petits

- je reçois dans ma boîte aux lettres la dernière-née des éditions Santé Port Royale : la revue « Quelle Santé » numéro 3 avec comme titre en première page : « le soja : pas si bon que ça ! ». Cela faisait un peu beaucoup de soja pour une seule matinée… Ceci me pousse donc à faire ici un point que j’espère le plus complet possible sur cette légumineuse et aussi à élargir le débat au sujet d’autres monocultures. Dans un premier temps, je vais décrire succinctement le contenu des 3 évènements mentionnés ci-dessus pour ensuite aborder les problématiques liées au soja, tant sur le plan de la santé que sur les plans économique et écologique.

1. Détails sur les 3 « évènements »

2. Le soja et la santé

3. Le soja, l’économie et l’environnement

1. Détails sur les 3 « évènements » :

Votre Santé m’a contacté car j’avais parlé du soja de manière succincte dans un article précédant, plus général (« à quel saint se vouer ») paru aussi dans la revue de l’Institut Paracelse. Je m’interrogeais à cette époque sur les bienfaits ou non du tofu car des revues relativement sérieuses donnaient des informations contradictoires sur le sujet. Suite à cet article, un docteur belge (Marc Deru) m’a répondu dans le courrier des lecteurs du journal. Je l’ai contacté pour avoir plus d’information. Il m’a alors conseillé 2 sites internet :

www.bio-info.be : revue dans laquelle il a écrit 2 articles sous la rubrique « courrier des lecteurs »,

 

www.westonaprice.org : qui est un site américain d’une fondation indépendante et sans but lucratif qui s’investit dans la défense de petits agriculteurs (qui cotisent à l’association). Sous la rubrique « soy alert » se trouvent de nombreux témoignages, pétitions et études faites depuis les années 1970 sur les méfaits du soja non fermenté aux Etats-Unis. On y trouve 2 articles édifiants traduits en français sur le site : « mythes et réalité autour du soja » et « les bonnes raisons d’éviter de consommer les dérivés de soja ». Ces 2 articles sont très techniques, je vais les reprendre en partie dans le deuxième paragraphe.

Mes conclusions à ce jour :

- Consommer des produits à base de soja fermenté (comme le font depuis plusieurs millénaires les Asiatiques) ne comporte aucun risque car la fermentation élimine les molécules toxiques et ne détruit pas les molécules bénéfiques. Ces produits sont les sauces au soja, le miso, le tempeh, le natto que les Asiatiques consomment d’ailleurs dans le cadre d’une alimentation diversifiée.

- Il faut absolument proscrire l’utilisation des laits de soja de tous ordres (aromatisés ou non), le tofu et tous ses produits dérivés (saucisses au soja, steak de soja,…) ainsi que les isolats protéiques de soja, les desserts et crèmes au soja pour les enfants. Jusqu’à quel âge ? Cela reste difficile à dire. Jusqu’à la fin de la croissance me semble être une décision prudente tant que tous les doutes n’auront pas été balayés. Pour les adultes, une consommation épisodique de ces produits ne devrait pas comporter de risques majeurs. L’essentiel restant bien sûr le bon sens qui nous amène à varier notre alimentation, à consommer au maximum des produits bio et sans OGM.

J’ai transmis les informations ci-dessus à Votre Santé et vous pourrez trouver un dossier assez bien fait dans leur numéro 79 d’avril 2006. Je précise que la revue avait déjà tiré les mêmes conclusions que moi avant que je ne transmette des informations complémentaires.

Le deuxième « évènement » de cette matinée de mars 2006 est beaucoup plus alarmant.

Je possède une boutique de produits biologiques. D’habitude, je ne reçois jamais de représentants. Celui de la société Soy avait tellement insisté et le soja m’intéressait déjà pour sa problématique, que je lui ai dit : « d’accord, passez en coup de vent déposer vos objets ». Ce fut chose faite. Il a amené un sac, et puis au revoir. Dans le sac, il y avait deux tetra-brik de lait de soja pour enfants, l’un aromatisé au thé vert et épices, l’autre au café décaféiné (boire du café décaféiné est encore plus néfaste à la santé que boire du café car le procédé d’extraction de la caféine utilise des solvants chimiques dont il reste forcément quelques traces). La pochette surprise comprenait aussi un lot de 40 gobelets en plastique pour dégustation, et, plus grave, environ 100 plaquettes à destination des enfants. Ces plaquettes, sous forme de bandes dessinées, de jeux et de questions expliquent les bienfaits et les procédés de transformation du soja non fermenté avec quelques recettes en prime. Soy a aussi le toupet, dans cette plaquette, de proposer aux enfants un abonnement à leur revue « Coccinelle » à base de jeux, de coloriages, de petits reportages et de pub pour leurs produits pour la modique somme annuelle de 17 euros.

Là, je m’insurge : c’est une honte, c’est criminel et irresponsable ! Et dire qu’ils distribuent cela dans toutes les boutiques bio ! La très grande majorité font cette activité soit uniquement pour le commerce, soit sont en défaut d’informations véridiques (la majorité des informations sont fournies par les fournisseurs qui sont juge et partie). Pratiquement aucune boutique ne fait de la veille technologique ou ne lit les revues de santé un peu sérieuses.

C’est assez dramatique car il est très difficile de redresser la barre par rapport à ce matraquage marketing.

La troisième étape « soja » de cette matinée est assez alarmante également.

Depuis janvier 2006, les éditions Santé Port Royal qui éditent des revues comme « Pratiques de Santé », « Plantes et Santé », « Santé Yoga » et « Santé Pratique Animaux » ont sorti la revue « Quelle Santé ». La revue est truffée de publicité et commence à faire penser à Biocontact… sauf que dans « Biocontact », il n’y a pas grand chose à redire sur les articles de fond. Dans « Quelle Santé », il y a à redire*. Voici quelques points importants mentionnés par « Quelle Santé » dans leur article « le soja : pas si bon que ça ! ».

D’abord, l’article est fait par l’association Sojaxa dont le but est de promouvoir le soja sans OGM (j’ai demandé à Sojaxa qui cotisait dans son association : ce sont les principaux producteurs de lait de soja…).  Sans OGM, c’est très bien, évidemment… Mais les cultures en plein champ de plantes OGM se multiplient toujours malgré l’action des faucheurs volontaires et la dissémination se fait, qu’on le veuille ou non. Il faut aussi savoir que l’union européenne essaye de faire passer une loi pour juin 2006 qui autoriserait un quota de 0.9% de pesticides et d’OGM dans les produits bio. Merci à l’industrie pharmaco-chimique. Les pétitions fleurissent et nous en saurons certainement plus à la fin de l’été. Sojaxa, sur son site internet, est fière de dire qu’une moyenne de 100.000 tonnes de soja sans OGM est produite dans notre cher sud-ouest français. Voudrait-on en faire une région aussi dévastée que la Beauce ou la Brie où les sols sont complètement lessivés par les monocultures, où le paysage est désolant de tristesse, les arbres si rares ?

Bien sûr Sojaxa précise qu’il est mieux de consommer des produits à base de soja fermenté, mais indique aussi que pour la fabrication du tofu, les graines de soja sont mises à tremper et sont cuites longuement (pas de fermentation). Donc, les vitamines sont détruites ainsi que l’acide aminé essentiel contenu dans le soja (comme dans toutes les légumineuses) et qui manque aux céréales : la lysine. Le seul procédé de chauffe qui ne détruise pas la lysine est le procédé UHT (haute température pendant un temps très court) utilisé dans l’industrie laitière…Mais le traitement UHT détruit tellement d’autres choses bénéfiques à la santé qu’il vaut mieux ne pas l’utiliser. Aucun emballage de lait de soja ne mentionne le procédé de chauffage utilisé. Les sites internet des fabricants indiquent qu’il s’agit d’un chauffage classique en deux temps (donc destruction des vitamines et de la lysine). Pour le tofu, on en remet encore une couche après : il est ensuite coagulé à 84°C.

Sojaxa indique également que le soja contient tous les acides aminée essentiels ! Là, je demande à voir les analyses ! C’est nouveau, ça vient de sortir ! A ma connaissance, les légumineuses sont généralement carencées en tryptophane et méthionine (2 acides aminés essentiels), les céréales étant carencées en lysine. C’est pour cela que l’on conseille toujours des associations céréales-légumineuses que les peuples utilisent de manière naturelle depuis des lustres. Par exemple, les haricots rouges avec le riz en Amérique latine, le couscous (pois chiches et semoule de blé) dans les pays du Magreb. Il est possible qu’une légumineuse soit un peu plus riche qu’une autre en tryptophane. C’est peu être le cas du soja. A voir. N’empêche que dans les analyses divulguées par Sojaxa, les acides aminés cystéine et méthionine ne sont pas distingués. Les taux de chacun ne sont donc pas connus individuellement…et c’est la méthionine qui est un acide aminé essentiel…Le doute s’installe.

A ma connaissance, la seule plante contenant tous les acides aminés essentiels est la quinoa qui est une plante à feuille dont on utilise les akènes (fruit sec contenant la graine, comme la noisette par exemple) et qui était la base de l’alimentation des incas. Je reparlerai de cette plante au paragraphe 3. Sojaxa affirme que les laits de soja permettent une bonne croissance des enfants au Canada et aux Etats-Unis : c’est faux. Il suffit d’aller sur le site westonaprice.org mentionné plus haut pour s’en convaincre. Enfin, Sojaxa vante les bienfaits de la génistéine et de la daïdzéine (2 phyto-oestrogènes contenus dans le soja) alors que des études montrent que ces 2 molécules peuvent provoquer des perturbations hormonales (voir le site américain déjà mentionné). Après ces 3 « évènements », j’ai fait un certain nombre de recherches sur internet.

La plupart des sites dénoncent surtout le côté OGM du soja.

Plusieurs sites réputés assez sérieux en parlent au niveau nutritionnel.

-Biogassendi : ils disent que les phyto-oestrogènes n’ont pas de conséquences sur la santé. Mais, devinez ce qu’ils vendent sur leur site internet ? Du lait de soja en poudre pour bébé et des comprimés de phyto-oestrogènes de soja… Décevant.

- PasseportSanté.net : sur ce site canadien (anciennement réseau Protéus), il n’y a qu’un article sur le lait de soja et le tofu. Il vante les vertus des phyto-ostrogènes. L’article date de l’année 2000… Et pourtant, en 1997, le magazine médical anglais « The Lancet » a fait état d’une étude montrant que le fait de boire ne serait-ce que deux verres de lait de soja par jour suffisait à perturber le cycle menstruel féminin.

- mercola.com : ce site comporte de très nombreux articles bien documentés sur les méfaits du soja non fermenté, mais, uniquement en anglais.

- www.aci-multimedia.net/feminin/nutrition/soja : le site fait une très bonne synthèse simple à lire sur le soja non fermenté… et en français !

L’article paru dans la revue Horizons Virtuels n°27 de janvier 2005 me semble rester une bonne référence.

La revue Alternative Santé recommande également la prudence quant aux phyto-oestrogènes du soja suite à une étude italienne (février 2006).

 2. Le soja et la santé :

 

 

Entrons maintenant dans certains détails un peu plus techniques. Dans un premier temps, laissons de côté les produits à base de soja fermenté si le soja est bio et sans OGM (tout le monde s’accorde à dire qu’ils sont bénéfiques pour la santé dans le cadre d’une alimentation variée) pour nous intéresser uniquement aux produits à base de soja non fermenté bio et sans OGM. Les propos qui suivent sont une compilation des sites mentionnés plus haut … pour essayer de faire court.

Les toxines goitrogènes : présentes dans le soja non fermenté, elles provoqueraient des dérèglements thyrodïens, notamment  l’hypothyroïdie.

L’hémaglutine : cette substance favoriserait l’agglutination des globules rouges, donc la formation de caillots … avec les conséquences que l’on peut imaginer : rupture d’anévrisme, etc..

L’acide phytique : il résiste même à la cuisson longue et bloque en partie l’absorption intestinale d’éléments essentiels comme le calcium, le fer, le zinc, le cuivre, le magnésium et le calcium. Ces éléments sont essentiels à notre homéostasie et participent à des milliers de réactions de notre métabolisme.  

Les inhibiteurs de trypsine : la trypsine est une enzyme élaborée au niveau du pancréas et injectée au niveau du duodénum pour la digestion des protéines afin de les transformer en acides aminés qui sont aussi l’une des bases de notre homéostasie. Il existerait également dans le soja des inhibiteurs d’autres enzymes pancréatiques. Ces inhibiteurs seraient même impliqués dans certains cancers. Les procédés de fabrication des isolats protéiques de soja ne permettent d’éliminer qu’une part infime des inhibiteurs de trypsine. Des isolats protéiques de soja, on en trouve à tous les sauces : dans les ersatz de viande, de produits laitiers, d’hamburgers végétaux, de milkshake, de pâtisseries, boissons… Des programmes sont organisés pour favoriser cela dans les cantines scolaires par exemple.

Nous avons déjà mentionné le fait que le soja ne contenait à priori peu de méthionine et de tryptophane et que la lysine était détruite à la cuisson. Ces acides aminés sont des acides aminés essentiels car non « fabricable » par l’organisme humain…Un peu comme la « vitamine » C que l’organisme humain ne peut pas non plus synthétiser. Sans compter que si l’on utilise des récipients d’aluminium lors du procédé de fabrication des isolats protéiques de soja qui comporte un bain acide, l’aluminium se retrouve dans les produits finis. Les dégâts causés par l’aluminium commencent à être connus (Alzheimer, etc.).

Les nitrites et la lysinoalamine : les procédés de fabrication des isolats protéiques de soja génèreraient ces cancérigènes que sont les nitrites et une toxine appelée lysinoalamine. C’est d’ailleurs pour cela que la FDA n’a pas accordé le statut GRAS (Generally Recognised As Save = reconnu comme non nocif pour la santé) aux isolats protéiques de soja.

Soja et ostéoporose : les aliments à base de soja bloqueraient l’assimilation du calcium et provoquent des carences en vitamine D.

Le soja et la vitamine B12 : cette vitamine est chère aux végétariens puisqu’elle est essentiellement présente dans les produits animaux. Apparemment, « l’analogue » à la vitamine B12 contenue dans le soja ne serait pas assimilable par l’organisme. Pire, la consommation de soja augmenterait les besoins en vitamine B12.

Les oestrogènes-like : nous avons déjà parlé de la génistéine, de la daïdzénine. On peut y ajouter les isoflavones de soja qui dérègleraient le système endocrinien et pourraient favoriser l’apparition de cellules cancéreuses. La consommation précoce de soja entraîne de ce fait des développements plus précoces chez la jeune fille et plus tardifs chez le jeune garçon. Sans parler de l’effet des oestrogènes relâchés dans les rivières par le biais des urines des femmes qui prennent la pilule. On se demande pourquoi le taux de spermatozoïdes « valides » chez les hommes est en baisse continuelle. Ben voyons ! Les moines bouddhistes consommaient du tofu pour faire baisser leur libido (l’hormone majeure du caractère mâle étant la testostérone, et celles du caractère féminin les oestrogènes et la progestérone).

Soja et vieillissement : des études auraient montré que les personnes consommant abondamment du soja non fermentés montraient une diminution des fonctions cognitives et une incidence plus grande de folie et de maladie d’Alzheimer à un âge avancé.

Donc, soja non fermenté = prudence.

3. Le soja, l’économie et l’environnement :

Des voix s’élèvent contre l’ampleur considérable que prend la monoculture du soja au niveau mondial et son impact tant écologique qu’économique. En effet, la monoculture du soja a augmenté d’environ 435% en 30 ans. Ces manifestations se dirigent essentiellement contre le soja OGM. Même s’il existe un fossé énorme entre une plante OGM et une plante non OGM, il me semble qu’il ne faut pas trop dissocier le soja avec ou sans OGM sur ce plan là. Même si la monoculture du soja non OGM ne représente « que » 100.000 tonnes dans le sud-ouest de la France, eh bien, cela reste une monoculture qui va à l’encontre de la biodiversité, clé de l’équilibre environnemental. Surtout lorsque l’on connaît les bénéfices relativement limités que peut apporter cette légumineuse, voire ses aspects dangereux lorsqu’elle n’est pas fermentée. D’autant plus que la tendance actuelle consiste surtout à développer à outrance des gammes de produits issus du soja non fermenté et pas du tout les sauces soja, le tempeh, le miso ou le natto.

La monoculture du soja est présente dans des pays de plus en plus nombreux. Elle affecte plus particulièrement l’Amérique, en commençant par les Etat-Unis qui ne s’en sortent pas trop mal au niveau économique … apparemment.

Ce qui se passe en Amérique latine est plus grave : au Brésil, 47% des surfaces cultivées en grains sont consacrées au soja alors que des millions de personnes souffrent de la faim dans ce pays et qu’il importe pour nourrir sa population. L’équivalent d’un quart du territoire français a été déforesté en Amazonie en l’espace de 7 ans au profit du soja. L’emploi massif de produits chimiques affecte la santé des paysans locaux. Nous retrouvons des schémas similaires en Argentine, au Paraguay, en Bolivie.

D’après Sojaxa (pour une fois ils dénoncent correctement et forcément puisque le soja OGM ne les concerne pas), le soja transgénique est en train de se frayer un passage privilégié vers l’Europe via la Pologne (dénoncé par Greenpeace).

Dans de très nombreux cas, les méga exploitations détruisent un nombre considérable d’emplois avec, comme conséquence, l’exode rural, la faim et parfois le maintien de ceux qui restent en situation d’esclavage.

Comble de l’affaire, le gouvernement chinois (pays dont est issu la légumineuse) a autorisé le Brésil à exporter vers la Chine du soja transgénique pendant 5 ans.

Voici quelques sites et revues intéressantes sur le sujet :

- www.sojacontrelavie.org : le site est très bien documenté. Il a également lancé une campagne « soja contre la vie » avec un document à adresser au ministre de l’économie Thierry Breton ainsi qu’aux 2 principaux protagonistes de la filière soja en France : Robert-Louis Dreyfus et Michel Safronoff. Ce document vise à ce que ces acteurs freinent l’expansion mondiale du soja. Une action à faire absolument.

- www.futura-sciences.com propose un point sur la destruction de la forêt amazonienne due au soja avec cartographie à l’appui.

- www.politis.fr a publié un article intéressant : « les indiens sacrifiés du soja », toujours au Brésil.

-   « Votre Santé » n°79 d’avril s’intéresse à la problématique du soja en Argentine dans un article du réseau tourangeau anti-OGM emprunté au site du forum AMESSI, avec en toile de fond la multinationale Monsanto.

En conclusion, et pour changer un peu du soja, je souhaite dire quelques mots sur deux autres monocultures qui m’ont interpellé récemment, même si elles n’ont pas apparemment la même ampleur que celle du soja :

- La quinoa

- La perche du Nil

La quinoa: Cette plante qui pousse sur les hauts plateaux andins était l’alimentation de base des Incas. Elle contient tous les acides aminés essentiels. Elle était autrefois exploitée en rotation avec l’amarante (plante très riche en lysine et sacrée pour les Aztèques) et le maïs. Aucune de ces 3 plantes ne contient de gluten. La quinoa, de part ses vertus, a connu assez récemment un boom et s’exporte en Amérique du nord, en Asie, en Europe et au Japon. L’amarante est pour l’instant restée plus discrète. Face à la demande d’exportation, même le Pérou (n’étant plus auto-suffisant) a passé un accord avec la Bolivie pour intensifier la production de quinoa sur l’altiplano bolivien. Les conséquences sont là : mécanisation à outrance, appauvrissement des sols, usages de pesticides (même si certains paysans astucieux ont élaboré des pesticides naturels), exode rural, mais aussi déséquilibre environnemental par rapport au lama qui ne trouve plus assez de pâturages pour se nourrir. L’ONG « agronomes et vétérinaires sans frontières » travaille à ce rééquilibrage. Sur leur site internet www.avsf.org, vous pourrez visionner 2 vidéos intéressantes sur la Bolivie et la quinoa (oubliez les vidéos sur leurs campagnes de vaccinations !).

 

 

La perche du Nil : L’excellent film documentaire « Le cauchemar de Darwin » de Hubert Sauper, nominé cette année aux oscars, trace de manière poignante l’histoire de la perche du Nil. Ce poisson carnassier a été introduit dans les eaux du lac Victoria au cours d’une expérience « scientifique ».Depuis une dizaine d’années, son exportation vers les pays occidentaux est développée en masse : 200 000 tonnes par an pour la seule ville de Mwanza. Au bout de quelques années, la flore et la faune classiques ont disparu d’une bonne partie du lac. Certains s’en alertent mais les enjeux économiques sont importants pour d’autres. Le tanzanien moyen vivant sur les bords du lac Victoria reste cependant toujours enfoncé dans la misère la plus sombre et l’économie de cette région ne dépend plus que de ce poisson. Par exemple :

-les tanzaniens utilisent les carcasses des poissons  (arêtes et têtes, car ce sont uniquement les nobles filets qui sont acheminés vers les pays occidentaux) qu’ils font sécher dans des charniers grouillants de vers. Les têtes des poissons sont ensuite frites et vendues dans toute la région. Les femmes travaillant là sont atteintes de cécité qui est due à l’émanation de vapeurs d’ammoniaque.

-des enfants de moins de 10 ans, le plus souvent orphelins,  se battent entre-eux pour une poignée de riz devenue hors de prix du fait des sécheresses successives dans le pays. Ils font fondre les emballages polystyrène venant du poisson pour sniffer afin de pouvoir dormir. Après, nous nous étonnerons que les populations soient décimées par un soit-disant sida lui aussi bien lucratif…Le poisson devient un poison…(pour en savoir plus sur le sida : voir le site www.evolutionquebec.com , rubrique santé, article : l’histoire secrète du VIH).  Ce film, avec aussi en toile de fond le trafic d’armes vers l’Afrique pour alimenter les guerres internes, la prostitution, la drogue, la maladie, etc est à voir et à revoir. L’explorateur David Livingston se retournerait certainement dans sa tombe en voyant cela. Que faire ? Continuer à essayer d’alerter un maximum de personnes de bonne volonté, mais les lobbies sont puissants.Même si nos anciens n’avaient pas, apparemment, nos connaissances technologiques, l’expérience des années et le bon sens leur avaient quand même appris certaines règles de base : écouter et respecter la nature par exemple. Nous nous souviendrons certainement longtemps de l’aventure de la monoculture du soja et de son utilisation en tant que produit non fermenté, aussi bien chez les animaux que chez les hommes. La biodiversité, aussi bien chez les animaux (dont l’humain) que chez les végétaux doit rester la garante de l’équilibre planétaire.

Christian Bauer, Ingénieur, naturopathe, thérapeute. cbauer1@free.fr

 

Notes fin d’article : * 1.Depuis un certain temps, je remarque que les éditions Santé Port Royal (que j’aimais bien) dérivent. Ils publiaient bien des articles avec des erreurs, mais revenaient dessus quelques numéros plus tard. Maintenant lorsqu’on fait une remarque justifiée, on se fait envoyer sur les roses sous prétexte que l’on est négatif. Mais, lorsque l’on amène des éléments contradictoires à leurs affirmations, c’est le silence radio. Juste un exemple : dans « Pratique de Santé » numéro 40 de novembre 2005, la revue est fière de rassurer ses lecteurs en disant que le jus de noni n’est pas prêt de disparaître car le lobby mormons a le monopole de la production du noni tahitien. Ce qu’ils ne disent pas, c’est que l’argent ne va pas aux tahitiens et que cette monoculture créera à moyen terme un déséquilibre écologique sur les îles où elle est cultivée. Ce qu’ils ne disent pas non plus c’est que les mormons détiennent le très puissant groupe agroalimentaire Mars, avec ses marques phares comme Mars, Bounty (dont la noix de coco est pasteurisée…au micro-onde : c’est moins cher), Snickers, M&M’s, la moitié des marques d’aliments industriels (et déséquilibrés) pour animaux domestiques au niveau mondial, les machines à café Klix, etc.. Vous savez comment on fait les produits industriels - très chers - pour animaux ? On prend de vieilles carcasses de poulets industriels, des abats de tous ordres, et on les broie dans des malaxeurs à haute température dont il se dégage des odeurs fétides et nauséabondes à faire vomir. Ensuite, de la « sauce chimique » et des gélifiants sont ajoutés : la sauce pour attiser la convoitise et les papilles de nos frères animaux, les gélifiants pour que l’apparence de morceaux soit présente. La mixture est bien sûr stérilisée de manière à éliminer le peu d’éléments vitaux qu’elle pourrait encore contenir. Le marketing couronne le tout en attirant l’attention avec de belles couleurs mauves sur la packaging (testé sur les animaux !) et en se plaçant aux endroits stratégiques des linéaires des supermarchés. Cela donne « Sheba » ou « Pedigree Pal » : produits de luxe pour chats et chiens à haute valeur ajoutée surtout pour la poche des mormons de chez Mars car le produit ne coûte pratiquement rien lors de sa fabrication. Le groupe Mars possède plusieurs usines de pet food en France sous l’appellation Unisabi. Bon appétit. Je n’ai rien contre les mormons, mais quand même… Remarquez, ils restent humbles et le personnel du groupe Mars est l’un des mieux payé au monde… Encore faut-il qu’il résiste à la pression inhumaine infligée au quotidien par les règles « éthiques » du groupe.

2.Dans un article, la revue « Quelle Santé »est heureuse de présenter la nouvelle bio : à Paris, boulevard Haussmann, une boutique du groupe industriel La Vie Claire a maintenant son espace fast-food. La boutique oublie peut-être que certaines des étapes primordiales de l’alimentation sont : - Une bonne mastication, - Prendre les repas dans le calme, la sérénité et la reconnaissance. Le gérant (qui n’est qu’un gérant) est fier d’annoncer que le groupe fournit les émirs arabes, qu’ils ont leurs propres marques (ils sont donc juge et partie), qu’ils proposent des animations (faites bien sûr par leurs fournisseurs… comme Soy ou autres). Ce n’est certainement pas dans ce type de magasin que l’on va vous interdire d’acheter du lait de soja quand il s’agit d’en donner aux enfants ou que l’on va vous expliquer qu’il faut consommer les dérivés non fermentés de soja avec parcimonie. Vous allez plutôt y retrouver les fameuses plaquettes de chez Soy dont j’ai parlé plus haut et les gobelets plastique pour déguster les produits.

Par Christian Bauer - Publié dans : Santé
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