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Santé

Jeudi 22 mars 2007

 

LES PRINCIPALES REGLES D’UNE ALIMENTATION SAINE ET EQUILIBREE  

Mastiquer suffisamment :  C’est un principe fondamental. En effet, la digestion et l’assimilation des aliments commence dans la bouche. Le fait de bien broyer les aliments à ce niveau permet une plus grande efficacité des enzymes salivaires. Ceci facilite ensuite le travail digestif tant au niveau de l’estomac qu’ensuite au niveau du duodénum (première étape intestinale).  

Manger tranquillement, dans le calme, avec plaisir et reconnaissance : C’est encore un élément primordial. Le fait d’être serein et décontracté permet au corps d’utiliser plus facilement l’une des branches du système nerveux qui se nomme le système nerveux parasympathique. C’est lorsque ce système est en action que la digestion s’effectue de manière optimale. On comprend mieux alors pourquoi, après un repas un peu lourd, nous avons tendance à nous assoupir.

Réduire les quantités (sauf  exception) : Nous avons tendance, dans nos civilisations occidentales à trop manger. Faire un jeûne court ou une monodiète de temps en temps est intéressant pour nettoyer l’organisme de ses toxines .Mais attention, il existe des contre-indications au jeûne et il faut rester prudent et bien se renseigner. Le fait de manger lentement et de bien mastiquer permet de mieux écouter son corps et la régulation du besoin en nourriture se fait plus facilement.

Privilégier les aliments de qualité biologique : Ils sont exempts (ou presque) de pesticides, ne contiennent ni OGM, ni colorants ou conservateurs parfois même cancérigènes. Il est faux de dire que manger bio est plus cher. La qualité nutritive est bien supérieure et l’on mange moins car l’effet de satiété est plus rapide. Sans compter les conséquences annexes en terme de frais de santé d’une alimentation avec produits chimiques.

Remplacer les produits raffinés par des aliments semi-complets ou complets (pain, céréales, sucre, sel, huiles bio de première pression à froid) : Les produits raffinés contiennent peu de minéraux, d’oligo-éléments et de vitamines, d’acides gras et d’acides aminés essentiels. Le corps à besoin de ces éléments pour son équilibre et sa bonne santé.

Réduire les faux aliments (café, thé –sauf-vert-, alcool, sucre blanc, boissons sucrées gazeuses, chocolat) et les supprimé en cas de maladie : le café est un excitant, a une action hypertensive. Il empêche l’absorption du fer tout comme le thé. L’alcool ne contient que des calories « vides »…sauf peut-être la consommation réduite de vin rouge bio. Le problème du chocolat vient surtout de la qualité des procédés de fabrication et des ingrédients (torréfaction abusive, mauvaises graisses, sucre blanc). La consommation doit être de bonne qualité et non excessive. Les boissons sucrées contiennent environ 100 grammes par litre de sucre blanc. Evitez à tous prix les édulcorants de synthèse du type aspartame ! Attention aussi au grignotage (chips, biscuits apéritif).

Eviter de rajouter du sel raffiné : L’excès de chlorure de sodium génère de la rétention d’eau. Il est très présent dans les aliments industriels et préparés car il agit en tant qu’exhausteur de goût. Il n’est pas judicieux d’en rajouter. 

Boire des eaux peu minéralisée de qualité :Les minéraux contenus dans les eaux ne sont pas assimilables correctement par l’organisme et se fixent aux mauvais endroits. Les coordonnées de la bioélectronique de Vincent (pH, rH2 et Rô) doivent être mentionnée sur les bouteilles ainsi que le taux de résidus à sec (le plus bas possible) et le taux de nitrates (inférieur à 15 mg pour les bébés : cause possible de la « maladie bleue »). Les principales marques intéressantes sont : Rosée de la Reine, Mont-Roucous, Montcalm, Volcania, Sylvana. Il existe une polémique quant à l’éventuelle ionisation des eaux vendues en supermarché.

Equilibrer les céréales et les légumineuses : Cet association permet un apport complet au niveau des acides aminés essentiels qui sont la base de la construction des protéines nécessaires à notre corps.

Respecter au mieux l’équilibre glucides (environ 55%), lipides (environs 30%), protides (environ 15%) : Ce sont à peut-près les pourcentages dont notre corps a besoin. Pour les glucides, un apport d’environ 5 % de sucres rapides (saccharose, fructose,…) est suffisant. Les lipides doivent être de bonne qualité (surtout dans les graisses végétales bio).

Préférer les aliments frais de saison : Plus l’aliment est frais, moins les principes nutritionnel comme les vitamines sont détruits.

Attention au mode de cuisson : A bannir absolument : le micro-ondes et le brûlé (effet cancérigène). Préférer des cuissons douces à la vapeur ou à l’étouffée à four doux. Attention à la cuisson des huiles, au type d’huile utilisé, renouveler fréquemment les bains de fritures.

Baisser la consommation de viande au profit du poisson, des œufs et des céréales : En dehors des considérations éthiques et éco-biologiques, les ressources en protéines existent dans de nombreux aliments autres que la viande. Les viandes sont riches en acides gras saturés qui favorisent par exemple l’apparition des maladies cardiovasculaires.Il faudrait préférer les viandes blanches ou maigres, éviter les charcuteries et surtout les consommer bio (les supprimer en cas de maladie).

Manger les fruits crus et les glucides simples (jus de fruits, miel) loin des repas. Eviter les aliments « acides » avec les amidons : Nous avons vu que la digestion commence dans la bouche. Il existe 2 types d’enzymes salivaires. L’un fonctionne avec une acidité en bouche forte et l’autre avec une acidité plus faible.Ce sont les enzymes pré-digérant les amidons qui sont actives à une acidité faible. Si l’on combine les aliments très acides avec des amidons, ces derniers ne sont donc pas digérés et le travail au niveau intestinal sera d’autant plus important à fournir. Certaines personnes arriveront à faire le travail uniquement par le biais des amylases pancréatiques, d’autres non. Ceci provoquera des troubles digestifs. Il est donc déconseillé à ces personnes de faire des associations acides-amidon (comme les pizzas, les spaghettis bolognaises, etc : en effet la tomate est acide et les pâtes contiennent beaucoup d’amidon).  

Essayer d’introduire un plat de crudité par jour : Elles sont riches en fibres et les vitamines et minéraux restent présents. Les fibres ont de nombreux avantages comme par exemple réguler le transit intestinal, provoquer un effet de satiété, aident à la diminution du taux de glucose sanguin.   Christian Bauer ,Ingénieur, naturopathe, thérapeute. cbauer1@free.fr

Par Christian Bauer
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Jeudi 22 mars 2007

 

  ARTHROSE ET TRAITEMENTS NATURELS : PRECISIONS

Je souhaite revenir sur l’article paru dans Votre Santé n° 74 au sujet de l’arthrose car il me semble important d’y apporter quelques précisions. Selon le dictionnaire Delamare, la définition de l’arthrose est : « Nom sous lequel on désigne des affections chroniques dégénératives non inflammatoires des articulations. Elles surviennent après la cinquantaine ( !!!) et frappent surtout le genou, la hanche, les articulations vertébrales et les articulations des doigts ».  A mon sens, l’article paru dans Votre Santé n° 74 fait un amalgame trop rapide entre les processus inflammatoires et les processus arthrosiques, même si ces derniers sont étroitement liés. Cependant, les actions à entreprendre n’en demeurent pas moins en partie distinctes. Au niveau structurel, le cartilage comme les os font partie de ce que l’on appelle les tissus conjonctifs de  soutien. Dans tous les tissus conjonctifs de soutien, l’on distingue 3 éléments :

 -         la matrice ou substance fondamentale : c’est un gel contenant de l’eau (entre-autre) et de l’acide hyaluronique qui a comme propriété de retenir l’eau.

 -         Des fibres : il en existe 3 types principaux (collagène, élastine et réticuline)

 -         Des cellules : ces cellules sont différentes dans l’os et dans le cartilage : au niveau de l’os on les nomme (ostéoblastes ou ostéocytes en fonction de leur degré de « maturité »), au niveau du cartilage, elles sont nommées chondroblastes ou chondrocytes pour les mêmes raisons.  En terme de constitution et d’après nos connaissances, il y a donc une différence notable entre ces 2 structures (os et cartilage).Cette différence n’est pas mentionnée dans l’article précédent, cependant, elle paraît importante.

En effet, au niveau de l’os :  

 - La matrice est peu abondante  

 

 

   - Les cellules ont une forme différentes de celle du cartilage (ostéocytes ou ostéoblastes)

  - Les fibres sont très abondantes.

   Au niveau du cartilage (sachant que l’on distingue principalement 3 types de cartilages : hyalin, élastique et fibreux) :

  - La matrice est présente et très dense

  - Les cellules sont des chondrocytes ou chondroblastes.

  - Les fibres sont peu abondantes.

   Bien sûr, il existe une « espèce » de « continuité qui permet de passer de l’os (ou des différentes « couches » de l’os au cartilage (aux cartilages…). Les tendons en faisant partie. En faisant l’amalgame entre os et cartilage, on fait aussi l’amalgame entre processus inflammatoire (arthrite) et processus dégénératif (arthrose). Ils ne relèvent pas du même processus.Ils sont distincts bien que liés. En « ite », on a les maladies, en « ose » on a le vieillissement, la dégénerescence. Pour essayer d’être simple, je vais poser une formule triviale qui concerne l’équilibre acido-basique.Je précise que, selon les religions (médecins ou naturopathes) ces termes n’ont pas la même signification. Pour un médecin l’acidose est l’acidose sanguine. Pour un naturopathe, l’acidose est l’acidose cellulaire. Elles sont inversées… C’est peut-être aussi un peu pourquoi, ces 2 professions ont du mal à s’entendre…En tous cas pour certains… On peut consulter certains auteurs pour plus de précisions, comme Christopher Vasey (naturopathe suisse) qui a écrit « L’Equilibre Acido-basique aux Editions Jouvence ». C’est un livre assez didactique, bien qu’il comporte certaines erreurs. De plus, d’un côté comme de l’autre, personne ne prend en compte les « fameux » microzymas d’Antoine Béchamp.Ils contribuent aux processus de vie que sont les pathologies ainsi qu’au  rétablissement d’un équilibre souvent précaire. L’organisme est complexe, organisé et intelligent ! Donc, voici la trop simple « formule » : ACIDE + BASE  <  ----   > SELS + EAU vue par les naturopathes.L’excès d’acide dans les cellules, lié à de nombreux facteurs dont l’alimentation, la pollution (de tous ordres, y compris celle du stress) génère ce que l’on appelle des pathologies en –ite (c’est-à-dire inflammatoire = douleur), chaudes. C’est un processus de réparation, entre-autre lié au stress. De plus, le tempérament intrinsèque de la personne a une influence non négligeable sur ces phénomènes.L’excès d’acide demande (pour équilibrer la réaction chimique) des bases. Ces bases, on les trouve dans les os, d’où les phénomènes de déminéralisation par « pompage » des minéraux dans les os.Lorsque la réaction est déséquilibrée, des sels sont créés et ces cristaux ou sels se déposent notamment au niveau des articulations. On a ainsi des pathologies froides, dites en –ose dont l’arthrose fait partie.On parle alors souvent de dégénérescence. Les carences en silice et vitamine C, entre-autres, jouent un rôle important dans ce processus. Mais, tout cela reste une histoire un peu théorique et de courants historiques. Il peut être intéressant de s’en référer à la bioélectronique de Vincent pour aller plus loin. Un laboratoire intéressant pour ce type d’analyses : Risse et Verseau – 18, rue Théodule Ribot – 75017 Paris (01 47 63 48 77) Il est probable que la bioélectronique de Vincent n’explique pas tout. Il serait intéressant de travailler en dynamique par rapport à ces données, notamment au sujet des rythmes circadiens et l’ influence qu’ils ont sur les coordonnées de la bioélectronique. Ces coordonnées sont : le pH, le rH2 et Rhô (la résistivité) : A ce jour, il semblerait que, pour le sang veineux, les données soient les suivantes :

rH2 <28 et pH<7 : acide réduit 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

rH2 <28 et pH>7 : alcalin réduit 

rH2>28 et pH<7 : acide

 

rH2>28 et pH>7 : alcalin oxydé 

Il serait intéressant que les chercheurs (et certains le font) aillent plus loin dans ces considérations un peu « basiques » et trop figées. On constate que l’influence combinée du pH, du rH2 et de Rhô en dynamique est souvent peu étudiée, ou, en tout cas peu divulguée. Je vais maintenant revenir point par point sur certains des paragraphes de l’article précédent sur l’arthrose afin d’essayer d’y apporter quelques précisions :

Les zones les plus touchées :

- Les reins n’ont pas de rapport direct avec l’arthrose (voir définition). L’important est de respecter l’équilibre acido-basique en buvant des eaux peu minéralisées (car les minéraux des eaux minéralisées ne sont que peu assimilables par l’organisme et se fixent en se cristallisant s’ils ne sont pas sous forme colloïdale). Il est primordial que les eaux consommées respectent des coordonnées correctes au niveau de la bio-électronique de Vincent et qu’elles soient correctement dynamisées.

- Pour le dos, il est important de noter que certains exercices physiques simples évitant notamment les phénomènes de lordose sont une excellente méthode préventive et même curative.   

- La maladie de Dupuytren n’est pas en relation directe avec l’arthrose. Elle touche les aponévroses (les gaines entourant entre-autres les tendons). Des exercices physiques spécifiques régulier, l’homéopathie et l’huile essentielle d’hélichryse italienne contribuent entre-autres à son atténuation.

Les plantes :

Le paragraphe de l’article précédent est très pertinent en ce qui concerne les différentes formes galéniques. Cependant, il n’y a aucune raison pour que cela soit différent pour la prêle. Le principal, en ce qui concerne la prêle, est (à mon avis) que les jeunes pousses de prêles contiennent de la silice sous forme COLLOIDALE assimilable par l’organisme alors que la prêle adulte contient en majorité de la silice sous forme cristallisée (très peu assimilable par l’organisme).  

Pour agir sur l’inflammation :

Je rappelle que l’inflammation est un stade et que l’on peut avoir des inflammations sans pour autant en arriver au processus dégénératif arthrosique.

La verge d’or : c’est essentiellement un antiseptique urinaire qui traite la conséquence d’une infection urinaire. Ces infections sont souvent liées à un déséquilibre de la flore intestinale. Il est donc judicieux de prendre des probiotiques (entre autres) qui permettent la régénération de la flore intestinale. Ces déséquilibres de la flore intestinale sont la plupart du temps en relation avec des conflits psychiques (comme problème avec son époux ou avec ses proches, par exemple).

La réglisse : attention, elle n’est pas recommandée en cas d’hypertension artérielle ! L’une des plantes à mentionner également en cas d’inflammation est le cassis.

La gemmothérapie :

La gemmothérapie est en effet une technique douce très intéressante pour de nombreuses pathologies. Cependant, le docteur Pol Henry, fondateur de la gemmothérapie, a mis au point une technique d’extraction sur 3 solvants : eau, alcool et glycérine. On obtient alors un macérat-mère concentré. La pharmocopée française ne respecte pas les principes établis par Pol Henry : l’extraction se fait seulement sur l’alcool et la glycérine (ce qui ne permet pas l’extraction des principes actifs uniquement solubles dans l’eau). La préparation est ensuite diluée dans de l’eau pour obtenir une solution 1D. Le président de la Fédération Européenne d’Herboristerie (Philippe Andrianne) a créé un petit laboratoire de production (Herbalgem) qui utilise les principes du Dr belge Pol Henry. Ces techniques prennent aussi en compte les aspects symboliques et énergétiques. Elles sont également en lien avec la médecine chinoise. Sur le thème spécifique de l’arthrose, j’utilise pour ma part avec succès le macérat-mère de cassis couplé avec un réglage de l’équilibre acido-basique (très important) ainsi que le silicium organique.

Les huiles essentielles :

Effectivement !!

Les huiles essentielles doivent être utilisées avec prudence. La posologie dépend essentiellement des familles de molécules contenues dans chaque huile essentielle :

Par voie orale :

-         les huiles essentielles se prennent à raison de 12 gouttes par jour en 4 prises (c’est-à-dire 4 fois 3 gouttes par jour) et ceci pour les huiles de type condimentaire.

-         Pour les huiles contenant des phénols, la posologie est : au maximum 6 gouttes par jour en 3 prises

-         Pour les huiles contenant des cétones, la posologie est : au maximum 4 gouttes par jour en 2 prises.

Dans la majorité des cas, l’utilisation des huiles essentielles doit être limitée dans le temps. Je ne m’étendrai pas ici sur les autres voies d’administration.Par contre, il me semble un peu hâtif que d’affirmer que les huiles essentielles drainent l’acide urique : cela dépend lesquelles. Il est aussi très important de signaler que pour qualifier une huile essentielle, il est indispensable de connaître son chémotype précis. Par exemple, Pour la bergamote, il faut préciser : citrus aurantiumL.ssp.bergamia feuilles (dit petit grain bergamote) car l’autre, citrus aurantiumL.ssp.bergamia zeste (dit zeste de bergamote) n’a pas de propriété anti-inflammatoire. C’est la présence des aldéhydes dans le chémotype feuilles qui confère les propriétés anti-inflammatoires. Juniperus communis n’est pas une appellation suffisante (plusieurs chémotypes).

Il existe aussi un très bon antalgique et anti-inflammatoire très abordable pécuniairement : l’eucalyptus citronné (cette appellation suffit dans ce cas).L’important est donc de savoir quelles sont les molécules contenues dans les huiles essentielles. 

Je vais citer quelques groupes de molécules pour fixer les idées :

-         Les monoterpènes : essentiellement des stimulants de que certains appellent le système immunitaire, antalgiques et dermocaustiques à long usage

-         Les sesquiterpènes : excellents anti-inflammatoires

-         Les phénols : fortemment anti-infectieux et immuno-stimulants, irritants pour les muqueuses et hépato-toxiques à dose forte et répétée, à diluer dans une huile végétale sur la peau.

-         Les aldéhydes : bon anti-inflammatoires, calmants du système nerveux, peuvent irriter les muqueuses et la peau.

-         Les cétones : calmantes, sédatives, à forte dose ou dose répétée elles sont neurotoxiques, stupéfiantes, épileptisantes, voire abortives (la menthe poivrée en contient…). Elles ont des propriétés vermifuges et anti-mycosiques.

Bien sûr, la liste des familles de molécules citée est loin d’être exhaustive.

Il est bien évident que plusieurs familles de molécules peuvent être présentes dans les huiles essentielles. Il est simplement nécessaire de savoir que, lorsqu’on utilise une huile essentielle, il vaut mieux s’en référer à un aromathérapeute qui prendra les précautions et les décisions nécessaires et suffisantes.

Chondroïtine et glucosamine :

Ces substances n’ont pas d’effet particulier si le cartilage est complètement absent. Dans ce cas, seuls les minéraux et l’homéopathie sont utiles.ilest donc plus que nécessaire de faire une radiographie pour savoir si oui ou non il reste du cartilage au niveau de l’articulation douloureuse avant de s’investir dans un quelconque traitement.  La glucosamine que l’on trouve dans les compléments alimentaires est issue de coquille de crustacés. S’ils sont morts avant, c’est mieux. Il existe des controverse quant à la chondroïtine : contrairement à que qu’il est écrit dans Plantes et Santé n°52, page7, la chondroïtine n’est pas souvent extraite des tissus articulaires ou de la trachée des bovins, mais bien du cartilage de requin…et même si elle l’était… Des mises en alerte concernant la chondroïtine et le cartilage de requin ont déjà été donnée (par exemple dans Horizons Virtuels n°27, page 8) relativement aux effets anti-angiogéniques du cartilage de requin, surtout en cas de cancer. Donc : chondroïtine = prudence. Par exemple, la société Dexsil (qui commercialise entre autre des produits pour les articulations) n’utilise pas la chondroïtine dans ses préparations anti-arthrosique, elle utilise de la glucosamine, du MSM, du silicium organique et des huiles essentielles. Les formules sont assez efficaces, même si je n’adhère pas aux procédés de cette société qui a quand même le toupet de citer sur l’un de ses sites internet le fait qu’elle commercialise le G5 dont Loïc Le Ribault a, entre autre, la « paternité ».

Il y a d’ailleurs beaucoup d’explications sur le G5 et le silicium organique dans un livre à paraître prochainement : « L’Histoire Vraie du Silicium Organique à Usage Thérapeutique » publié par AMESSI (auteur : Laure Pouliquen). Je ne pense pas qu’Alain Scohy, par exemple, me contredira sur les effets du silicium organique en cas d’arthrose, ainsi que sur le fait qu’il est nécessaire de protéger les requins qui font eux aussi partie de l’équilibre de la chaîne alimentaire.

Les vitamines :

Il est vrai que la vitamine C a bien des vertus. Cependant, de nombreux auteurs notent qu’au-dessus de 5 grammes par jour, la vitamine C naturelle exacerbe les processus inflammatoires du fait de sa teneur en potassium. Donc, attention à l’excès. Des traitements très spécifiques existent pour des doses plus élevées, mais il faut être très prudent.

En conclusion :

Il est important de différentier les processus inflammatoires des processus arthrosiques.L’équilibre acido-basique joue un rôle primordial dans ces 2 processus. Il est possible à obtenir ou à rétablir sachant que les éléments majeurs restent la gestion du stress, le tempérament de la personne, l’exercice physique, l’alimentation et la pollution. Il est également important de savoir que la silice sous forme colloïdale ou organique est un partenaire très important. Il faut aussi savoir, qu’en médecine chinoise, c’est le foie qui gouverne les articulations. Ainsi, un drainage du foie (avec les plantes adéquates) à toujours un effet bénéfique sur les articulations, surtout s’il est pratiqué dans la saison énergétique de cet élément (printemps énergétique). En médecine psychosomatique, les pathologies liées aux articulations sont souvent considérées comme liées à des conflits de dévalorisation en rapport avec le mouvement. Enfin, il faut bien se garder d’appliquer une recette par soi-même sans en référer à un spécialiste car les choses sont complexes. Un même produit, à une certaine dose et sur certaines personnes peut avoir un effet bénéfique. Ce ne sera pas forcément le cas à une dose différente et sur une personne différente.

Christian BAUER

Ingénieur, naturopathe, thérapeute.

cbauer1@free.fr

Par Christian Bauer
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Vendredi 23 mars 2007

LES DANGERS DE L’ASPARTAME

Qui n’a pas vu ou consommé des produits lights ou sans sucre ? Il y en a des milliers dans pratiquement tous les secteurs de l’alimentaire. Les sucres naturels sont (soit pour maigrir, soit pour raison de santé) remplacés par des édulcorants (qui donnent un goût sucré) de synthèse. Le chef de file de ces édulcorants est aujourd’hui sans conteste l’aspartame ou E 951. L’aspartame est conseillé par de nombreux professionnels de santé (diabétologues, nutritionnistes, dentistes, médecins généralistes). Cet édulcorant est bien sûr présent dans les fameuses sucrettes ou sucre de table en poudre du type Canderel ou nutrasweet, mais aussi dans de nombreux médicaments, petits déjeuners instantanés, céréales, chewing-gums sans sucre, mélanges cacaotés ou chocolatés, boissons au café, desserts réfrigérés, dessert gélatineux, boissons à base de jus de fruits, sodas, laxatifs, multivitamines, boissons lactées, thés ou cafés instantanés sucrés, mousses ou crèmes, yaourts, confitures, produits de régime, etc. Seulement voilà, l’aspartame est toxique et plus de 90 effets secondaires sont aujourd’hui répertoriés à son sujet dont certains très graves.Alors, comment en est-on arrivé là ? Pour l’argent bien sûr  (le E951 rapporterait plus d’un milliard de dollars par an aux industriels mondiaux). Mais d’abord, un peu d’histoire… En 1965, un chimiste des laboratoires de la société GD Searle découvre par hasard cette molécule alors qu’il travaillait sur un médicament pour soigner les ulcères. Dès 1967, des études sont menées prouvant la dangerosité de cette molécule. Pourtant, en 1973, Searle présente des études à la FDA en occultant les travaux précédents (une bonne solutions aux édulcorants comme la saccharine et les cyclamates retirés du marché car reconnus comme cancérigènes !). Une première autorisation d’utilisation comme additif dans les aliments secs est donnée par la FDA en 1974. Cette même année, la FDA suspend cependant sa mise sur le marché alors qu’il commence à être consommé en France. Malgré de nombreux rapports très inquiétants (notamment sur la toxicité du méthanol qui entre dans la composition de l’aspartame à hauteur d’environ 10%), l’aspartame est autorisé dans des produits comme les chewing-gums, les édulcorants de table, les céréales, certains desserts et cafés instantanés en 1981, puis dans les boissons gazeuses aux Etats-Unis puis en Angleterre en 1983 et dans les suppléments de vitamines en 1984. En 1985, la tristement célèbre firme Monsanto (pesticides, OGM,…) rachète la société Searl. C’est l’essors mondial de l’aspartame. Pourtant des voix commencent à s’élever, les rapports se multiplient, les plaintes de consommateurs aussi, essentiellement aux Etat-Unis. En 1995, le docteur Betty Martini crée l’association Mission Possible International pour alerter sur les dangers de l’aspartame, depuis les ouvrages et témoignages se multiplient.

 

Entrons un tout petit peu dans la technique. Pourquoi l’aspartame est-il dangereux ? Il est composé de :

-50% de phénylalanine, acide aminé nécessaire au corps mais qui ingéré en excès peut provoquer des troubles cérébraux

-40% d’acide aspartique, acide aminés provoquant des troubles neurologiques

-10% de méthanol, poison mortel responsable de cécité ou de mort chez certains alcooliques. Il était présent dans l’absinthe qui a été interdite pour cela.

L’aspartame est excitotoxique et neurotoxique. Pour des détail plus techniques, voyez le site internet en référence1. Les mécanismes physico-chimiques sont très bien décrits dans l’une des revues du site. Citons maintenant les principaux effets dus à l’aspartame (bien sûr, il peut exister d’autre cause) : Troubles psychiatriques, psychologiques, neurologiques et cérébraux divers (dont Alzheimer), problèmes d’ordre musculaire, digestif, urinaire, cardiaque, sanguin, sexuel, cutané, gustatif, auditif, visuel et d’élocution… parfois la mort. Pour avoir une liste précise et exhaustive de l’ensemble des troubles, je vous invite à consulter le site internet mentionné en référence1. Si vous ou quelqu’un de votre entourage ressent l’un ou l’autre de ces effets et qu’il consomme de l’aspartame. Pensez à arrêter ! Les effets bénéfiques se font généralement sentir au bout d’une semaine. Attention, certaines études (Pr. Vyvyan Howard, toxicopathologiste à Liverpool) alertent sur le fait que combiner l’aspartame avec d’autres additifs alimentaires augmente jusqu’à 7 fois  la toxicité. En Avril 2006 à Sao Paulo, un enfant de 10 ans est mort. Le diagnostic fut : estomac gonflé, mort par asphyxie. Ce petit avait simplement bu du Coca light et mangé des bonbons Mentos. Le Pr. Alexandre B. Mergenthaler révèle que l’acésulfame K INS930 contenu dans la boisson light, combinée avec l’arôme artificiel contenu dans le Mentos créent le Ta9V4 générant de hauts niveaux de gaz jusqu’à explosion. Attention, l’aspartame n’est pas le seul édulcorant de synthèse ayant des effets néfastes sur la santé. Globalement, il vaut mieux les éviter.

1 : www.Sortir-Autrement.com, revue n°17, article » aspartame : attention danger ».

Quelques autres références :

-Biocontact n°152, novembre 2005.

-« Additifs Alimentaires : danger », Corinne Gouget, éditions Chariot d’Or.

-« The taste that kill », Dr. Russell Blaylock (en anglais).

-« le mensonge Alimentaire », Dr. Hans-Ulrich Grimm, éditions Guy Trédaniel.

-« Hard to Swallow », Doris Sarjeant et Karen Evans, Alive books,Vancouver (en anglais).

 

 

 

 

 

Christian Bauer ,Ingénieur, naturopathe, thérapeute. cbauer1@free.fr http://la-marjolaine.skyblog.com

Par Christian Bauer
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Vendredi 23 mars 2007

MIEUX CONNAITRE CEREALES ET LEGUMINEUSES

Au même titre que les fruits, les légumes, les huiles végétales ou encore les fruits oléagineux, les céréales et les légumineuses constituent l’un des piliers fondamentaux de notre alimentation, donc, de notre santé… Hormis le fait de ne pas nuire, l’un des préceptes d’Hippocrate était : l’alimentation est notre première médecine.

DEFINITIONS : Revenons d’abord sur les définitions car qui sait réellement ce que sont des céréales et des légumineuses ?…Certains confondent même légumes (appellation vulgarisée) et légumineuses.

En terme botanique, la tomate est un fruit : le saviez-vous ?

Les céréales : Ce sont généralement des plantes de la famille des graminées dont les grains sont très souvent réduits en farine et qui servent à la nourriture de l’homme et des animaux domestiques (par exemple : blé, seigle, avoine, orge, riz, maïs, millet). Elles ont une grande importance économique dans la fabrication de nombreux produits : pains, pâtes, pâtisseries, biscuits, petits déjeuners divers…ainsi que dans l’alimentation animale et dans l’industrie (bière, alcool, amidon,…).

Les légumineuses : Ce sont des plantes dicotylédones (c’est-à-dire ayant 2 cotylédons, contrairement au maïs par exemple qui est une plante monocotylédone). Les parties que nous utilisons proviennent d’une gousse qui est en fait le fruit de la plante. Les familles végétales dont viennent les légumineuses sont les papilionacées, les césalpiniacées et les mimosacées. On peut par exemple citer les pois, le soja, les lentilles, la luzerne, le trèfle. Donc, rien à voir avec un poireau ou une carotte au niveau botanique mais aussi en terme nutritionnel.

COMPOSITION :

Les apports des céréales, des légumineuses et des « légumes » sont tout simplement différents et néanmoins tous utiles et complémentaires. Les légumes sont surtout riches en eau, en fibres (cellulose facilitant le transit intestinal mais non digestible), vitamines et oligo-éléments, même si ceci reste un raccourci général trop rapide car ils contiennent aussi des protéines. Les intérêts essentiels des céréales et des légumineuses, même si elles contiennent aussi des micro nutriments et des fibres, sont les glucides complexes (ou glucides lents) et les protides. Contrairement aux légumes, elles ne contiennent que peu d’eau (ce sont des graines) et l’apport glucidique et protéique est donc plus concentré. De manière générale, les légumineuses contiennent 2 fois plus de protéines (environ 20 à 40 %) que les céréales (environ 10 à 20%).Il y a donc plus de glucides lents (qui devraient constituer environ 50% de notre alimentation) dans les céréales.

COMPLEMENTARITE :

Aucun aliment n’est parfait. En terme d’apport  protéique, les céréales sont généralement carencées en lysine et les légumineuses en tryptophane et méthionine. Ce sont tous trois des acides aminés essentiels, c’est-à-dire de petites molécules que l’organisme ne peut pas synthétiser mais qui sont indispensables à la fabrication des grosses molécules protidiques dont les fonctions sont très variées dans l’organisme : formation d’hormones ou d’enzymes, maintien des tissus, par exemple (les acides aminés sont au nombre de 8 pour l’adulte. Il faut y ajouter l’histidine pour l’enfant). C’est pour cela qu’il est recommandé d’allier céréales et légumineuses, pas forcément dans un même repas d’ailleurs. Ancestralement, cela avait été intuitivement compris par tous les peuples de la planète. Pour ne citer que 2 exemples connus :

-les pays du Magreb consomment du couscous soit du blé (céréale) avec des pois chiches (légumineuse)…et des légumes

-les pays d’Amérique Latine consomment du riz (céréale) avec des haricots rouges (légumineuse) souvent associés la tortilla (galette de maïs ou de blé : céréale).

La revue Biocontact n°162 d’Octobre 2006 a fait un dossier très complet sur les protéines, même si les articles sont parfois un peu contradictoires. L’important reste à mon sens de varier les différents apports en céréales et légumineuses en consommant des produits de bonne qualité, sans OGM ni pesticides mais aussi d’écouter les besoins de son corps et de consommer si possible des produits issus de la région dans laquelle l’on vit. Nous avons tout ce qu’il faut à portée de main. Pourquoi faire des monocultures d’une seule plante, de la mondialiser sous prétexte qu’elle est riche ? A titre d’exemple, je vais citer la quinoa et le soja :

-la quinoa : ce n’est pas une céréale, c’est un akène, mais elle s’apparente aux céréales. Le fait que cette plante contienne tous les acides aminés essentiels l’a mise très en vogue…Au point de complètement déséquilibrer l’éco-système sur l’altiplano bolivien. Est-ce bien raisonnable ?

-le soja : très riche en protéines, cette légumineuse est très médiatisée. De nombreuses polémiques existent quant à son utilisation lorsqu’il n’est pas fermenté. Sa culture intensive met à genoux les paysans argentins et contribue grandement à la déforestation de l’Amazonie…et tout cela avec OGM. Le soja même sans OGM devient aussi une monoculture à mon sens déséquilibrante en terme d’environnement dans le sud-ouest de la France. Pour en savoir plus sur ces 2 monocultures, voir Votre Santé n° 79 et 82  et la revue de l’institut Paracelse n° 58 (www.alain-scohy.com). 

LE GLUTEN :

Il est difficile de parler des céréales sans dire un mot du gluten puisqu’il est constaté de plus en plus d’allergies à cette protéine. Pourquoi ces allergies ? C’est difficile à dire. En psychologie, il est souvent considéré que le phénomène allergique en général est un problème de relation à l’autre (au sens large du terme : cela peut être une personne, un objet, un lieu…).On peut  éventuellement aussi penser que chez certaines personnes, l’évolution physiologique subit un décalage grandissant par rapport à la vitesse à laquelle l’homme crée des hybrides de céréales. Le système digestif n’est alors plus adapté aux nouvelles variétés.Il existe une autre approche intéressante : les intoxications aux métaux lourds. Ces intoxications bloqueraient des systèmes enzymatiques et par conséquent l’assimilation de certains aliments comme le gluten et la caséine.Sur ce sujet, je vous invite à consulter l’interview faite par Corinne Grumberg de Elke Arod, qui est nutridiététicienne et présidente de l’association Stelior (un centre international de recherche et d’étude sur les troubles du métabolisme et du comportement). L’interview est disponible sur www.montagneverte.info, dans la rubrique informations santé et sous le titre « métaux toxiques et troubles du comportement ».Dans la pratique, en cas d’intolérance au gluten, il faut connaître les céréales ou assimilées qui n’en contiennent pas : ce sont : le maïs, le millet, la quinoa, le riz, le sarrasin, la teff et l’amarante.

Christian BAUER

Ingénieur, naturopathe, thérapeute. cbauer1@free.fr

http://la-marjolaine.skyblog.com  

Par Christian Bauer
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Vendredi 23 mars 2007

LES FLEURS DE BACH

Cette méthode, très proche de l’homéopathie, a été mise au point par le Docteur Edward Bach (1886-1936). Il récupérait des pétales de fleurs à la rosée du matin, puis les disposait dans un bol en verre ou en terre (posé à même le sol) contenant de l’eau pure et laissait le tout un temps au soleil. La préparation était ensuite filtrée et mélangée à de l’alcool blanc à hauteur de 50% de chaque. Cette préparation est appelée élixir mère. Ensuite, 3 à 4 gouttes de cet élixir mère sont placées dans un flacon en verre de 10 ml qui est complété avec du Brandy. Ce sont les flacons que nous trouvons aujourd’hui dans le commerce. Edouard Bach avait mis au point 38 élixirs floraux. Les élixirs floraux travaillent au niveau émotionnel en vue d’un lâcher-prise. Il est possible de les classer en 7 catégories : la peur, les incertitudes, le manque d’intérêt pour le présent, la solitude, l’hyper sensibilité aux influences et aux idées, l’abattement et le désespoir, le souci excessif d’autrui.Il existe 2 écoles en vue d’arriver au lâcher-prise des émotions. Les uns utilisent 1 voire 2 remèdes, les autres vont jusqu’à en mélanger 6 ou 7. Le travail sur la personne se fait par couche. Lorsque l’une ou  des émotions ont disparues, d’autres peuvent apparaître. On change alors de remède pour continuer à aller vers la cause du déséquilibre…Un peu comme si l’on épluchait un oignon. Certains thérapeutes utilisent l’interrogatoire pour donner un ou des remèdes, d’autres la kinésiologie ou la radiesthésie. Certains combinent plusieurs techniques. Pour un adulte, le travail du ou des remèdes peut durer jusqu’à environ 3 semaines. Il faut ensuite faire un pause pour faire le point. Les réactions sont plus rapides chez les enfants et parfois seulement de 24 heures pour les bébés. Les animaux sont également très sensibles aux fleurs de Bach. Le traitement classique consiste à mettre 2 à 3 gouttes sous la langue de manière répétée tout au long  de la journée (8 ou 9 fois si vous le désirez) : c’est la fréquence qui compte, pas la quantité! Certains diluent les fleurs de Bach, mais attention : s’il y a erreur sur le remède, cela peut faire ressortir des émotions qui ne posait pas problème à la personne. Utilisé pur, les élixirs floraux, même en cas d’erreur sur le remède, ne font  généralement pas remonter d’émotions non problématiques. L’un des principaux élixir utilisé en dilution est « Star of Bethlehem » ou encore « la Dame d’Onze Heure ». Il est utilisé en cas de détresse, de choc psychologique ou physique. Là encore, la dilution a ses règles. On utilise un flacon neuf de 30 ml que l’on remplit d’eau avec quelques gouttes de citron ou d’alcool pour éviter la floculation et en suite on rajoute le remède. Si l’on souhaite travailler sur le premier tiers de la vie de la personne on rajoute 3 gouttes de « Star of Bethlehem », 6 gouttes pour le deuxième tiers et 9 gouttes pour le troisième tiers. Aujourd’hui, de très nombreux laboratoires  se disputent cette technique avec des procédés de fabrication différents, des dilutions différentes. Certains couplent aussi les fleurs de Bach avec le silicium organique et les huiles essentielles. Les autres choses essentielles à savoir sur les fleurs de Bach sont les suivantes :

-il ne faut pas les exposer aux ondes (scanners, portables,…) et refuser que votre boutique de diététique ou votre pharmacien les passe au lecteur de code barre.

-il ne faut pas les prendre avec les huiles essentielles (sauf recherche de pointe particulière) ni avec l’homéopathie et ne pas stocker à proximité de ces 2 types de remèdes. N’oublions pas que nous travaillons au niveau énergétique.

En cas d’incertitude sur l’émotion qui prédomine, il existe un remède composé de 5 élixirs : c’est le remède d’urgence ou Rescue. On met alors quelques gouttes sous la langue de manière assez répétitive dans un laps de temps court jusqu’à ce que l’émotion disparaisse. Dernier point à noter : en thérapie, il peut être intéressant de coupler ou de travailler en parallèle avec les fleurs de Bach et les techniques du deuil tibétain lors d’un processus de deuil.

Christian Bauer.

Ingénieur, naturopathe, thérapeute

cbauer1@free.fr

http://la-marjolaine.skyblog.com

Par Christian Bauer
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Vendredi 23 mars 2007

HYGIENE VITALE DE LA FEMME ENCEINTE ET DU NOURRISSON

LA PREPARATION :

Prendre la décision de mettre au monde un nouvel être est un choix délicat et important qui se fait à deux.

Le travail préparatoire à cette venue nécessite quelques précautions tant pour la femme que pour l’homme afin que la grossesse se passe le mieux possible.

1 : Pour papa :

Ce travail sera plus important pour la femme car c’est elle qui accueillera le futur embryon en son « sein », mais celui de l’homme n’est pas non plus à négliger.

Tout d’abord au niveau du soutien psychologique à la compagne et aussi de son hygiène de vie personnelle.

Pour l’homme, la préparation à la venue du petit être commence environ 3 mois avant la décision de l’acte (cela reste bien sûr très théorique !). Spécifiquement, la qualité des spermatozoïdes est liée à l’apport en zinc. Il est possible de le trouver dans les graines de courges et aussi le POP (huîtres). De manière générale, l’hygiène de vie consistera à faire de l’exercice physique, même léger comme la marche et à veiller à une alimentation saine et équilibrée comme nous l’avons déjà développé dans la revue 59. Il semble tout de même important d’en rappeler certains points qui sont de toute façon valables en dehors d’une période de conception d’un enfant :

-mastiquer suffisamment, manger tranquillement, lentement, dans le calme et la reconnaissance

-remplacer les produits raffinés par des aliments semi-complets (pain, céréales) ou complets (sucre, sel), consommer des huiles de première pression à froid de qualité biologique

-introduire au moins un plat de crudités par jour

-baisser la consommation de viande au profit du poisson, des œufs et des céréales

-réduire les faux aliments comme le café, le sucre blanc, l’alcool, les boissons sucrées type soda ou autres. Bannir absolument les édulcorants de synthèse du type aspartame

-boire des eaux peu minéralisées (donc plates) mentionnant si possible les coordonnées de la bio-électronique de Louis-Claude Vincent (pH,  rH2, résistivité), le taux de résidus à sec et le taux de nitrates (qui doit absolument être inférieur à 15 mg/l). Eviter l’eau du robinet ou la filtrer

-privilégier les aliments de qualité biologique, frais et de saison.

2 : Pour maman :

Bien sur, les règles précitées sont aussi valables pour la future maman. Cependant, le travail de préparation est plus complexe et devra commencer environ 6 mois avant la conception.

Le repos et la détente sont de mise, même si cela s’avère parfois difficile dans nos modes de vie actuels.

Une bonne supplémentation en vitamines, magnésium, calcium et fer est nécessaire. Il est possible de la trouver dans une alimentation riche et variée en céréales et légumineuses et, à défaut, sous forme de préparation de plantes vendues en boutique diététique ou  de compléments alimentaires. Le Pianto doré gastronomique pourra être d’un grand secours, par exemple (1 à 6 cuillères à café par jour). Il faut savoir que le stress et la pollution ont une incidence non négligeable sur notre propension à l’absorption des minéraux et autres vitamines.

Une bon apport en oméga 3 et oméga 6 est également primordial. Il est disponible dans certaines huiles comme l’huile de noix ou l’huile de colza, dans les fruits oléagineux et dans les poissons de mers froides, entre-autres.

L’huile d’olive de première pression à froid et de qualité biologique est aussi recommandée. Consommer des algues comme la spiruline, du pollen frais, de la levure de bière (en quantité modérée car elle contient des purines qui acidifient le corps), des germes de blé permet de bons apports en vitamines et oligo-éléments. La consommation d’aromates en tout genre est également recommandée à condition qu’ils ne soient pas irradiés, ce qui est souvent le cas dans les produits industriels.

Il faudrait vraiment éviter le café et le tabac (qui contient du cadmium, un métal lourd), ne pas consommer de fénugrec ni de trèfle rouge car  ces 2 plantes sont abortives.

Les bains de siège froid sont conseillés car ils stimulent la tonicité du plancher pelvien.

Eviter au mieux les ondes électromagnétiques (télévision, micro-ondes, portables, ordinateur, radio-réveil, etc) et les éliminer par exemple en marchant pied nus dans la rosée, disposer d’une lampe en cristal de sel ou d’un ionisateur.

Si la future maman a des troubles anormaux du type perte de mémoire, vertiges, céphalées, agitation, troubles de l’humeur douleurs musculaires ou articulaires, troubles cutanés, digestifs ou autres (la liste est très longue…). Il peut être intéressant de procéder à une analyse de présence de métaux lourds. Elle s’effectue au niveau des cheveux de la salive et des selles et aussi du sang. Dans ce cas, il faut en référer à un thérapeute connaissant le sujet.

En cas d’intoxication, il est nécessaire d’essayer de se désintoxiquer au maximum avant la procréation. En effet, c’est substances passent la barrière placentaire et se fixent au niveau de l’embryon. Il s’agit essentiellement du plomb, du mercure et du cadmium.

Lors de la préparation à l’acte procréateur, la joie et l’amour sont aussi de très bons remèdes.

 LA GROSSESSE :

Lors de la grossesse, les conseils d’hygiène de vie précités sont bien sûr toujours valables. Il faut cependant ajouter certaines précisions en fonction du développement du nouvel être.

1er mois :

Bien sûr, il n’est pas toujours facile de savoir que l’on est enceinte au tout début, mais il faut quand même savoir que c’est au cours du premier mois que l’embryon est le plus fragile. La vigilance s’impose donc depuis la période de décision de procréation jusqu’à la certitude que le nouveau petit être est en train de se former.

Le premier mois est souvent le mois des nausées…qui peuvent durer jusqu’à ce que le placenta soit vraiment efficace, c’est-à-dire vers le 4ème mois. Ceci peut être psychologiquement lié à un problème d’acceptation totale de la grossesse. Une bonne supplémentation en vitamines et oligo-éléments (jus de légume, eau de mer), la prise de tisane de mélisse, menthe ou angélique peuvent aider à supprimer ces nausées. Il est également possible de mettre un peu d’huile essentielle de citron dans du miel ou de respirer de l’huile essentielle de menthe poivrée (à petite dose) ainsi que d’utiliser l’acupuncture.

2ème et 3ème mois :

C’est le début de l’ossification pour l’embryon (qui devient en termes officiels un fœtus au 3ème mois). Les apports en calcium et magnésium sont donc primordiaux, sous forme de compléments alimentaires si l’alimentation n’est pas assez équilibrée. Attention aux idées reçues sur les produits laitiers. Le taux d’absorption du calcium qu’ils contiennent est faible. Le volume sanguin du nouvel être augmente de manière considérable à cette période, un bon apport en fer est donc nécessaire. De nombreux laboratoires proposent des préparations à base de plantes riches en fer.

Il faudrait aussi essayer, autant que faire ce peux, d’éviter le stress et ses conséquences au niveau intestinal (constipation).

En cas de problème de constipation, il est possible d’utiliser des graines de lin préalablement moulues et trempées, des graines de psyllium, des pruneaux désucrés 12 heures dans de l’eau puis cuits dans une autre eau ou encore des plantes laxatives douces telles que la mauve, la guimauve, la violette.

Le repos et la relaxation sont de mise, l’utilisation des douches rectales est conseillé ainsi que la pratique d’une activité physique douce. L’usage du sauna est possible qu’au 6ème mois si la personne en a déjà fait avant.

Si la future maman n’a pas eu la rubéole, il faut surveiller : les signes sont : ganglions à l’arrière du cou, fièvre, tâches rosées sur la peau.

Il faut également être vigilant quant à la toxoplasmose, plus particulièrement dans les foyers qui possèdent des chats. Il s’agit là de bien laver les aliments. Les signes sont les suivants : ganglions au niveau du cou, des aisselles, de l’aine, fatigue, maux de tête. L’aspect psychosomatique lié à la toxoplasmose n’est pas non plus à négliger : cela peut-être, selon certains une manière « acceptable » d’avorter lorsque la grossesse n’est pas véritablement acceptée…

4ème mois :

Le fœtus grandit…le volume sanguin de la future mère aussi puisqu’il faut le nourrir. Il peut s’en suivre des problèmes de retour veineux. La vitamine C, les plantes contenant des flavonoïdes comme la vigne rouge, le ginkgo biloba, l’hamamélis peuvent contribuer à un meilleur retour veineux. Il en est de même pour les douches écossaises pratiquées en alternance chaud et frais depuis la cheville jusqu’à l’aine , une respiration costale basse afin de faire fonctionner le diaphragme , un peu de marche ou de l’aquagym peuvent également aider.

Dans cette période, le placenta prend ces fonctions entièrement et « normalement » les nausées s’arrêtent.

Du 5ème au 8ème mois :

L’apport régulier en calcium, magnésium et fer, vitamines reste de mise comme lors de la préparation à la grossesse et lors de toute la grossesse. Pour cela, les sels Weleda peuvent être utiles ( ¼ de cuillère à café de la boîte rouge au lever, ¼ de cuillère à café de la boîte bleue au coucher).

C’est aussi peut-être le moment de commencer à prévenir les vergetures pour la future maman. Pour cela, se masser au niveau des seins, des hanches, des fesses et du ventre avec de l’huile de rose musquée ou de l’huile de calophylle reste un bon moyen de prévention.

Les activités physiques douces, la relaxation et les bains chauds sont toujours conseillés lors de cette période.

L’haptonomie (c’est-à-dire, en quelque sorte, la faculté à communiquer avec l’enfant, surtout de la part du père) peut se mettre en œuvre.

9ème mois :

Il est alors possible de réduire l’apport en oméga 3 et oméga 6 sans les supprimer complètement, bien sûr.

Il est nécessaire de contrôler son apport en chlorure de sodium ou sel) car un excès durcit tissus et vaisseaux.

Ceci peut engendrer des soucis de tension artérielle et de rétention d’eau et une fatigue excessive des reins.

En effet, un bon fonctionnement des reins et une bonne circulation est préférable pour éviter des soucis comme la pré-éclampsie ou l’éclampsie menant à des oedèmes importants, des convulsions, voire un coma ou la mort de la maman.

Des plantes comme le bouleau, le frêne, la piloselle, le cassis ou la verge d’or, la reine des prés peuvent être utilisées pour drainer les reins.

Mais, surtout, pas de panique : en médecine traditionnelle chinoise les reins représentent non seulement l’énergie mais aussi la peur, entre autres.

Donc, encore une fois, amour et confiance en la vie.

Nous avons décrit mois par mois certains conseils concernant la grossesse.

Nous récapitulons ici quels sont les procédés naturels utilisables pendant la grossesse de manière générale pour ensuite aborder l’accouchement.

 Procédés naturel qu’il est possible d’utiliser pendant la grossesse de manière générale :

Les bains tièdes aident à la relaxation, le sauna (si on l’a déjà utilisé) est possible jusqu’au 6ème mois pour éliminer des toxines.

En cas d’hémorroïdes, un drainage du foie avec des plantes adéquates comme le marron d’inde ou se mettre une bouillotte chaude sur le foie sont possibles. Les bains de siège frais aident également.

Le contact avec la nature pour se décharger du stress, le repos, la détente, un sommeil de bonne qualité, un équilibre psycho-émotionnel correct sont très importants.

La respiration est également primordiale. Il est souvent dit qu’il ne faut pas manger pour 2 mais respirer pour 2. En ce sens, un respiration lente, ventrale ou costale basse est importante.

Toutes les activités physiques douces liées à la relaxation sont conseillées (piscine, yoga, sophrologie,…) afin que l’acceptation du futur événement soit la plus positive possible.

Les activités artistiques, la lecture, les spectacles, la musique, la méditation y contribuent.

Un ensoleillement (raisonnable !) est également intéressant.

Le massage est également possible, mais soit assise, soit sur le côté.

Il faut également veiller à assouplir le petit bassin et à tonifier le périnée : des exercices de yoga y contribuent. Les bains de siège froids tonifient aussi le périnée.

Il faut être bien conscient que l’enfant enregistre ce qui se passe pendant la grossesse (et à fortiori après la naissance, même lorsqu’il est tout petit). L’harmonie et le bien-être qui règnent autour de lui sont donc primordiaux.

Dès la fin de la grossesse (et bien sûr après l’accouchement), il est possible commencer à prendre des plantes galactogènes (qui augmentent la production de lait) comme par exemple l’anis, le fenouil, le carvi, le cumin, le houblon. Par contre, il faut éviter à tout prix la sauge et le persil qui arrêtent le lait.

L’ACCOUCHEMENT

Au moment de l’accouchement, des phénomènes hormonaux surviennent. Le bébé et la maman produisent des prostaglandines et de l’ocytocine. Cette ocytocine contribue à l’expulsion du bébé mais aussi à la production du lait.

De nos jours, les accouchements sont de plus en plus médicalisés, comme si cela devenait un acte chirurgical. Alors que c’est un acte naturel qui devrait se dérouler dans la joie et la paix, c’est souvent dans le stress qu’il se produit.

A ce moment, c’est le cerveau archaïque qui domine et il n’y a plus de règles. Il est aberrant de demander à la maman « inspirez, bloquez, poussez ». Accoucher allongée est également contre nature.

Il faut savoir qu’à l’hôpital, des injections d’ocytocine de synthèse sont effectuées. Elles peuvent entraîner par la suite un comportement addictif du bébé.

L’accouchement à l’hôpital est aujourd’hui la règle générale. Il est cependant toujours possible d’accoucher chez soi en présence d’un sage-femme bien formée . Il faudra également se procurer un siège spécial accouchement qui permettra d’accoucher assise.

Pour le premier enfant, il est préférable de s’en remettre aux maisons de naissance qui sont de bons compromis entre hôpital et domicile.

Bien sûr, en cas de suspicion d’un problème, il ne faut pas non plus hésiter à recourir à des structures plus lourdes du type hôpital qu’il ne faut pas rejeter en bloc…mais il faut peut-être essayer de faire respecter certaines règles.

A un moment, la poche des eaux se rompt (le liquide amniotique s’échappe)…Au bout d’un certain temps, bébé sort.

L’ingestion d’un peu de flore intestinale de la mère sera à l’origine de sa propre flore. La première chose à faire est de mettre le bébé au sein. Le premier liquide qui sort est appelé colostrum. Il purge l’enfant de certaines toxines et lui donne des anticorps.

Le premier allaitement facilite également le décollement du placenta…si le cordon n’a pas été coupé trop tôt !

Il est possible de récupérer le placenta et de faire une isotropie placentaire en homéopathie. Cela permet à la maman de récupérer plus vite mais aussi de soigner certains maux du bébé….mais il est souvent récupéré pour les laboratoires. Il faut donc demander.

Le fait d’allaiter contribue également à la remise en place de l’utérus.

Pour éviter les crevasses, la maman peut se préparer pendant la grossesse en tirant sur les mamelons et en les frottant avec du citron. Il n’est pas nécessaire d’habiller le petit prématurément.

Le contact peau à peau avec la mère via l’allaitement est important.

Le fait de dormir avec ses parents aussi.

En effet, une séparation intempestive peut générer des conflits pouvant entraîner des problèmes de peau (eczéma, psoriasis,…). Cependant, le fait de dormir avec les parents ne devra pas trop durer. Au bout de quelques mois, mettre un berceau dans la chambre du papa et de la maman est une bonne solution pour faire une transition entre fusion et séparation. L’huile essentielle de clou de girofle peut permettre de faciliter l’accouchement. Elle sera également utile plus tard lors d’éventuels maux de dents (posologie : par voie orale : maximum 12 gouttes par jour en 4 prises soit 4 fois 3 gouttes).

L’homéopathie peut également être d’un grand secours lors de cette étape de mise au monde mais il faut s’en référer à un homéopathe compétent en évitant absolument l’auto-médication.

L’ALLAITEMENT :

Après l’accouchement, il peut être intéressant de se tourner vers un ostéopathe, un fasciathérapeute ou un étiopathe pour le bébé afin de vérifier le positionnement des os du crâne, le bon état de sa colonne vertébrale, mais aussi pour la maman pour des éventuels rééquilibrages au niveau du bassin et de la colonne. Ces praticiens veilleront au bon  équilibre de l’ensemble du corps au niveau fonctionnel mais pour certains, aussi au niveau énergétique.

Bien sûr, l’aliment idéal du nouveau-né est le lait de sa mère ,mais , les gestes liés à l’allaitement ne sont pas forcément instinctifs pour tous.

Il existe un organisme à but non lucratif qui prône l’allaitement :

La Leche League International qui est présente dans plus de 60 pays et qui est reconnue comme l'autorité mondiale en allaitement par l'Organisation mondiale de la santé et l'Unicef. Vous trouverez facilement les coordonnées sur internet (pour la France : 01 39 58 45 84, pour la Suisse 021 61 70 773, pour la Belgique : 02 268 85 80, pour le Canada 514 990 8917). Ces numéros ne sont pas exhaustifs. Il existe des numéros spécifiques en fonctions des départements, cantons, provinces, etc. Pour les internautes, taper simplement Leche League et le nom de votre pays. Il est également possible d’être accompagné par une personne ayant déjà allaité.

Le lait de la maman est l’aliment idéal car il est adapté aux besoins de l’enfant aussi dans le temps.

Les premiers jours, c’est le colostrum qui est produit et qui sert de protection au bébé.

De 3 à 8 jours environ, le lait devient moins riche en immunoglobulines et plus riche en lactose et calcium : c’est un lait de transition.

Après 8 jours le lait devient mature mais se modifie d’une tétée à l’autre et au cours de la tétée : il est plus liquide et plus désaltérant au début et plus épais et plus nourrissant à la fin. C’est ce lait qu’essayent d’imiter les fabricants de laits artificiels.

Le lait maternel à l’avantage d’être à bonne température, vivant, non dénaturé, et gratuit.

Le contact peau à peau favorise la santé affective, le goût de l’enfant est sollicité car le lait de la mère change de goût, son odorat est également sollicité (reconnaissance de la maman).

L’allaitement contribue également à la santé affective de la maman et évite le phénomène de dépression post-partum.

La succion est une source de plaisir : il y a production d’endorphines qui sont calmantes et euphorisantes.

Il est possible qu’apparaisse une irritation du mamelon. Cela est souvent dû à une mauvaise position du bébé. Il faut le mettre bien à l’horizontale en face du téton quelle que soit la position de la mère (verticale ou allongée).

Oligoderm  en spray ou de l’huile de bourrache ou d’onagre mélangée avec un peu d’huile essentielle de carotte (Daucus Carotta) pallient à cette irritation .

Pourquoi le lait maternel est il préférable au lait de vache ?

Les protéines du lait maternels sont différentes de celle du lait de vache.

Le lait maternel contient environ 40% de caséine et 60% de protéines solubles plus fines.

Le lait de vache contient environ 80% de caséine et 20% de protéines solubles.

De plus, le lait de vache contient de la béta-lactoglobuline qui n’est pas présente dans le lait maternel et qui peut être rejetée par le bébé.

Le lait maternel contient des acides gras poly-insaturés (oméga 3) alors que le lait de vache contient des matières grasses saturées.

Enfin, le lait de maman contient aussi des oligo-saccharides (sucres)  qui sont différents de ceux contenus dans le lait de vache mais aussi de ceux présents dans les laits maternisés.

Au sujet des laits maternisés, il faut aussi savoir qu’ils ne contiennent pas les fameuses protéines solubles.

Il peut bien sûr y avoir des obstacles à l’allaitement : il se peut que cela ne soit pas dans les coutumes de la maman, qu’elle ne soit pas disponible car elle travaille, qu’il existe des stress qui coupent l’arrivée du lait. Certaines idées négatives circulent sur le colostrum et les intérêts financiers des vendeurs de lait artificiels sont importants.

Mais le lait maternel ou les produits se rapprochant le plus possible du lait maternel restent de mises jusqu’à l’âge de 6 mois sans diversifier.

Que donner si l’allaitement s’avère problématique ou impossible ?

Il est possible de préparer un « lait fromager » à partir de fromage blanc biologique (il est déjà prédigéré) à 0 ou 20% de matières grasses en mélanger un demie portion de fromage blanc avec une demie portion d’eau pure filtrée ou en bouteille à 37°C (attention aux taux de nitrates et de résidus à secs qui doivent être le plus bas possible et de toute façon en-dessous de 15mg/l en ce qui concerne les nitrates).

Il faut y ajouter un tout petit peu de sirop d’érable ainsi qu’une goutte par kilogramme de préparation d’huile de première pression à froid biologique du type huile de noix ou une capsule d’huile de poisson.

Par contre il faut absolument éviter de donner à l’enfant du lait de soja car il contient trop d’œstrogènes et aussi des principes anti-nutritionnels.

Le lait de riz est également à éviter.

Faute de pouvoir préparer soi-même du lait fromager, il existe des laits végétaux assez proches du lait maternel : ce sont les laits d’amande et de châtaigne et éventuellement le lait de noisette. Ils sont souvent vendus en poudre et alors dégraissés. Il faudra donc rajouter une petite goutte d’huile biologique de première pression à froid.

Il faut aussi absolument bannir le micro-ondes pour chauffer les biberons.

Dernier point et qui n’est pas forcément le moindre : essayer d’éviter les vaccinations, ou dans l’impossibilité de faire autrement, de les repousser le plus possible et au moins jusqu’à l’âge d’un an. Elles constituent une marée toxique surtout chez un enfant tout petit.

 LES PREMIERS REPAS : Nous avons vu précédemment que jusqu’à l’âge de 6 mois, la nourriture de l’enfant est le lait.

A partir du 7ème mois, on introduit d’autres aliments. Si la maman n’a pas la possibilité de préparer elle-même les aliments, attention à  ne pas prendre des petits pots comportant des mélanges de fruits ou de légumes car cela diminue l’éducation au goût. Il est préférable de les prendre avec un seul fruit ou légume et de qualité biologique.

On peut proposer au petit des crèmes de céréales sans gluten à base de riz ou de quinoa par exemple, des purées de fruits comme la pomme ou de légumes cuits (carotte, potimarron, courgette, patate douce). La pomme de terre n’est pas conseillée avant 1 an. Il est possible également de présenter au bébé des croûtons de pain ou des boudoirs pour qu’il commence à se faire les dents. En ce qui concerne le lait, les règles restent les mêmes ( lait maternel, lait fromager, lait d’amande ou de châtaigne, toujours avec un peu de sirop d’érable et d’huile de noix). L’enfant peut aussi commencer à consommer des yaourts et du fromage blanc biologique.

A partir d’un an, l’alimentation peut devenir plus consistante.  Le rythme des repas est d’environ 4 à 5 par jour, mais, il ne faut pas forcer le nourrisson à manger s’il n’en a pas envie. En plus du fromage blanc et des yaourts, on peut donner du fromage sec ou à pâte molle, des fromages frais à tartiner toujours de préférence de qualité biologique.

Les œufs à la coque ( ), les purées d’oléagineux pures ou sur du pain, les céréales, les légumineuses (la lentille étant la plus digeste), les protéines animales (privilégier le poisson) et les légumes crus (si l’enfant est d’accord) peuvent être proposés. Il faut privilégier les produits semi-complets (éviter les produits raffinés et complets). Il reste préférable de ne pas mélanger les aliments pour accentuer la connaissance du goût. En effet, le comportement nutritionnel est quelque chose d’acquis. Il faut aussi toujours garder à l’esprit que l’enfant a besoin de beaucoup de « nourriture » affective et sensorielle et que le contact peau à peau est très important.

 LES BOBOS DE BEBES : La fièvre :

Elle est plus fréquente lorsque le bébé n’est pas allaité. Cela peut provenir d’un problème digestif. Il faut alors essayer de changer de lait, de plus diluer les aliments et d’éviter les repas à base de fruits ou d’aliments trop acides. On peut également moduler la fièvre en baignant le petit dans une eau d’un à deux degrés inférieure à sa température corporelle.

La diarrhée :

Dès l’âge d’un mois, il est possible de donner de l’argile verte en interne. On peut également masser le ventre avec des huiles essentielles comme la lavande vraie ou le romarin à cinéole (10% à mélanger avec une huile végétale). Il est conseillé de faire boire beaucoup d’eau. Les eaux de cuisson du riz et des carottes sont anti-diarrhéiques, le jus de carotte aussi. On peut faire consommer de la gelée de coing et des compotes. Il existe des sels de réhydratation en pharmacie.

La constipation :

Il est possible de faire des petits lavements (l’équivalent d’un verre à liqueur), des massages légers de l’abdomen, de mélanger des plantes laxatives douces (mauve, guimauve, violette) aux légumes, de faire boire du jus de pruneau ou de l’eau d’orge.

Erythème fessier (rougeurs) :

Il faut vérifier si l’alimentation ne contient pas trop de jus de fruits et d’aliments trop acides. On peut utiliser l’argile blanche comme talc, des pommades à base de souci, de la crème Mytosil (en pharmacie).

Rhume, rhinite :

Utiliser des plantes laxatives douces (voir ci-dessus), faire prendre des bains à 37-38°C à l’enfant, diffuser des huiles essentielles comme l’eucalyptus radié ou le pin maritime aide à palier au problème. On peut également se procurer des mouche bébé en pharmacie.

Eczéma :

La toxémie peut être d’ordre alimentaire (voir la qualité ou le type de lait) mais également d’origine émotionnelle. Il est possible que l’enfant vive un conflit de séparation avec l’un de ses parents ou même qu’il ressente une conflictuelle entre ses 2 parents. Cette toxémie peut également être liée à la vaccination. Dans ce cas, il faut s’en référer à un homéopathe compétent. S’il existe des démangeaisons, utiliser de l’argile en poudre (blanche ou verte) en guise de talc.

Problèmes de dents :

Le remède homéopathique Chamomilla est souvent utile dans ce cas en 5,7 ou 9 CH des laboratoires Lehning ou Roccal de préférence : un ou deux granules lors de la douleur. Faire mâcher du pain ou un bâton de guimauve à l’enfant est également une aide. Enfin, il est possible de lui masser les gencives avec du sirop Delabarre.

Otites :

L’intervention d’un homéopathe est souvent très utile. Il est aussi préférable de supprimer le lait de vache et d’éviter les sucreries. Mettre un peu d’huile essentielle de lavande stoechia sur un coton que l’on met dans l’oreille peut également soulager. Une autre technique consiste à appliquer une compresse chaude sur l’oreille et une froide sur le cou.

Christian Bauer

Ingénieur, naturopathe, thérapeute

c.bauer1@free.fr

http://la-marjolaine.skyblog.com.

 

Par Christian Bauer
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Vendredi 23 mars 2007

LIPIDES:LES HUILES VEGETALES

 GENERALITES : Les huiles végétales sont bien sûr constituées essentiellement de lipides ou graisses. Les lipides sont souvent diabolisés à tort. Mais il faut savoir les choisir. Au même titre que les glucides et les protides, ils sont l’un des piliers de notre métabolisme et devraient constituer environ 30% de notre nourriture. Leurs fonctions sont nombreuses au sein de l’organisme : Ils sont la source d’énergie la plus concentrée qui soit avec 9 calories par grammes, ils nous servent de réserve, ont un rôle structurel au niveau des membranes cellulaires, sont les constituants de base de la majorité des hormones, servent de véhicule à de nombreuses vitamines dites liposolubles (vitamines A, D, E et K), etc. Ces substances sont souvent discréditées du fait d’un excès de consommation de graisses saturées que l’on trouve essentiellement dans les viandes grasses, les charcuteries, etc –source d’obésité, de maladies cardiovasculaires, de certains types de cancers- mais aussi par une mauvaise utilisation (surchauffe) ou un mauvais choix qualitatif (achat d’une huile raffinée ou autre).

 

LES ACIDES GRAS ESSENTIELS : Certains aliments contiennent des lipides plus intéressants que d’autres et notamment les acides gras essentiels. Ce sont des molécules indispensables à l’organisme et que celui-ci ne peut pas synthétiser lui-même. Ils sont actuellement très médiatisés sous les noms d’oméga 6 et oméga 3. Qui n’a pas vu une publicité pour une margarine enrichie en oméga 3 ? Les acides gras essentiels sont aussi des Acides (c’est une fonction chimique) Gras (car ils ont de longues chaînes d’atomes de carbone) Poly-Insaturés (car plusieurs des atomes de carbone constituant la chaîne ne sont pas saturés en hydrogène : il y a donc des doubles liaisons entre certains atomes de carbone) souvent nommés AGPI. On les trouve essentiellement dans les huiles végétales, les fruits secs oléagineux, les graines oléagineuses, la margarine végétale non hydrogénée (c’est une mention importante qui doit figurer sur l’étiquette des margarines car l’hydrogénation sature les atomes de carbone, les doubles liaisons carbone-carbone disparaissent et les propriétés de ces molécules avec) mais aussi dans les poissons dits des mers froides (thon, saumon, hareng, maquereau, sardine) en ce qui concerne les oméga 3. Malheureusement, l’état de plus en plus délabrant des océans peut laisser à penser que ces poissons absorbent de nombreuses toxines, notamment le mercure allègrement déversé par l’humain lors de l’orpaillage par exemple. On aura beau dire qu’un poisson a été pêché dans les eaux les plus pures du nord de l’atlantique, eh bien, un poisson, cela voyage ! Les gros prédateurs comme le thon sont plus sur la sellette étant donné qu’ils se nourrissent de poissons plus petits. Cependant, il faut bien manger quelque chose… Mais, ne restons pas alarmiste : de très nombreuses sociétés vendent des huiles de poissons des mers froides en capsule et elles sont normalement tenues à des contrôles stricts quant au contenu de leurs produits. C’est à mon sens cependant dommage d’en arriver là alors que normalement la nature nous donne à profusion ce dont nous avons besoin. Nous nous intéresserons donc par la suite plus précisément aux propriétés de certaines huiles végétales dont nous maîtrisons plus facilement  la qualité et qui restent des produits de consommation courants et non pas des compléments alimentaires. Les oméga 6 et 3 ne sont bien sûr qu’une partie des constituants de ces huiles et d’autres aussi sont bénéfiques à la santé comme les vitamines. Mais, dans un premier temps, voici les principaux points qu’il faut savoir sur les oméga 6 et 3. Au sein de l’organisme et lors de processus chimiques assez compliqués et via certains activateurs (vitamines, minéraux, enzymes) ces acides gras sont à la base, entre-autres des prostaglandines. Il en existe divers types. Les prostaglandines de type 1 et 2 (« issues » des oméga 6) ont un rôle lors de l’inflammation, de l’agrégation plaquettaire sanguine, agissent au niveau immunitaire, sur le système hormonal. Elles sont aussi antagonistes et régulatrices et agissent sur l’homéostasie (équilibre général de l’organisme) ainsi que sur la fluidité sanguine. Les prostaglandines de type 3 ont des rôles anti-agrégant, vasodilatateur et hypolipémiant, agissent aussi sur l’homéostasie, la vision, la fluidité sanguine, le bon fonctionnement du cerveau, la régulation du cholestérol. De nombreux scientifiques d’accordent sur le fait qu’un rapport d’environ 5 sur 1 entre oméga 6 et oméga 3 est optimal pour l’organisme. Cela va plus loin, dans la longue chaîne des réactions chimiques des oméga 3, deux molécules sont présentes. Elles sont appelées « vulgairement » EPA et DHA (acide eicosapentaénoïque et acide docosahexaénoïque…ouf !). Leur rapport optimal se situerait autour de 7 sur 1. Comment s’en sortir au quotidien s’en s’arracher les cheveux ? Nous allons voir cela par la suite.

LES HUILES VEGETALES : L’une des choses primordiales afin de consommer des huiles de qualité est de les acheter biologiques et de première pression à froid.

-De qualité biologique pour éviter d’ingérer des pesticides et des OGM par exemple.

 

-De première pression à froid car une huile chauffée et raffinée (le but de ces procédés étant uniquement d’augmenter le rendement au détriment de la qualité) perd une grande partie de ses propriétés: les fragiles doubles liaisons dont nous avons parlé  se rompent à la chaleur, le raffinage utilise de nombreux solvants chimiques.

De manière générale, il vaut mieux éviter de chauffer les huiles. Plus ces huiles contiennent d’AGPI, plus elles sont fragiles (comme les huiles de noix, de maïs ou de soja). A température relativement basse, il est possible de chauffer des huiles comme l’huile d’olive, celle d’arachide voire celle de tournesol. Pour les fritures, il faut préférer l’huile de palme. Dans tous les cas, attention à ne pas surchauffer l’huile, à la renouveler fréquemment et aussi à la filtrer des particules noires qui restent présentes après chauffage. Entre parenthèses et pour démystifier un peu tous ces termes pseudo-scientifiques (oméga 3, 6, 9), ces appellations ne correspondent en fait qu’à la localisation de la première double liaison carbone-carbone au sein de la molécule. C’est-à-dire que si c’est à partir du 3ème carbone qu’il y a une double liaison, la molécule sera appelée oméga 3. C’est en réalité un peu plus compliqué que cela, mais cela ne reste ni plus ni moins qu’une méthode de classification sans plus d’intérêt. Les huiles sont aussi sensibles à la lumière et à la l’oxygène. Il est donc conseillé de les stocker à l’abri de la lumière et de refermer le bouchon. Ce n’est pas un hasard si les fabricant utilisent des flacons en verre teinté assez sombre (éviter le plastique !). Certains poussent le perfectionnisme jusqu’à mettre les huiles au froid pour diminuer encore l’effet oxydatif. Pourquoi pas. Il faut simplement savoir que les points de solidification des huiles sont très proches des températures ambiantes et qu’à basse température des cristaux solides peuvent se former. L’huile de palme, par exemple, est vendue en pain solide à température ambiante. Voyons maintenant les principales propriétés des huiles les plus courantes. Pour plus de détails, voir les références en fin d’article.

L’huile d’olive : C’est sans doute l’huile la plus médiatiquement réputée en terme de santé. Cependant, elle ne contient que peu des fameux AGPI (acides gras poly-insaturés oméga 3 et 6). Elle contient surtout de l’acide oléique ou encore oméga 9 qui est mono-insaturé (une seule double liaison carbone-carbone) et qui supporte donc mieux la cuisson. Il existe plusieurs qualité d’huiles d’olives : huiles d’olive vierge extra (ne pas chauffer), huile d’olive vierge extra fruitée, huile d’olive vierge extra douce.  Elle contient les vitamines A D E et K, joue un rôle non négligeable à de nombreux niveaux notamment artériel, hépatique, rénal, digestif, cutané.

L’huile de lin : Elle est très difficile à conserver car très riche en oméga 3 (qui sont les acides gras essentiels les plus difficiles à trouver dans la nourriture). C’est pourquoi il est très difficile de la trouver ou parfois en capsule dans certains magasins de diététique, mais à un prix peu abordable. Le plus facile reste donc de l’absorber sous forme de graines directement, le prix restant correct. Ces effets au niveau cutané, hormonal, artériel, diabète, rénal hépatique, intestinal, articulaire sont importants. Les graines de lin constituent l’une des bases de la diététique du Dr. Kousmine.

L’huile de colza : C’est une huile dont le rapport  oméga 3/ oméga 6 est intéressant. Elle a en effet un ratio d’environ 1/3 en ce qui concerne les 2 acides gras essentiels. Son prix est abordable mais son goût est assez prononcé.  Elle est également une source non négligeable en vitamine E (l’un des principaux anti-oxydants). Cette huile a fait couler beaucoup d’encre dans les années 80 du fait de sa haute teneur en acide érucique toxique. Depuis, une variété de colza à faible teneur en acide érucique a été développé, aussi connue sous le nom de canola. Apparemment tout va bien. Un doute subsiste cependant quant à son innocuité si l’on se réfère au site canadien www.evolutionquebec.com. Info ou intox ? Difficile à dire mais restons vigilants. Ce site dénonce aussi certains méfaits de l’huile de soja. Hormis ce doute, cette huile possède les propriétés liées à la présence des AGPI (voir plus haut).

 

L’huile de noix : C’est un compromis intéressant. Cependant, elle reste assez chère à l’achat. Elle contient une proportion intéressante d’AGPI (dont le rapport en d’environ 1/10 entre oméga 6 et 3). Elle s’oxyde assez vite mais pas autant que l’huile de lin ce qui permet d’en trouver en boutique diététique.

L’huile de soja : Elle a un profil un peu similaire à l’huile de noix en ce qui concerne les AGPI. Elle contient aussi des vitamines A D et E ainsi que de la lécithine (comme le jaune d’œuf). Elle est très employée dans les préparations composées. Avec le soja, attention aux OGM.

L’huile de germes de blé : Elle est très chère car il faut de très grandes quantité de blé pour faire un litre d’huile. Elle est surtout connue pour sa bonne teneur en vitamine  mais contient aussi des AGPI, des vitamines A D et K. On lui reconnaît des propriétés reminéralisante, revitalisante, facilitant l’oxygénation cellulaire (anti-anémique, anti-fatigue,…).

Au niveau thérapeutique, je me permets un petit coup de cœur pour l’huile de calophylle (Calophyllum Inophyllum). Malgré une odeur assez particulière ,c’est un très puissant régénérant et cicatrisant tant au niveau digestif qu’au niveau cutané, un décongestionnant prostatique très intéressant associé à des huiles essentielles comme le lentisque pistachier, un anti-infectieux et anti-inflammatoire oropharyngé, un fluidifiant sanguin, un protecteur capillaire et régénérant veineux (associé à l’hélichryse italienne dans le traitement des phlébites par exemple), un anti-acnéïque, anti-eczéma et elle permet d’atténuer le psoriasis. Cette huile est aussi utile en cas d’engelures, de crevasses, d’esquarres, de vergetures, de fissures anales, de radiodermites (très utiles en cas de radiothérapie), de mycoses, d’herpès, d’érythèmes. Elle aide au retardement de tâches de vieillesses, attenue les rides, les vieilles cicatrices, soulage les contractures musculaires et les entorses. Attention, il n’est pas conseillé d’utiliser les huiles grasses (de manière générale) en cas de démangeaison.

Bien sûr, il existe une quantité énorme d’huiles végétales. Elles ont toutes des propriétés d’un côté similaires mais souvent aussi particulières. Le fait d’utiliser à bon escient et de manière alternée les huiles précitées (hormis l’huile de calophylle qui est à usage thérapeutique) me semble déjà être une première approche intéressante. Nous pourrions également citer les huiles de carthame, de maïs, d’amande douce, de noisette, d’onagre, de bourrache, de pépins de courges, de pépins de raisin, de tournesol, etc. Il ne me semble pas nécessaire non plus de complètement boycotter les poissons des mers froides quant à l’apport en oméga 3 pour les personnes non végétariennes. Le doute et la peur en ce qui concerne la consommation des aliments, même les plus sains possible, me semble être aussi un facteur pouvant générer des pathologies. Donc, pas trop de panique, et surtout, restons à l’écoute de notre corps ! Pour aller plus dans le détail, ce qui dépasse le cadre d’un article général comme celui-ci, je vous invite à consulter les sources suivantes :

-le cédérom de la rédaction de Votre Santé et notamment le numéro 65

-le numéro 136 de Biocontact (mai 2004)

-le site http://biogassendi.ifrance.com

-le groupe de discussion Yahoo « naturo05 » et l’onglet fichier (dont le document « aromathérapie » pour les passionnés)

-le livre « La bible de la nutrition optimale » de Patrick Holford aux éditions Marabout.

 

 

 

 

Christian Bauer, Ingénieur, naturopathe, thérapeute. cbauer1@free.fr , http://la-marjolaine.skyblog.com

Par Christian Bauer
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Vendredi 23 mars 2007

L’IRIDOLOGIE

Certains pense que l’iridologie est une méthode de sorciers pour prédire l’avenir…Que nenni !

C’est un outil de diagnostic relativement fiable qui étudie l'iris de l'œil. Il faut d'abord comprendre que l'iridologie n'est qu'un outil d'aide au bilan naturopathique. Cet outil peut éventuellement s'utiliser avant ou pendant une consultation. Cela peut également être un outil de confirmation en fin de consultation. Cet outil n'évite bien sûr en aucun cas une anamnèse complète.. L'iridologie permet entre-autres de renseigner sur la vitalité (régulation du système neuro-végétatif) ou sur des éventuelles faiblesses ou prédispositions organiques d'une personne.

Il faut aussi savoir qu'il existe 2 théories en iridologie :

– la théorie ancestrale des chaldéens de “l'homme enroulé” remise en lumière par Gilbert Jausas vers 1930.

– la théorie de “l’homme debout”, “inventée” par Peczely dans les années 1880 Les 2 théories sont très proches avec quelques petites divergences. Mais qu'est-ce que cela signifie au juste ? Peut-être que cet outil n'a pas encore été suffisamment approfondi. Il faut aussi savoir qu'il existe des liens entre l'iridologie et l'astrologie. Le docteur Duz les a mis en évidence. A ce niveau, il est intéressant de faire un lien entre les déformations des divers secteurs de la pupille et de leurs corrélations au niveau psychologique en se référant à l'astrologie.Certains, comme par exemple Annette Elens-Kreuwels, ont également mis en évidence les liens entre l’iridologie, la bioélectronique de Louis-Claude Vincent et les diathèses du docteur Jacques Ménétrier (voir son ouvrage : « La Médecine des Fonctions aux éditions Le François).

 L’iris est constitué de différents « anneaux » :

-l’anneau 1 correspond au système parasympathique (c’est-à-dire de système nerveux inconscient de la relaxation),

-l’anneau 2 est lié aux plexus nerveux,

-l’anneau 3 se rapporte soit aux sécrétions glandulaires (théorie de l’homme enroulé) ou à l’intestin (théorie de l’homme debout),

-l’anneau 4 met en évidence la circulation dans les gros  vaisseaux sanguins,

-l’anneau 5 est attaché aux différents organes et sera à étudier secteur par secteur,

-pour finir, l’anneau 6 correspond aux petits capillaires et à la peau.

 Dans un premier temps, l’iridologue s’imprègnera de ses premières impressions quant à la couleur (corrélée au niveau d’intoxication ou d’intoxination), à la trame irienne (révélatrice de la vitalité de la personne) et de l’état de la pupille (en lien étroit avec la psychologie passée ou présente de la personne).

Il définira ensuite la constitution principale de l’iris en vue de cerner les principales tendances pathologiques du sujet.

Le praticien évaluera ensuite la résistance vitale de la personne en étudiant la qualité de la trame irienne, le relief irien et l’état de la pupille.

L’étude se poursuivra ensuite de manière plus approfondie par le repérage des signes iriens qui sont des éventuelles prédispositions (signes en relief, vacuoles, lacunes, arc de cercle, radii-solari). En fonction de leur localisation dans les différents secteurs de l’iris, ces signes peuvent être une aide à l’interrogatoire. Par exemple, si une personne a une lacune sur le poumon, nous allons lui demander s’il n’a pas eu ou s’il n’a pas des problèmes respiratoires. Attention !!!Il ne faut en aucun cas paniquer la personne et toujours bien lui expliquer que ce ne sont que d’éventuelles prédispositions. Si elle le souhaite, des conseils afin de ménager les organes potentiellement faibles peuvent alors être donnés.

L’iridologue terminera son évaluation par l’observation du niveau d’intoxination (toxines créées en interne) et d’intoxication (toxines externes). Il peut y avoir des coloration anormales, des tâches, des anneaux électrolytique ou lipidique.

Ces colorations ou tâches viendront cette fois de l’acquis et pas de l’inné comme dans le cas des signes iriens.

Cependant, la démarche du  praticien restera la même avec son patient. En effet, un personne peut très bien avoir des tâches lipidiques et avoir diminué de manière considérable la consommation de graisses saturées depuis des années. Encore une fois, le dialogue et la confiance doivent s’installer et des conseils nutritionnels pourront être donner si nécessaire.

Références :

-« Initiation à l’Iridologie par la Photographie », Denise et Henry Péjouan, éditions Similia.

-« Psychophysiologie, Bioélectronique et Iridologie », Annette Elens-Kreuwels, éditions du Fraysse. Christian Bauer.

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Vendredi 23 mars 2007

LES MICROZYMAS…UNE ETRANGE AFFAIRE

Nous allons évoquer ici un chapitre de la biologie très peu connu et qui aurait pu changer bien des choses dans notre vision de la médecine et de la santé…qui sait, ce sera peut-être le cas dans l’avenir. Aujourd’hui, nous vivons dans une lutte incessante contre le microbe. Il faudrait tout aseptiser pour se débarrasser de ces méchantes petites bêtes, cela devient parfois une phobie. Mais, nous souvenons-nous qu’il y a dans notre tube digestif beaucoup plus de microbes que notre corps contient de cellules ? Certains considèrent également que les mitochondries, ces « centrales énergétiques » cellulaires sont en lien avec les bactéries.  Pourtant, dans le courant du 19e siècle, le professeur Antoine Béchamp avait bien mis en évidence que « le microbe n’est rien, le terrain est tout ». Louis Pasteur, l’un de ses principaux contemporains, l’a d’ailleurs reconnu sur son lit de mort. Pour mieux comprendre l’affaire, il faut remonter un peu dans l’histoire. Dès le 18e siècle, des savants découvrent en observant le vivant des « petits points » partout dans leurs préparations qui se lovent sur eux mêmes en un mouvement incessant. Ces « petits points » (appelés aussi granulations moléculaires ou corpuscules vibrants par ces premiers chercheurs, puis microzymas par Antoine Béchamp, protits, somatides par Gaston Naessens, et enfin assez récemment nanobes ou nanobactéries par des géologues) ont été étudiés de manière rigoureuse et scientifique au cours du 19e siècle, pendant des années, par Antoine Béchamp. La prise en compte des microzymas permet de démontrer de manière scientifique que les maladies infectieuses en particulier viennent de L’INTÉRIEUR DU CORPS et non de l’extérieur, et, plus précisément des microzymas. Ces derniers, notamment en fonction du pH du milieu extra-cellulaire, construisent des bactéries (pH alcalin) ou bacilles de Koch (pH acide) pour réparer l’organisme. Ce sont également eux qui construisent les cellules de l’organisme. Ils construisent également le tissu conjonctif – squelette microscopique de base de l’organisme – et les différents organes. Louis Pasteur, contemporain de Béchamp, a refusé de prendre en compte les microzymas. Ces derniers sont visibles sur le vivant à partir d’un grossissement de 750 et il a donc interdit à ses collaborateurs de dépasser un grossissement de 450 : il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir ! Il a élaboré la théorie de la « panspermie atmosphérique » en mettant en route une guerre incessante aux germes venant soi-disant de l’extérieur. Il a repris pour ce faire le système des vaccinations de Jenner (1789), très rentable financièrement.Le professeur Béchamp, chercheur remarquable et très méticuleux, agrégé de pharmacie, Docteur ès Sciences physiques, Docteur en médecine, n’était malheureusement pas un bon communicant et ses écrits sont souvent des pavés indigestes. Ses découvertes faites au 19è siècle au sujet des microzymas ont donc été occultées. Plus tard, dans les années 1920, tous les travaux européens antérieurs sur les microzymas ont été tout bonnement éliminés lors de la création de la FDA (Food and Drug Administration) comme l’attestent les docteurs américains Dennis Myers et Robert Miller. Ils témoignent même du fait que les ouvrages du professeur Béchamp ont été éliminés de l’université de Pittsburgh et qu’il en est de même à la librairie Nationale du Congrès à Washington DC.

 

Donc, aujourd’hui, nous en sommes là. La science moderne découvre des bactéries et autres dans les tissus malades des maladies chroniques et dégénératives. Des formes microbiennes sont trouvées dans l’ulcère de l’estomac, l’artériosclérose, la maladie d’Alzheimer, le Parkinson, l’arthrite … et beaucoup d’autres affections. Cette science, pour expliquer l’origine des affections, prétend que les germes pénètrent par les gencives lors du brossage des dents, par exemple. Le travail de Béchamp prouve pourtant que ces bactéries sont présentes en tant que résultat et non en tant que cause. Les bactéries évoluent à partir des microzymas qui les construisent de façon à nettoyer les vieux tissus qui se détériorent. On trouve des bactéries dans tous les tissus malades de toutes les maladies chroniques ou dégénératives. La médecine moderne ne les traite qu’avec des antibiotiques (anti-vie !) et des vaccins qui ne sont absolument pas nécessaires … puisque ces bactéries sont le résultat et non la cause. Ce n’est donc pas sur le microbe qu’il faut agir mais sur le terrain de la personne (par des ré-équilibrages internes comme le font certaines méthodes non iatrogènes comme l’énergétique, l’acupuncture, l’homéopathie, la naturopathie) et sur la dimension psychosomatique remise en évidence par le Docteur Michel Moirot et plus récemment par le docteur Ryke Geerd Hamer. Il serait temps que la médecine prenne en compte les travaux d’Antoine Béchamp et de certains de ses contemporains comme Claude Bernard ou d’autres précurseurs.

Références :

-          « Les Microzymas », Antoine Béchamp, réédité en 1990 par le Centre d’Information A. Béchamp, 163, rue St Honoré, 75001 Paris (épuisé : commande du CD du livre : bechamp@eternite.com).

-          « Béchamp ou Pasteur ? », Douglas Hume de 1948, disponible en français sous forme de CD à : l’Académie pour la Défense des Etres Humains, 37, rue de la Pépinière, 17000 La Rochelle.

 -          « Les Microzymas, la Révolution en Biologie », Dr. Alain Scohy, Editions de l’Institut Paracelse (www.alain-scohy.com).

 -          « Origine des Cancers, traitement et prévention », Dr. Michel Moirot, Les Lettres Libres.

 -          www.Sortir-Autrement.com, revues 1,2,8 et 9.

 -          « Pour en Finir Avec Pasteur », Dr. Eric Ancelet, Editions Marco Pietteur, collection Résurgence.

Christian Bauer , Ingénieur, naturopathe, thérapeute. cbauer1@free.fr http://la-marjolaine.skyblog.com

Par Christian Bauer
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Vendredi 23 mars 2007

 

SOJA ET MONOCULTURES : LES DERIVES 

Début mars 2006, lors de la même matinée :

- la revue Votre Santé me demande d’examiner un article sur les controverses au sujet du soja

- un représentant de la société Soy vient apporter dans ma boutique bio des laits de soja aromatisés pour les enfants ainsi que la propagande « didactique » (sous forme de plaquette) sur les bienfaits du soja pour les distribuer à nos chers petits

- je reçois dans ma boîte aux lettres la dernière-née des éditions Santé Port Royale : la revue « Quelle Santé » numéro 3 avec comme titre en première page : « le soja : pas si bon que ça ! ». Cela faisait un peu beaucoup de soja pour une seule matinée… Ceci me pousse donc à faire ici un point que j’espère le plus complet possible sur cette légumineuse et aussi à élargir le débat au sujet d’autres monocultures. Dans un premier temps, je vais décrire succinctement le contenu des 3 évènements mentionnés ci-dessus pour ensuite aborder les problématiques liées au soja, tant sur le plan de la santé que sur les plans économique et écologique.

1. Détails sur les 3 « évènements »

2. Le soja et la santé

3. Le soja, l’économie et l’environnement

1. Détails sur les 3 « évènements » :

Votre Santé m’a contacté car j’avais parlé du soja de manière succincte dans un article précédant, plus général (« à quel saint se vouer ») paru aussi dans la revue de l’Institut Paracelse. Je m’interrogeais à cette époque sur les bienfaits ou non du tofu car des revues relativement sérieuses donnaient des informations contradictoires sur le sujet. Suite à cet article, un docteur belge (Marc Deru) m’a répondu dans le courrier des lecteurs du journal. Je l’ai contacté pour avoir plus d’information. Il m’a alors conseillé 2 sites internet :

www.bio-info.be : revue dans laquelle il a écrit 2 articles sous la rubrique « courrier des lecteurs »,

 

www.westonaprice.org : qui est un site américain d’une fondation indépendante et sans but lucratif qui s’investit dans la défense de petits agriculteurs (qui cotisent à l’association). Sous la rubrique « soy alert » se trouvent de nombreux témoignages, pétitions et études faites depuis les années 1970 sur les méfaits du soja non fermenté aux Etats-Unis. On y trouve 2 articles édifiants traduits en français sur le site : « mythes et réalité autour du soja » et « les bonnes raisons d’éviter de consommer les dérivés de soja ». Ces 2 articles sont très techniques, je vais les reprendre en partie dans le deuxième paragraphe.

Mes conclusions à ce jour :

- Consommer des produits à base de soja fermenté (comme le font depuis plusieurs millénaires les Asiatiques) ne comporte aucun risque car la fermentation élimine les molécules toxiques et ne détruit pas les molécules bénéfiques. Ces produits sont les sauces au soja, le miso, le tempeh, le natto que les Asiatiques consomment d’ailleurs dans le cadre d’une alimentation diversifiée.

- Il faut absolument proscrire l’utilisation des laits de soja de tous ordres (aromatisés ou non), le tofu et tous ses produits dérivés (saucisses au soja, steak de soja,…) ainsi que les isolats protéiques de soja, les desserts et crèmes au soja pour les enfants. Jusqu’à quel âge ? Cela reste difficile à dire. Jusqu’à la fin de la croissance me semble être une décision prudente tant que tous les doutes n’auront pas été balayés. Pour les adultes, une consommation épisodique de ces produits ne devrait pas comporter de risques majeurs. L’essentiel restant bien sûr le bon sens qui nous amène à varier notre alimentation, à consommer au maximum des produits bio et sans OGM.

J’ai transmis les informations ci-dessus à Votre Santé et vous pourrez trouver un dossier assez bien fait dans leur numéro 79 d’avril 2006. Je précise que la revue avait déjà tiré les mêmes conclusions que moi avant que je ne transmette des informations complémentaires.

Le deuxième « évènement » de cette matinée de mars 2006 est beaucoup plus alarmant.

Je possède une boutique de produits biologiques. D’habitude, je ne reçois jamais de représentants. Celui de la société Soy avait tellement insisté et le soja m’intéressait déjà pour sa problématique, que je lui ai dit : « d’accord, passez en coup de vent déposer vos objets ». Ce fut chose faite. Il a amené un sac, et puis au revoir. Dans le sac, il y avait deux tetra-brik de lait de soja pour enfants, l’un aromatisé au thé vert et épices, l’autre au café décaféiné (boire du café décaféiné est encore plus néfaste à la santé que boire du café car le procédé d’extraction de la caféine utilise des solvants chimiques dont il reste forcément quelques traces). La pochette surprise comprenait aussi un lot de 40 gobelets en plastique pour dégustation, et, plus grave, environ 100 plaquettes à destination des enfants. Ces plaquettes, sous forme de bandes dessinées, de jeux et de questions expliquent les bienfaits et les procédés de transformation du soja non fermenté avec quelques recettes en prime. Soy a aussi le toupet, dans cette plaquette, de proposer aux enfants un abonnement à leur revue « Coccinelle » à base de jeux, de coloriages, de petits reportages et de pub pour leurs produits pour la modique somme annuelle de 17 euros.

Là, je m’insurge : c’est une honte, c’est criminel et irresponsable ! Et dire qu’ils distribuent cela dans toutes les boutiques bio ! La très grande majorité font cette activité soit uniquement pour le commerce, soit sont en défaut d’informations véridiques (la majorité des informations sont fournies par les fournisseurs qui sont juge et partie). Pratiquement aucune boutique ne fait de la veille technologique ou ne lit les revues de santé un peu sérieuses.

C’est assez dramatique car il est très difficile de redresser la barre par rapport à ce matraquage marketing.

La troisième étape « soja » de cette matinée est assez alarmante également.

Depuis janvier 2006, les éditions Santé Port Royal qui éditent des revues comme « Pratiques de Santé », « Plantes et Santé », « Santé Yoga » et « Santé Pratique Animaux » ont sorti la revue « Quelle Santé ». La revue est truffée de publicité et commence à faire penser à Biocontact… sauf que dans « Biocontact », il n’y a pas grand chose à redire sur les articles de fond. Dans « Quelle Santé », il y a à redire*. Voici quelques points importants mentionnés par « Quelle Santé » dans leur article « le soja : pas si bon que ça ! ».

D’abord, l’article est fait par l’association Sojaxa dont le but est de promouvoir le soja sans OGM (j’ai demandé à Sojaxa qui cotisait dans son association : ce sont les principaux producteurs de lait de soja…).  Sans OGM, c’est très bien, évidemment… Mais les cultures en plein champ de plantes OGM se multiplient toujours malgré l’action des faucheurs volontaires et la dissémination se fait, qu’on le veuille ou non. Il faut aussi savoir que l’union européenne essaye de faire passer une loi pour juin 2006 qui autoriserait un quota de 0.9% de pesticides et d’OGM dans les produits bio. Merci à l’industrie pharmaco-chimique. Les pétitions fleurissent et nous en saurons certainement plus à la fin de l’été. Sojaxa, sur son site internet, est fière de dire qu’une moyenne de 100.000 tonnes de soja sans OGM est produite dans notre cher sud-ouest français. Voudrait-on en faire une région aussi dévastée que la Beauce ou la Brie où les sols sont complètement lessivés par les monocultures, où le paysage est désolant de tristesse, les arbres si rares ?

Bien sûr Sojaxa précise qu’il est mieux de consommer des produits à base de soja fermenté, mais indique aussi que pour la fabrication du tofu, les graines de soja sont mises à tremper et sont cuites longuement (pas de fermentation). Donc, les vitamines sont détruites ainsi que l’acide aminé essentiel contenu dans le soja (comme dans toutes les légumineuses) et qui manque aux céréales : la lysine. Le seul procédé de chauffe qui ne détruise pas la lysine est le procédé UHT (haute température pendant un temps très court) utilisé dans l’industrie laitière…Mais le traitement UHT détruit tellement d’autres choses bénéfiques à la santé qu’il vaut mieux ne pas l’utiliser. Aucun emballage de lait de soja ne mentionne le procédé de chauffage utilisé. Les sites internet des fabricants indiquent qu’il s’agit d’un chauffage classique en deux temps (donc destruction des vitamines et de la lysine). Pour le tofu, on en remet encore une couche après : il est ensuite coagulé à 84°C.

Sojaxa indique également que le soja contient tous les acides aminée essentiels ! Là, je demande à voir les analyses ! C’est nouveau, ça vient de sortir ! A ma connaissance, les légumineuses sont généralement carencées en tryptophane et méthionine (2 acides aminés essentiels), les céréales étant carencées en lysine. C’est pour cela que l’on conseille toujours des associations céréales-légumineuses que les peuples utilisent de manière naturelle depuis des lustres. Par exemple, les haricots rouges avec le riz en Amérique latine, le couscous (pois chiches et semoule de blé) dans les pays du Magreb. Il est possible qu’une légumineuse soit un peu plus riche qu’une autre en tryptophane. C’est peu être le cas du soja. A voir. N’empêche que dans les analyses divulguées par Sojaxa, les acides aminés cystéine et méthionine ne sont pas distingués. Les taux de chacun ne sont donc pas connus individuellement…et c’est la méthionine qui est un acide aminé essentiel…Le doute s’installe.

A ma connaissance, la seule plante contenant tous les acides aminés essentiels est la quinoa qui est une plante à feuille dont on utilise les akènes (fruit sec contenant la graine, comme la noisette par exemple) et qui était la base de l’alimentation des incas. Je reparlerai de cette plante au paragraphe 3. Sojaxa affirme que les laits de soja permettent une bonne croissance des enfants au Canada et aux Etats-Unis : c’est faux. Il suffit d’aller sur le site westonaprice.org mentionné plus haut pour s’en convaincre. Enfin, Sojaxa vante les bienfaits de la génistéine et de la daïdzéine (2 phyto-oestrogènes contenus dans le soja) alors que des études montrent que ces 2 molécules peuvent provoquer des perturbations hormonales (voir le site américain déjà mentionné). Après ces 3 « évènements », j’ai fait un certain nombre de recherches sur internet.

La plupart des sites dénoncent surtout le côté OGM du soja.

Plusieurs sites réputés assez sérieux en parlent au niveau nutritionnel.

-Biogassendi : ils disent que les phyto-oestrogènes n’ont pas de conséquences sur la santé. Mais, devinez ce qu’ils vendent sur leur site internet ? Du lait de soja en poudre pour bébé et des comprimés de phyto-oestrogènes de soja… Décevant.

- PasseportSanté.net : sur ce site canadien (anciennement réseau Protéus), il n’y a qu’un article sur le lait de soja et le tofu. Il vante les vertus des phyto-ostrogènes. L’article date de l’année 2000… Et pourtant, en 1997, le magazine médical anglais « The Lancet » a fait état d’une étude montrant que le fait de boire ne serait-ce que deux verres de lait de soja par jour suffisait à perturber le cycle menstruel féminin.

- mercola.com : ce site comporte de très nombreux articles bien documentés sur les méfaits du soja non fermenté, mais, uniquement en anglais.

- www.aci-multimedia.net/feminin/nutrition/soja : le site fait une très bonne synthèse simple à lire sur le soja non fermenté… et en français !

L’article paru dans la revue Horizons Virtuels n°27 de janvier 2005 me semble rester une bonne référence.

La revue Alternative Santé recommande également la prudence quant aux phyto-oestrogènes du soja suite à une étude italienne (février 2006).

 2. Le soja et la santé :

 

 

Entrons maintenant dans certains détails un peu plus techniques. Dans un premier temps, laissons de côté les produits à base de soja fermenté si le soja est bio et sans OGM (tout le monde s’accorde à dire qu’ils sont bénéfiques pour la santé dans le cadre d’une alimentation variée) pour nous intéresser uniquement aux produits à base de soja non fermenté bio et sans OGM. Les propos qui suivent sont une compilation des sites mentionnés plus haut … pour essayer de faire court.

Les toxines goitrogènes : présentes dans le soja non fermenté, elles provoqueraient des dérèglements thyrodïens, notamment  l’hypothyroïdie.

L’hémaglutine : cette substance favoriserait l’agglutination des globules rouges, donc la formation de caillots … avec les conséquences que l’on peut imaginer : rupture d’anévrisme, etc..

L’acide phytique : il résiste même à la cuisson longue et bloque en partie l’absorption intestinale d’éléments essentiels comme le calcium, le fer, le zinc, le cuivre, le magnésium et le calcium. Ces éléments sont essentiels à notre homéostasie et participent à des milliers de réactions de notre métabolisme.  

Les inhibiteurs de trypsine : la trypsine est une enzyme élaborée au niveau du pancréas et injectée au niveau du duodénum pour la digestion des protéines afin de les transformer en acides aminés qui sont aussi l’une des bases de notre homéostasie. Il existerait également dans le soja des inhibiteurs d’autres enzymes pancréatiques. Ces inhibiteurs seraient même impliqués dans certains cancers. Les procédés de fabrication des isolats protéiques de soja ne permettent d’éliminer qu’une part infime des inhibiteurs de trypsine. Des isolats protéiques de soja, on en trouve à tous les sauces : dans les ersatz de viande, de produits laitiers, d’hamburgers végétaux, de milkshake, de pâtisseries, boissons… Des programmes sont organisés pour favoriser cela dans les cantines scolaires par exemple.

Nous avons déjà mentionné le fait que le soja ne contenait à priori peu de méthionine et de tryptophane et que la lysine était détruite à la cuisson. Ces acides aminés sont des acides aminés essentiels car non « fabricable » par l’organisme humain…Un peu comme la « vitamine » C que l’organisme humain ne peut pas non plus synthétiser. Sans compter que si l’on utilise des récipients d’aluminium lors du procédé de fabrication des isolats protéiques de soja qui comporte un bain acide, l’aluminium se retrouve dans les produits finis. Les dégâts causés par l’aluminium commencent à être connus (Alzheimer, etc.).

Les nitrites et la lysinoalamine : les procédés de fabrication des isolats protéiques de soja génèreraient ces cancérigènes que sont les nitrites et une toxine appelée lysinoalamine. C’est d’ailleurs pour cela que la FDA n’a pas accordé le statut GRAS (Generally Recognised As Save = reconnu comme non nocif pour la santé) aux isolats protéiques de soja.

Soja et ostéoporose : les aliments à base de soja bloqueraient l’assimilation du calcium et provoquent des carences en vitamine D.

Le soja et la vitamine B12 : cette vitamine est chère aux végétariens puisqu’elle est essentiellement présente dans les produits animaux. Apparemment, « l’analogue » à la vitamine B12 contenue dans le soja ne serait pas assimilable par l’organisme. Pire, la consommation de soja augmenterait les besoins en vitamine B12.

Les oestrogènes-like : nous avons déjà parlé de la génistéine, de la daïdzénine. On peut y ajouter les isoflavones de soja qui dérègleraient le système endocrinien et pourraient favoriser l’apparition de cellules cancéreuses. La consommation précoce de soja entraîne de ce fait des développements plus précoces chez la jeune fille et plus tardifs chez le jeune garçon. Sans parler de l’effet des oestrogènes relâchés dans les rivières par le biais des urines des femmes qui prennent la pilule. On se demande pourquoi le taux de spermatozoïdes « valides » chez les hommes est en baisse continuelle. Ben voyons ! Les moines bouddhistes consommaient du tofu pour faire baisser leur libido (l’hormone majeure du caractère mâle étant la testostérone, et celles du caractère féminin les oestrogènes et la progestérone).

Soja et vieillissement : des études auraient montré que les personnes consommant abondamment du soja non fermentés montraient une diminution des fonctions cognitives et une incidence plus grande de folie et de maladie d’Alzheimer à un âge avancé.

Donc, soja non fermenté = prudence.

3. Le soja, l’économie et l’environnement :

Des voix s’élèvent contre l’ampleur considérable que prend la monoculture du soja au niveau mondial et son impact tant écologique qu’économique. En effet, la monoculture du soja a augmenté d’environ 435% en 30 ans. Ces manifestations se dirigent essentiellement contre le soja OGM. Même s’il existe un fossé énorme entre une plante OGM et une plante non OGM, il me semble qu’il ne faut pas trop dissocier le soja avec ou sans OGM sur ce plan là. Même si la monoculture du soja non OGM ne représente « que » 100.000 tonnes dans le sud-ouest de la France, eh bien, cela reste une monoculture qui va à l’encontre de la biodiversité, clé de l’équilibre environnemental. Surtout lorsque l’on connaît les bénéfices relativement limités que peut apporter cette légumineuse, voire ses aspects dangereux lorsqu’elle n’est pas fermentée. D’autant plus que la tendance actuelle consiste surtout à développer à outrance des gammes de produits issus du soja non fermenté et pas du tout les sauces soja, le tempeh, le miso ou le natto.

La monoculture du soja est présente dans des pays de plus en plus nombreux. Elle affecte plus particulièrement l’Amérique, en commençant par les Etat-Unis qui ne s’en sortent pas trop mal au niveau économique … apparemment.

Ce qui se passe en Amérique latine est plus grave : au Brésil, 47% des surfaces cultivées en grains sont consacrées au soja alors que des millions de personnes souffrent de la faim dans ce pays et qu’il importe pour nourrir sa population. L’équivalent d’un quart du territoire français a été déforesté en Amazonie en l’espace de 7 ans au profit du soja. L’emploi massif de produits chimiques affecte la santé des paysans locaux. Nous retrouvons des schémas similaires en Argentine, au Paraguay, en Bolivie.

D’après Sojaxa (pour une fois ils dénoncent correctement et forcément puisque le soja OGM ne les concerne pas), le soja transgénique est en train de se frayer un passage privilégié vers l’Europe via la Pologne (dénoncé par Greenpeace).

Dans de très nombreux cas, les méga exploitations détruisent un nombre considérable d’emplois avec, comme conséquence, l’exode rural, la faim et parfois le maintien de ceux qui restent en situation d’esclavage.

Comble de l’affaire, le gouvernement chinois (pays dont est issu la légumineuse) a autorisé le Brésil à exporter vers la Chine du soja transgénique pendant 5 ans.

Voici quelques sites et revues intéressantes sur le sujet :

- www.sojacontrelavie.org : le site est très bien documenté. Il a également lancé une campagne « soja contre la vie » avec un document à adresser au ministre de l’économie Thierry Breton ainsi qu’aux 2 principaux protagonistes de la filière soja en France : Robert-Louis Dreyfus et Michel Safronoff. Ce document vise à ce que ces acteurs freinent l’expansion mondiale du soja. Une action à faire absolument.

- www.futura-sciences.com propose un point sur la destruction de la forêt amazonienne due au soja avec cartographie à l’appui.

- www.politis.fr a publié un article intéressant : « les indiens sacrifiés du soja », toujours au Brésil.

-   « Votre Santé » n°79 d’avril s’intéresse à la problématique du soja en Argentine dans un article du réseau tourangeau anti-OGM emprunté au site du forum AMESSI, avec en toile de fond la multinationale Monsanto.

En conclusion, et pour changer un peu du soja, je souhaite dire quelques mots sur deux autres monocultures qui m’ont interpellé récemment, même si elles n’ont pas apparemment la même ampleur que celle du soja :

- La quinoa

- La perche du Nil

La quinoa: Cette plante qui pousse sur les hauts plateaux andins était l’alimentation de base des Incas. Elle contient tous les acides aminés essentiels. Elle était autrefois exploitée en rotation avec l’amarante (plante très riche en lysine et sacrée pour les Aztèques) et le maïs. Aucune de ces 3 plantes ne contient de gluten. La quinoa, de part ses vertus, a connu assez récemment un boom et s’exporte en Amérique du nord, en Asie, en Europe et au Japon. L’amarante est pour l’instant restée plus discrète. Face à la demande d’exportation, même le Pérou (n’étant plus auto-suffisant) a passé un accord avec la Bolivie pour intensifier la production de quinoa sur l’altiplano bolivien. Les conséquences sont là : mécanisation à outrance, appauvrissement des sols, usages de pesticides (même si certains paysans astucieux ont élaboré des pesticides naturels), exode rural, mais aussi déséquilibre environnemental par rapport au lama qui ne trouve plus assez de pâturages pour se nourrir. L’ONG « agronomes et vétérinaires sans frontières » travaille à ce rééquilibrage. Sur leur site internet www.avsf.org, vous pourrez visionner 2 vidéos intéressantes sur la Bolivie et la quinoa (oubliez les vidéos sur leurs campagnes de vaccinations !).

 

 

La perche du Nil : L’excellent film documentaire « Le cauchemar de Darwin » de Hubert Sauper, nominé cette année aux oscars, trace de manière poignante l’histoire de la perche du Nil. Ce poisson carnassier a été introduit dans les eaux du lac Victoria au cours d’une expérience « scientifique ».Depuis une dizaine d’années, son exportation vers les pays occidentaux est développée en masse : 200 000 tonnes par an pour la seule ville de Mwanza. Au bout de quelques années, la flore et la faune classiques ont disparu d’une bonne partie du lac. Certains s’en alertent mais les enjeux économiques sont importants pour d’autres. Le tanzanien moyen vivant sur les bords du lac Victoria reste cependant toujours enfoncé dans la misère la plus sombre et l’économie de cette région ne dépend plus que de ce poisson. Par exemple :

-les tanzaniens utilisent les carcasses des poissons  (arêtes et têtes, car ce sont uniquement les nobles filets qui sont acheminés vers les pays occidentaux) qu’ils font sécher dans des charniers grouillants de vers. Les têtes des poissons sont ensuite frites et vendues dans toute la région. Les femmes travaillant là sont atteintes de cécité qui est due à l’émanation de vapeurs d’ammoniaque.

-des enfants de moins de 10 ans, le plus souvent orphelins,  se battent entre-eux pour une poignée de riz devenue hors de prix du fait des sécheresses successives dans le pays. Ils font fondre les emballages polystyrène venant du poisson pour sniffer afin de pouvoir dormir. Après, nous nous étonnerons que les populations soient décimées par un soit-disant sida lui aussi bien lucratif…Le poisson devient un poison…(pour en savoir plus sur le sida : voir le site www.evolutionquebec.com , rubrique santé, article : l’histoire secrète du VIH).  Ce film, avec aussi en toile de fond le trafic d’armes vers l’Afrique pour alimenter les guerres internes, la prostitution, la drogue, la maladie, etc est à voir et à revoir. L’explorateur David Livingston se retournerait certainement dans sa tombe en voyant cela. Que faire ? Continuer à essayer d’alerter un maximum de personnes de bonne volonté, mais les lobbies sont puissants.Même si nos anciens n’avaient pas, apparemment, nos connaissances technologiques, l’expérience des années et le bon sens leur avaient quand même appris certaines règles de base : écouter et respecter la nature par exemple. Nous nous souviendrons certainement longtemps de l’aventure de la monoculture du soja et de son utilisation en tant que produit non fermenté, aussi bien chez les animaux que chez les hommes. La biodiversité, aussi bien chez les animaux (dont l’humain) que chez les végétaux doit rester la garante de l’équilibre planétaire.

Christian Bauer, Ingénieur, naturopathe, thérapeute. cbauer1@free.fr

 

Notes fin d’article : * 1.Depuis un certain temps, je remarque que les éditions Santé Port Royal (que j’aimais bien) dérivent. Ils publiaient bien des articles avec des erreurs, mais revenaient dessus quelques numéros plus tard. Maintenant lorsqu’on fait une remarque justifiée, on se fait envoyer sur les roses sous prétexte que l’on est négatif. Mais, lorsque l’on amène des éléments contradictoires à leurs affirmations, c’est le silence radio. Juste un exemple : dans « Pratique de Santé » numéro 40 de novembre 2005, la revue est fière de rassurer ses lecteurs en disant que le jus de noni n’est pas prêt de disparaître car le lobby mormons a le monopole de la production du noni tahitien. Ce qu’ils ne disent pas, c’est que l’argent ne va pas aux tahitiens et que cette monoculture créera à moyen terme un déséquilibre écologique sur les îles où elle est cultivée. Ce qu’ils ne disent pas non plus c’est que les mormons détiennent le très puissant groupe agroalimentaire Mars, avec ses marques phares comme Mars, Bounty (dont la noix de coco est pasteurisée…au micro-onde : c’est moins cher), Snickers, M&M’s, la moitié des marques d’aliments industriels (et déséquilibrés) pour animaux domestiques au niveau mondial, les machines à café Klix, etc.. Vous savez comment on fait les produits industriels - très chers - pour animaux ? On prend de vieilles carcasses de poulets industriels, des abats de tous ordres, et on les broie dans des malaxeurs à haute température dont il se dégage des odeurs fétides et nauséabondes à faire vomir. Ensuite, de la « sauce chimique » et des gélifiants sont ajoutés : la sauce pour attiser la convoitise et les papilles de nos frères animaux, les gélifiants pour que l’apparence de morceaux soit présente. La mixture est bien sûr stérilisée de manière à éliminer le peu d’éléments vitaux qu’elle pourrait encore contenir. Le marketing couronne le tout en attirant l’attention avec de belles couleurs mauves sur la packaging (testé sur les animaux !) et en se plaçant aux endroits stratégiques des linéaires des supermarchés. Cela donne « Sheba » ou « Pedigree Pal » : produits de luxe pour chats et chiens à haute valeur ajoutée surtout pour la poche des mormons de chez Mars car le produit ne coûte pratiquement rien lors de sa fabrication. Le groupe Mars possède plusieurs usines de pet food en France sous l’appellation Unisabi. Bon appétit. Je n’ai rien contre les mormons, mais quand même… Remarquez, ils restent humbles et le personnel du groupe Mars est l’un des mieux payé au monde… Encore faut-il qu’il résiste à la pression inhumaine infligée au quotidien par les règles « éthiques » du groupe.

2.Dans un article, la revue « Quelle Santé »est heureuse de présenter la nouvelle bio : à Paris, boulevard Haussmann, une boutique du groupe industriel La Vie Claire a maintenant son espace fast-food. La boutique oublie peut-être que certaines des étapes primordiales de l’alimentation sont : - Une bonne mastication, - Prendre les repas dans le calme, la sérénité et la reconnaissance. Le gérant (qui n’est qu’un gérant) est fier d’annoncer que le groupe fournit les émirs arabes, qu’ils ont leurs propres marques (ils sont donc juge et partie), qu’ils proposent des animations (faites bien sûr par leurs fournisseurs… comme Soy ou autres). Ce n’est certainement pas dans ce type de magasin que l’on va vous interdire d’acheter du lait de soja quand il s’agit d’en donner aux enfants ou que l’on va vous expliquer qu’il faut consommer les dérivés non fermentés de soja avec parcimonie. Vous allez plutôt y retrouver les fameuses plaquettes de chez Soy dont j’ai parlé plus haut et les gobelets plastique pour déguster les produits.

Par Christian Bauer
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