HYGIENE VITALE DE LA FEMME ENCEINTE ET DU NOURRISSON
LA PREPARATION :
Prendre la décision de mettre au monde un nouvel être est un choix délicat et important qui se fait à deux.
Le travail préparatoire à cette venue nécessite quelques précautions tant pour la femme que pour l’homme afin que la grossesse se passe le mieux possible.
1 : Pour papa :
Ce travail sera plus important pour la femme car c’est elle qui accueillera le futur embryon en son « sein », mais celui de l’homme n’est pas non plus à négliger.
Tout d’abord au niveau du soutien psychologique à la compagne et aussi de son hygiène de vie personnelle.
Pour l’homme, la préparation à la venue du petit être commence environ 3 mois avant la décision de l’acte (cela reste bien sûr très théorique !). Spécifiquement, la qualité des spermatozoïdes est liée à l’apport en zinc. Il est possible de le trouver dans les graines de courges et aussi le POP (huîtres). De manière générale, l’hygiène de vie consistera à faire de l’exercice physique, même léger comme la marche et à veiller à une alimentation saine et équilibrée comme nous l’avons déjà développé dans la revue 59. Il semble tout de même important d’en rappeler certains points qui sont de toute façon valables en dehors d’une période de conception d’un enfant :
-mastiquer suffisamment, manger tranquillement, lentement, dans le calme et la reconnaissance
-remplacer les produits raffinés par des aliments semi-complets (pain, céréales) ou complets (sucre, sel), consommer des huiles de première pression à froid de qualité biologique
-introduire au moins un plat de crudités par jour
-baisser la consommation de viande au profit du poisson, des œufs et des céréales
-réduire les faux aliments comme le café, le sucre blanc, l’alcool, les boissons sucrées type soda ou autres. Bannir absolument les édulcorants de synthèse du type aspartame
-boire des eaux peu minéralisées (donc plates) mentionnant si possible les coordonnées de la bio-électronique de Louis-Claude Vincent (pH, rH2, résistivité), le taux de résidus à sec et le taux de nitrates (qui doit absolument être inférieur à 15 mg/l). Eviter l’eau du robinet ou la filtrer
-privilégier les aliments de qualité biologique, frais et de saison.
2 : Pour maman :
Bien sur, les règles précitées sont aussi valables pour la future maman. Cependant, le travail de préparation est plus complexe et devra commencer environ 6 mois avant la conception.
Le repos et la détente sont de mise, même si cela s’avère parfois difficile dans nos modes de vie actuels.
Une bonne supplémentation en vitamines, magnésium, calcium et fer est nécessaire. Il est possible de la trouver dans une alimentation riche et variée en céréales et légumineuses et, à défaut, sous forme de préparation de plantes vendues en boutique diététique ou de compléments alimentaires. Le Pianto doré gastronomique pourra être d’un grand secours, par exemple (1 à 6 cuillères à café par jour). Il faut savoir que le stress et la pollution ont une incidence non négligeable sur notre propension à l’absorption des minéraux et autres vitamines.
Une bon apport en oméga 3 et oméga 6 est également primordial. Il est disponible dans certaines huiles comme l’huile de noix ou l’huile de colza, dans les fruits oléagineux et dans les poissons de mers froides, entre-autres.
L’huile d’olive de première pression à froid et de qualité biologique est aussi recommandée. Consommer des algues comme la spiruline, du pollen frais, de la levure de bière (en quantité modérée car elle contient des purines qui acidifient le corps), des germes de blé permet de bons apports en vitamines et oligo-éléments. La consommation d’aromates en tout genre est également recommandée à condition qu’ils ne soient pas irradiés, ce qui est souvent le cas dans les produits industriels.
Il faudrait vraiment éviter le café et le tabac (qui contient du cadmium, un métal lourd), ne pas consommer de fénugrec ni de trèfle rouge car ces 2 plantes sont abortives.
Les bains de siège froid sont conseillés car ils stimulent la tonicité du plancher pelvien.
Eviter au mieux les ondes électromagnétiques (télévision, micro-ondes, portables, ordinateur, radio-réveil, etc) et les éliminer par exemple en marchant pied nus dans la rosée, disposer d’une lampe en cristal de sel ou d’un ionisateur.
Si la future maman a des troubles anormaux du type perte de mémoire, vertiges, céphalées, agitation, troubles de l’humeur douleurs musculaires ou articulaires, troubles cutanés, digestifs ou autres (la liste est très longue…). Il peut être intéressant de procéder à une analyse de présence de métaux lourds. Elle s’effectue au niveau des cheveux de la salive et des selles et aussi du sang. Dans ce cas, il faut en référer à un thérapeute connaissant le sujet.
En cas d’intoxication, il est nécessaire d’essayer de se désintoxiquer au maximum avant la procréation. En effet, c’est substances passent la barrière placentaire et se fixent au niveau de l’embryon. Il s’agit essentiellement du plomb, du mercure et du cadmium.
Lors de la préparation à l’acte procréateur, la joie et l’amour sont aussi de très bons remèdes.
LA GROSSESSE :
Lors de la grossesse, les conseils d’hygiène de vie précités sont bien sûr toujours valables. Il faut cependant ajouter certaines précisions en fonction du développement du nouvel être.
1er mois :
Bien sûr, il n’est pas toujours facile de savoir que l’on est enceinte au tout début, mais il faut quand même savoir que c’est au cours du premier mois que l’embryon est le plus fragile. La vigilance s’impose donc depuis la période de décision de procréation jusqu’à la certitude que le nouveau petit être est en train de se former.
Le premier mois est souvent le mois des nausées…qui peuvent durer jusqu’à ce que le placenta soit vraiment efficace, c’est-à-dire vers le 4ème mois. Ceci peut être psychologiquement lié à un problème d’acceptation totale de la grossesse. Une bonne supplémentation en vitamines et oligo-éléments (jus de légume, eau de mer), la prise de tisane de mélisse, menthe ou angélique peuvent aider à supprimer ces nausées. Il est également possible de mettre un peu d’huile essentielle de citron dans du miel ou de respirer de l’huile essentielle de menthe poivrée (à petite dose) ainsi que d’utiliser l’acupuncture.
2ème et 3ème mois :
C’est le début de l’ossification pour l’embryon (qui devient en termes officiels un fœtus au 3ème mois). Les apports en calcium et magnésium sont donc primordiaux, sous forme de compléments alimentaires si l’alimentation n’est pas assez équilibrée. Attention aux idées reçues sur les produits laitiers. Le taux d’absorption du calcium qu’ils contiennent est faible. Le volume sanguin du nouvel être augmente de manière considérable à cette période, un bon apport en fer est donc nécessaire. De nombreux laboratoires proposent des préparations à base de plantes riches en fer.
Il faudrait aussi essayer, autant que faire ce peux, d’éviter le stress et ses conséquences au niveau intestinal (constipation).
En cas de problème de constipation, il est possible d’utiliser des graines de lin préalablement moulues et trempées, des graines de psyllium, des pruneaux désucrés 12 heures dans de l’eau puis cuits dans une autre eau ou encore des plantes laxatives douces telles que la mauve, la guimauve, la violette.
Le repos et la relaxation sont de mise, l’utilisation des douches rectales est conseillé ainsi que la pratique d’une activité physique douce. L’usage du sauna est possible qu’au 6ème mois si la personne en a déjà fait avant.
Si la future maman n’a pas eu la rubéole, il faut surveiller : les signes sont : ganglions à l’arrière du cou, fièvre, tâches rosées sur la peau.
Il faut également être vigilant quant à la toxoplasmose, plus particulièrement dans les foyers qui possèdent des chats. Il s’agit là de bien laver les aliments. Les signes sont les suivants : ganglions au niveau du cou, des aisselles, de l’aine, fatigue, maux de tête. L’aspect psychosomatique lié à la toxoplasmose n’est pas non plus à négliger : cela peut-être, selon certains une manière « acceptable » d’avorter lorsque la grossesse n’est pas véritablement acceptée…
4ème mois :
Le fœtus grandit…le volume sanguin de la future mère aussi puisqu’il faut le nourrir. Il peut s’en suivre des problèmes de retour veineux. La vitamine C, les plantes contenant des flavonoïdes comme la vigne rouge, le ginkgo biloba, l’hamamélis peuvent contribuer à un meilleur retour veineux. Il en est de même pour les douches écossaises pratiquées en alternance chaud et frais depuis la cheville jusqu’à l’aine , une respiration costale basse afin de faire fonctionner le diaphragme , un peu de marche ou de l’aquagym peuvent également aider.
Dans cette période, le placenta prend ces fonctions entièrement et « normalement » les nausées s’arrêtent.
Du 5ème au 8ème mois :
L’apport régulier en calcium, magnésium et fer, vitamines reste de mise comme lors de la préparation à la grossesse et lors de toute la grossesse. Pour cela, les sels Weleda peuvent être utiles ( ¼ de cuillère à café de la boîte rouge au lever, ¼ de cuillère à café de la boîte bleue au coucher).
C’est aussi peut-être le moment de commencer à prévenir les vergetures pour la future maman. Pour cela, se masser au niveau des seins, des hanches, des fesses et du ventre avec de l’huile de rose musquée ou de l’huile de calophylle reste un bon moyen de prévention.
Les activités physiques douces, la relaxation et les bains chauds sont toujours conseillés lors de cette période.
L’haptonomie (c’est-à-dire, en quelque sorte, la faculté à communiquer avec l’enfant, surtout de la part du père) peut se mettre en œuvre.
9ème mois :
Il est alors possible de réduire l’apport en oméga 3 et oméga 6 sans les supprimer complètement, bien sûr.
Il est nécessaire de contrôler son apport en chlorure de sodium ou sel) car un excès durcit tissus et vaisseaux.
Ceci peut engendrer des soucis de tension artérielle et de rétention d’eau et une fatigue excessive des reins.
En effet, un bon fonctionnement des reins et une bonne circulation est préférable pour éviter des soucis comme la pré-éclampsie ou l’éclampsie menant à des oedèmes importants, des convulsions, voire un coma ou la mort de la maman.
Des plantes comme le bouleau, le frêne, la piloselle, le cassis ou la verge d’or, la reine des prés peuvent être utilisées pour drainer les reins.
Mais, surtout, pas de panique : en médecine traditionnelle chinoise les reins représentent non seulement l’énergie mais aussi la peur, entre autres.
Donc, encore une fois, amour et confiance en la vie.
Nous avons décrit mois par mois certains conseils concernant la grossesse.
Nous récapitulons ici quels sont les procédés naturels utilisables pendant la grossesse de manière générale pour ensuite aborder l’accouchement.
Procédés naturel qu’il est possible d’utiliser pendant la grossesse de manière générale :
Les bains tièdes aident à la relaxation, le sauna (si on l’a déjà utilisé) est possible jusqu’au 6ème mois pour éliminer des toxines.
En cas d’hémorroïdes, un drainage du foie avec des plantes adéquates comme le marron d’inde ou se mettre une bouillotte chaude sur le foie sont possibles. Les bains de siège frais aident également.
Le contact avec la nature pour se décharger du stress, le repos, la détente, un sommeil de bonne qualité, un équilibre psycho-émotionnel correct sont très importants.
La respiration est également primordiale. Il est souvent dit qu’il ne faut pas manger pour 2 mais respirer pour 2. En ce sens, un respiration lente, ventrale ou costale basse est importante.
Toutes les activités physiques douces liées à la relaxation sont conseillées (piscine, yoga, sophrologie,…) afin que l’acceptation du futur événement soit la plus positive possible.
Les activités artistiques, la lecture, les spectacles, la musique, la méditation y contribuent.
Un ensoleillement (raisonnable !) est également intéressant.
Le massage est également possible, mais soit assise, soit sur le côté.
Il faut également veiller à assouplir le petit bassin et à tonifier le périnée : des exercices de yoga y contribuent. Les bains de siège froids tonifient aussi le périnée.
Il faut être bien conscient que l’enfant enregistre ce qui se passe pendant la grossesse (et à fortiori après la naissance, même lorsqu’il est tout petit). L’harmonie et le bien-être qui règnent autour de lui sont donc primordiaux.
Dès la fin de la grossesse (et bien sûr après l’accouchement), il est possible commencer à prendre des plantes galactogènes (qui augmentent la production de lait) comme par exemple l’anis, le fenouil, le carvi, le cumin, le houblon. Par contre, il faut éviter à tout prix la sauge et le persil qui arrêtent le lait.
L’ACCOUCHEMENT
Au moment de l’accouchement, des phénomènes hormonaux surviennent. Le bébé et la maman produisent des prostaglandines et de l’ocytocine. Cette ocytocine contribue à l’expulsion du bébé mais aussi à la production du lait.
De nos jours, les accouchements sont de plus en plus médicalisés, comme si cela devenait un acte chirurgical. Alors que c’est un acte naturel qui devrait se dérouler dans la joie et la paix, c’est souvent dans le stress qu’il se produit.
A ce moment, c’est le cerveau archaïque qui domine et il n’y a plus de règles. Il est aberrant de demander à la maman « inspirez, bloquez, poussez ». Accoucher allongée est également contre nature.
Il faut savoir qu’à l’hôpital, des injections d’ocytocine de synthèse sont effectuées. Elles peuvent entraîner par la suite un comportement addictif du bébé.
L’accouchement à l’hôpital est aujourd’hui la règle générale. Il est cependant toujours possible d’accoucher chez soi en présence d’un sage-femme bien formée . Il faudra également se procurer un siège spécial accouchement qui permettra d’accoucher assise.
Pour le premier enfant, il est préférable de s’en remettre aux maisons de naissance qui sont de bons compromis entre hôpital et domicile.
Bien sûr, en cas de suspicion d’un problème, il ne faut pas non plus hésiter à recourir à des structures plus lourdes du type hôpital qu’il ne faut pas rejeter en bloc…mais il faut peut-être essayer de faire respecter certaines règles.
A un moment, la poche des eaux se rompt (le liquide amniotique s’échappe)…Au bout d’un certain temps, bébé sort.
L’ingestion d’un peu de flore intestinale de la mère sera à l’origine de sa propre flore. La première chose à faire est de mettre le bébé au sein. Le premier liquide qui sort est appelé colostrum. Il purge l’enfant de certaines toxines et lui donne des anticorps.
Le premier allaitement facilite également le décollement du placenta…si le cordon n’a pas été coupé trop tôt !
Il est possible de récupérer le placenta et de faire une isotropie placentaire en homéopathie. Cela permet à la maman de récupérer plus vite mais aussi de soigner certains maux du bébé….mais il est souvent récupéré pour les laboratoires. Il faut donc demander.
Le fait d’allaiter contribue également à la remise en place de l’utérus.
Pour éviter les crevasses, la maman peut se préparer pendant la grossesse en tirant sur les mamelons et en les frottant avec du citron. Il n’est pas nécessaire d’habiller le petit prématurément.
Le contact peau à peau avec la mère via l’allaitement est important.
Le fait de dormir avec ses parents aussi.
En effet, une séparation intempestive peut générer des conflits pouvant entraîner des problèmes de peau (eczéma, psoriasis,…). Cependant, le fait de dormir avec les parents ne devra pas trop durer. Au bout de quelques mois, mettre un berceau dans la chambre du papa et de la maman est une bonne solution pour faire une transition entre fusion et séparation. L’huile essentielle de clou de girofle peut permettre de faciliter l’accouchement. Elle sera également utile plus tard lors d’éventuels maux de dents (posologie : par voie orale : maximum 12 gouttes par jour en 4 prises soit 4 fois 3 gouttes).
L’homéopathie peut également être d’un grand secours lors de cette étape de mise au monde mais il faut s’en référer à un homéopathe compétent en évitant absolument l’auto-médication.
L’ALLAITEMENT :
Après l’accouchement, il peut être intéressant de se tourner vers un ostéopathe, un fasciathérapeute ou un étiopathe pour le bébé afin de vérifier le positionnement des os du crâne, le bon état de sa colonne vertébrale, mais aussi pour la maman pour des éventuels rééquilibrages au niveau du bassin et de la colonne. Ces praticiens veilleront au bon équilibre de l’ensemble du corps au niveau fonctionnel mais pour certains, aussi au niveau énergétique.
Bien sûr, l’aliment idéal du nouveau-né est le lait de sa mère ,mais , les gestes liés à l’allaitement ne sont pas forcément instinctifs pour tous.
Il existe un organisme à but non lucratif qui prône l’allaitement :
La Leche League International qui est présente dans plus de 60 pays et qui est reconnue comme l'autorité mondiale en allaitement par l'Organisation mondiale de la santé et l'Unicef. Vous trouverez facilement les coordonnées sur internet (pour la France : 01 39 58 45 84, pour la Suisse 021 61 70 773, pour la Belgique : 02 268 85 80, pour le Canada 514 990 8917). Ces numéros ne sont pas exhaustifs. Il existe des numéros spécifiques en fonctions des départements, cantons, provinces, etc. Pour les internautes, taper simplement Leche League et le nom de votre pays. Il est également possible d’être accompagné par une personne ayant déjà allaité.
Le lait de la maman est l’aliment idéal car il est adapté aux besoins de l’enfant aussi dans le temps.
Les premiers jours, c’est le colostrum qui est produit et qui sert de protection au bébé.
De 3 à 8 jours environ, le lait devient moins riche en immunoglobulines et plus riche en lactose et calcium : c’est un lait de transition.
Après 8 jours le lait devient mature mais se modifie d’une tétée à l’autre et au cours de la tétée : il est plus liquide et plus désaltérant au début et plus épais et plus nourrissant à la fin. C’est ce lait qu’essayent d’imiter les fabricants de laits artificiels.
Le lait maternel à l’avantage d’être à bonne température, vivant, non dénaturé, et gratuit.
Le contact peau à peau favorise la santé affective, le goût de l’enfant est sollicité car le lait de la mère change de goût, son odorat est également sollicité (reconnaissance de la maman).
L’allaitement contribue également à la santé affective de la maman et évite le phénomène de dépression post-partum.
La succion est une source de plaisir : il y a production d’endorphines qui sont calmantes et euphorisantes.
Il est possible qu’apparaisse une irritation du mamelon. Cela est souvent dû à une mauvaise position du bébé. Il faut le mettre bien à l’horizontale en face du téton quelle que soit la position de la mère (verticale ou allongée).
Oligoderm en spray ou de l’huile de bourrache ou d’onagre mélangée avec un peu d’huile essentielle de carotte (Daucus Carotta) pallient à cette irritation .
Pourquoi le lait maternel est il préférable au lait de vache ?
Les protéines du lait maternels sont différentes de celle du lait de vache.
Le lait maternel contient environ 40% de caséine et 60% de protéines solubles plus fines.
Le lait de vache contient environ 80% de caséine et 20% de protéines solubles.
De plus, le lait de vache contient de la béta-lactoglobuline qui n’est pas présente dans le lait maternel et qui peut être rejetée par le bébé.
Le lait maternel contient des acides gras poly-insaturés (oméga 3) alors que le lait de vache contient des matières grasses saturées.
Enfin, le lait de maman contient aussi des oligo-saccharides (sucres) qui sont différents de ceux contenus dans le lait de vache mais aussi de ceux présents dans les laits maternisés.
Au sujet des laits maternisés, il faut aussi savoir qu’ils ne contiennent pas les fameuses protéines solubles.
Il peut bien sûr y avoir des obstacles à l’allaitement : il se peut que cela ne soit pas dans les coutumes de la maman, qu’elle ne soit pas disponible car elle travaille, qu’il existe des stress qui coupent l’arrivée du lait. Certaines idées négatives circulent sur le colostrum et les intérêts financiers des vendeurs de lait artificiels sont importants.
Mais le lait maternel ou les produits se rapprochant le plus possible du lait maternel restent de mises jusqu’à l’âge de 6 mois sans diversifier.
Que donner si l’allaitement s’avère problématique ou impossible ?
Il est possible de préparer un « lait fromager » à partir de fromage blanc biologique (il est déjà prédigéré) à 0 ou 20% de matières grasses en mélanger un demie portion de fromage blanc avec une demie portion d’eau pure filtrée ou en bouteille à 37°C (attention aux taux de nitrates et de résidus à secs qui doivent être le plus bas possible et de toute façon en-dessous de 15mg/l en ce qui concerne les nitrates).
Il faut y ajouter un tout petit peu de sirop d’érable ainsi qu’une goutte par kilogramme de préparation d’huile de première pression à froid biologique du type huile de noix ou une capsule d’huile de poisson.
Par contre il faut absolument éviter de donner à l’enfant du lait de soja car il contient trop d’œstrogènes et aussi des principes anti-nutritionnels.
Le lait de riz est également à éviter.
Faute de pouvoir préparer soi-même du lait fromager, il existe des laits végétaux assez proches du lait maternel : ce sont les laits d’amande et de châtaigne et éventuellement le lait de noisette. Ils sont souvent vendus en poudre et alors dégraissés. Il faudra donc rajouter une petite goutte d’huile biologique de première pression à froid.
Il faut aussi absolument bannir le micro-ondes pour chauffer les biberons.
Dernier point et qui n’est pas forcément le moindre : essayer d’éviter les vaccinations, ou dans l’impossibilité de faire autrement, de les repousser le plus possible et au moins jusqu’à l’âge d’un an. Elles constituent une marée toxique surtout chez un enfant tout petit.
LES PREMIERS REPAS : Nous avons vu précédemment que jusqu’à l’âge de 6 mois, la nourriture de l’enfant est le lait.
A partir du 7ème mois, on introduit d’autres aliments. Si la maman n’a pas la possibilité de préparer elle-même les aliments, attention à ne pas prendre des petits pots comportant des mélanges de fruits ou de légumes car cela diminue l’éducation au goût. Il est préférable de les prendre avec un seul fruit ou légume et de qualité biologique.
On peut proposer au petit des crèmes de céréales sans gluten à base de riz ou de quinoa par exemple, des purées de fruits comme la pomme ou de légumes cuits (carotte, potimarron, courgette, patate douce). La pomme de terre n’est pas conseillée avant 1 an. Il est possible également de présenter au bébé des croûtons de pain ou des boudoirs pour qu’il commence à se faire les dents. En ce qui concerne le lait, les règles restent les mêmes ( lait maternel, lait fromager, lait d’amande ou de châtaigne, toujours avec un peu de sirop d’érable et d’huile de noix). L’enfant peut aussi commencer à consommer des yaourts et du fromage blanc biologique.
A partir d’un an, l’alimentation peut devenir plus consistante. Le rythme des repas est d’environ 4 à 5 par jour, mais, il ne faut pas forcer le nourrisson à manger s’il n’en a pas envie. En plus du fromage blanc et des yaourts, on peut donner du fromage sec ou à pâte molle, des fromages frais à tartiner toujours de préférence de qualité biologique.
Les œufs à la coque ( ), les purées d’oléagineux pures ou sur du pain, les céréales, les légumineuses (la lentille étant la plus digeste), les protéines animales (privilégier le poisson) et les légumes crus (si l’enfant est d’accord) peuvent être proposés. Il faut privilégier les produits semi-complets (éviter les produits raffinés et complets). Il reste préférable de ne pas mélanger les aliments pour accentuer la connaissance du goût. En effet, le comportement nutritionnel est quelque chose d’acquis. Il faut aussi toujours garder à l’esprit que l’enfant a besoin de beaucoup de « nourriture » affective et sensorielle et que le contact peau à peau est très important.
LES BOBOS DE BEBES : La fièvre :
Elle est plus fréquente lorsque le bébé n’est pas allaité. Cela peut provenir d’un problème digestif. Il faut alors essayer de changer de lait, de plus diluer les aliments et d’éviter les repas à base de fruits ou d’aliments trop acides. On peut également moduler la fièvre en baignant le petit dans une eau d’un à deux degrés inférieure à sa température corporelle.
La diarrhée :
Dès l’âge d’un mois, il est possible de donner de l’argile verte en interne. On peut également masser le ventre avec des huiles essentielles comme la lavande vraie ou le romarin à cinéole (10% à mélanger avec une huile végétale). Il est conseillé de faire boire beaucoup d’eau. Les eaux de cuisson du riz et des carottes sont anti-diarrhéiques, le jus de carotte aussi. On peut faire consommer de la gelée de coing et des compotes. Il existe des sels de réhydratation en pharmacie.
La constipation :
Il est possible de faire des petits lavements (l’équivalent d’un verre à liqueur), des massages légers de l’abdomen, de mélanger des plantes laxatives douces (mauve, guimauve, violette) aux légumes, de faire boire du jus de pruneau ou de l’eau d’orge.
Erythème fessier (rougeurs) :
Il faut vérifier si l’alimentation ne contient pas trop de jus de fruits et d’aliments trop acides. On peut utiliser l’argile blanche comme talc, des pommades à base de souci, de la crème Mytosil (en pharmacie).
Rhume, rhinite :
Utiliser des plantes laxatives douces (voir ci-dessus), faire prendre des bains à 37-38°C à l’enfant, diffuser des huiles essentielles comme l’eucalyptus radié ou le pin maritime aide à palier au problème. On peut également se procurer des mouche bébé en pharmacie.
Eczéma :
La toxémie peut être d’ordre alimentaire (voir la qualité ou le type de lait) mais également d’origine émotionnelle. Il est possible que l’enfant vive un conflit de séparation avec l’un de ses parents ou même qu’il ressente une conflictuelle entre ses 2 parents. Cette toxémie peut également être liée à la vaccination. Dans ce cas, il faut s’en référer à un homéopathe compétent. S’il existe des démangeaisons, utiliser de l’argile en poudre (blanche ou verte) en guise de talc.
Problèmes de dents :
Le remède homéopathique Chamomilla est souvent utile dans ce cas en 5,7 ou 9 CH des laboratoires Lehning ou Roccal de préférence : un ou deux granules lors de la douleur. Faire mâcher du pain ou un bâton de guimauve à l’enfant est également une aide. Enfin, il est possible de lui masser les gencives avec du sirop Delabarre.
Otites :
L’intervention d’un homéopathe est souvent très utile. Il est aussi préférable de supprimer le lait de vache et d’éviter les sucreries. Mettre un peu d’huile essentielle de lavande stoechia sur un coton que l’on met dans l’oreille peut également soulager. Une autre technique consiste à appliquer une compresse chaude sur l’oreille et une froide sur le cou.
Christian Bauer
Ingénieur, naturopathe, thérapeute
c.bauer1@free.fr
http://la-marjolaine.skyblog.com.
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